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J'étais derrière toi
Nicolas Fargues
- Roman (broché). Paru en 03/2006
- Expédié sous 4 à 8 jours
Nicolas Fargue serait-il l'écrivain idéal de ces dames ? Une frimousse de photo de mode, des sujets romanesques sexy (la télé dans "One man show", le couple ici) dont s'empare une écriture vive, fluide, précise... on pourrait assurément réduire le jeune homme au rôle d'écrivain glamour pour...
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Mon livre de trentenaire, qui me rappelle combien j'aime l'Italie et qui me réconcilie avec la littérature française
En résumé : J'étais derrière toi
Un roman d'amour très réussi qui met à nu le coeur et les sentiments d'un trentenaire d'aujourd'hui à travers l'épreuve de la séparation...
Avis de la Fnac : J'étais derrière toi
Nicolas Fargue serait-il l'écrivain idéal de ces dames ? Une frimousse de photo de mode, des sujets romanesques sexy (la télé dans "One man show", le couple ici) dont s'empare une écriture vive, fluide, précise... on pourrait assurément réduire le jeune homme au rôle d'écrivain glamour pour midinette sensible. Mais Nicolas fargues vaut mieux que ça, beaucoup mieux, même, comme en témoigne le subtil "J'étais derrière toi", beau roman sur la rupture amoureuse. Ici, le narrateur (un trentenaire, comme Nicolas fargue) est dans une situation de tromperie réciproque avec sa compagne (elle, avec un Noir musclé, lui, avec Alice, une belle italienne). Cloaque de la rupture avec Alexandrine qui n'a cessé de le dominer tout au long de leur vie commune, méditation sur l'effondrement prévisible du couple, considération sur le bonheur auprès d'une fille qui lui ressemble et avec qui il se sent désormais bien... autant de choses à dire et à analyser sur le mode de la conversation avec un proche, avec nous. Un sujet éternel, une bonne dose de romantisme ainsi qu'une grande rasade d'auto-dérision font de ce livre une confession romanesque sincère et douloureuse qui sonne très juste.
_________________________
Sous l’apparence convenue du roman type « les souffrances d’un jeune trentenaire », Nicolas Fargues démonte mine de rien un certain nombre d’idées littéraires reçues à l’aide d’une narration confi dence qui interpelle le lecteur au style direct : « C’est top pour les cicatrices, l’aloe vera, tu connais ? » Si l’histoire commence, il fallait s'y attendre, par : « Bref, je te disais que j’ai attendu la trentaine pour souffrir », les thèmes abordés en fi ligrane sont d’une fi nesse autre et témoignent d’un certain courage d’écrire. Les mauvaises langues diront sans doute que tout ceci demeure très parisien, mais les mauvaises langues ouvrent-elles au moins les yeux sur les livres ? Voilà d’ailleurs le genre de questions frontales qu’aborde Nicolas Fargues, loin de toute autocensure. Un parti pris de transparence qui met à nu l’écriture dans ce que le narrateur nomme lui-même une « autofi ction mal déguisée ». Enfi n, à l’inverse des avatars libidineux de don Juan qui hantent la littérature, Fargues incarne encore une fois un antihéros maladroit et sensible, évitant la sensiblerie, et évoque gracieusement une force paradoxale : la séduction du vulnérable.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.
Sous l’apparence convenue du roman type « les souffrances d’un jeune trentenaire », Nicolas Fargues démonte mine de rien un certain nombre d’idées littéraires reçues à l’aide d’une narration confi dence qui interpelle le lecteur au style direct : « C’est top pour les cicatrices, l’aloe vera, tu connais ? » Si l’histoire commence, il fallait s'y attendre, par : « Bref, je te disais que j’ai attendu la trentaine pour souffrir », les thèmes abordés en fi ligrane sont d’une fi nesse autre et témoignent d’un certain courage d’écrire. Les mauvaises langues diront sans doute que tout ceci demeure très parisien, mais les mauvaises langues ouvrent-elles au moins les yeux sur les livres ? Voilà d’ailleurs le genre de questions frontales qu’aborde Nicolas Fargues, loin de toute autocensure. Un parti pris de transparence qui met à nu l’écriture dans ce que le narrateur nomme lui-même une « autofi ction mal déguisée ». Enfi n, à l’inverse des avatars libidineux de don Juan qui hantent la littérature, Fargues incarne encore une fois un antihéros maladroit et sensible, évitant la sensiblerie, et évoque gracieusement une force paradoxale : la séduction du vulnérable.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.
Le Mot de l'éditeur : J'étais derrière toi
C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.
Extrait du livre :
Extrait :
Comme il voyait bien que je ne pigeais pas, il s'est naturellement tourné vers mon père et ma belle-mère qui, eux, parlent italien, et il leur a expliqué qu'il y avait une fille à la table derrière la nôtre qui avait tenu absolument à me remettre son numéro de téléphone. Ça le faisait marrer, le serveur, il souriait, il souriait ! Pas un sourire moqueur ou blasé, pas du tout. Au contraire, un sourire, je dirais, de timidité, de timidité émue, stupéfaite. Enthousiaste et stupéfaite, voilà. Il rougissait presque, tellement il était gêné de sourire et tellement il trouvait ça à la fois gonflé et romantique, de la part de cette fille, de m'avoir laissé cash son numéro de téléphone. Ben oui, c'est quand même le genre de situation que tu ne retrouves qu'au cinoche ou dans les bouquins et, je me mets à la place du serveur, ça ne doit pas arriver tous les jours, dans son resto, ce genre de truc.
Extrait du livre :
Extrait :
Comme il voyait bien que je ne pigeais pas, il s'est naturellement tourné vers mon père et ma belle-mère qui, eux, parlent italien, et il leur a expliqué qu'il y avait une fille à la table derrière la nôtre qui avait tenu absolument à me remettre son numéro de téléphone. Ça le faisait marrer, le serveur, il souriait, il souriait ! Pas un sourire moqueur ou blasé, pas du tout. Au contraire, un sourire, je dirais, de timidité, de timidité émue, stupéfaite. Enthousiaste et stupéfaite, voilà. Il rougissait presque, tellement il était gêné de sourire et tellement il trouvait ça à la fois gonflé et romantique, de la part de cette fille, de m'avoir laissé cash son numéro de téléphone. Ben oui, c'est quand même le genre de situation que tu ne retrouves qu'au cinoche ou dans les bouquins et, je me mets à la place du serveur, ça ne doit pas arriver tous les jours, dans son resto, ce genre de truc.
Fiche détaillée : J'étais derrière toi
| Auteur | Nicolas Fargues |
|---|---|
| Editeur | P.o.l. |
| Date de parution | mars 2006 |
| Collection | Litterature Blanche |
| Format | 14 cm x 21 cm |
| ISBN | 2846821313 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
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