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J'ai vécu la guerre d'Algérie , 1954-1962 Antoine Abbundo

  • Document jeunesse (broché). Paru en 11/2004
  • Tirage épuisé, indisponible.
Quatre personnes ont accepté de nous raconter leur expérience de la guerre d’Algérie, un appelé français, une pied-noir, un harki, une fellaga. Rémi Serres a tout juste 20 ans lorsqu’il quitte, pour la première fois de sa vie, la ferme familiale et ses montagnes de l’Aveyron, destination l...
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Le Mot de l'éditeur : J'ai vécu la guerre d'Algérie

Quatre personnes ont accepté de nous raconter leur expérience de la guerre d’Algérie, un appelé français, une pied-noir, un harki, une fellaga. Rémi Serres a tout juste 20 ans lorsqu’il quitte, pour la première fois de sa vie, la ferme familiale et ses montagnes de l’Aveyron, destination l’Algérie. Incorporé le 1er mars 1958, il est envoyé dans l’infanterie en Grande Kabylie. « C’est là que j’ai connu le feu, la misère, la torture et la mort » Blessé par balle au cours d’une opération, Rémi Serres refuse pourtant d’être considéré comme un héros. D’ailleurs, à 65 ans, cet agriculteur retraité, installé dans le Tarn, a décidé de faire don de sa pension d’ancien combattant à une association humanitaire : « Parce que la guerre, c’est le mal et que cet argent n’est pas proprement gagné ». Le plus grand rêve de Ghislaine Ruvira est de pouvoir un jour retourner dans « son pays », l’Algérie, qu’elle a dû quitter le 30 juin 1962, comme un million de «pieds-noirs». Née à Tizi-Ouzou, elle passe son enfance et son adolescence à Oran. Lorsque qu’éclate la guerre, elle a 14 ans et des rêves plein la tête. Mais la triste réalité du conflit va vite s’imposer. La mort de plusieurs proches restent encore des blessures douloureuses. Mais le pire cauchemar de la jeune femme devenue institutrice est d’avoir dû «abandonner» ses petits élèves arabes du village de Saint-Lucien. «Je me suis sentie lâche de devoir partir ainsi, sans avoir fini mon travail». Djelloul Slamani est un « harki », un de ces milliers d’Algériens qui ont choisi de combattre dans les rangs de la France. « On me demande souvent pourquoi j’ai trahi mon pays. Mais moi, je me suis toujours considéré comme Français », dit-il. Né en dans les montagnes de Sidi Semiane, à 80 km à l’ouest d’Alger environ, Djelloul a 16 ans lorsque débute le conflit, en 1954. Fils d’un ancien combattant de 14-18, il choisit de s’engager dans une unité de harkis où il passera deux ans. Puis il intègre l’armée régulière et est envoyé dans le sud saharien jusqu’à la fin du conflit. Menacé de mort après l’indépendance du pays, il est contraint de se terrer pendant cinq mois avant de rejoindre, en clandestin, la métropole. Zouina El-Ghers a aujourd’hui 74 ans et vit à Blida, où elle est née. De son enfance, elle se souvient surtout de la grande misère dans laquelle vivaient les siens. Son père était un « fellah », un de ces paysans pauvres forcés de louer ses bras aux grands colons qui possédaient l’essentiel des terres de la plaine de la Mitidja. Sa famille a payé un lourd tribut durant la guerre d’Algérie. Zouina y a perdu deux de ses frères partis rejoindre les rangs de l’Armée de libération nationale. Elle-même était déjà mariée lorsqu’elle a décidé, à son tour, de combattre pour l’indépendance de son pays. Elle connaîtra la prison et la torture. « J’ai souffert, mais je ne regrette rien. J’ai fait mon devoir », dit-elle.

Fiche détaillée : J'ai vécu la guerre d'Algérie

Auteur Antoine Abbundo
Editeur Bayard Jeunesse
Date de parution novembre 2004
Collection J'ai Vecu
Format 17cm x 22cm
ISBN 2747014452
EAN 978-2747014458
Illustration Illustrations couleur
Nombre de pages 95

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