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Jehan Alain Aurélie Decourt
- Beau livre (broché). Paru en 10/2005
- Expédié habituellement sous 2 à 3 semaines
«Si vous aimez ma musique, si elle vous parle, que vous pensiez identiquement, c'est mon rêve qui se réalise» écrivait Jehan Alain en 1935. Soixante-dix ans. plus tard, sa musique est jouée dans le monde entier, tant les Litanies pour orgue, son oeuvre la plu& célèbre, que ses courtes pièces...
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Le Mot de l'éditeur : Jehan Alain
«Si vous aimez ma musique, si elle vous parle, que vous pensiez identiquement, c'est mon rêve qui se réalise» écrivait Jehan Alain en 1935. Soixante-dix ans. plus tard, sa musique est jouée dans le monde entier, tant les Litanies pour orgue, son oeuvre la plu& célèbre, que ses courtes pièces vocales ou pianistiques, musique funambule qui vit et danse sur la corde de l'Instant, dérobée au temps par ce jeune homme à l'activité fébrile car il savait que «ceux qui vivent peu de temps doivent tout vivre plus vite et plus intensément». Disparu à l'âge de 29 ans, le 20 juin 1940, Jehan Alain nous laisse, outre 143 numéros d'opus musicaux, près de 500 lettres, 300 dessins et des essais, témoignages de ce qu'il fut comme musicien mais aussi comme fils, frère, mari, père et ami. «Jehan Alain par lui-même» constitue le coeur de ce livre : la parole lui est donnée et on le découvre poète, d'une sensibilité exacerbée, mais aussi dessinateur à l'humour parfois féroce ou au trait plein de tendresse. C'est l'homme tout entier qui se révèle à travers ces lettres et ces croquis, tour à tour fantasque, rêveur, ardent et mélancolique. La sélection de lettres, d'écrits et de dessins proposée ici est largement inédite : pour la première fois sont publiés des textes capitaux pour la compréhension de l'oeuvre et de la personnalité de Jehan Alain. Les musiciens y trouveront un riche instrument de travail, doté d'un appareil critique et d'une biographie rigoureusement élaborés. Mais l'ouvrage s'adresse aussi à tous les lecteurs, amateurs de poésie, d'humour, d'histoire et de fantaisie, désireux de découvrir un artiste exceptionnel dans son expression la plus spontanée et la plus sincère.
Aurélie Decourt, fille de Marie-Claire Alain, l'organiste de renommée internationale, est la nièce de Jehan Alain. Historienne déformation (agrégée de l'Université), elle travaille depuis plus de dix ans sur les musiciens de sa famille. Docteur de l'Université de Paris Sorbonne-Paris IV avec une thèse sur Albert Alain, organiste et compositeur, elle a, pour le présent ouvrage, sélectionné et annoté scientifiquement près de 300 documents autographes, proposant une biographie de Jehan Alain à la fois historique, illustrée et vivante.
Extrait du livre :
Albert Alain fut un compositeur fécond avec 469 numéros d'opus. Musique religieuse et vocale principalement, elle fut largement chantée et jouée, par lui-même puis par ses enfants à Saint-Germain et Maisons-Laffitte et plus largement chez les amis ecclésiastiques, à Versailles, Chatou, et jusqu'à Dijon où le chanoine Moissenet, qui connaissait bien le cénacle, faisait chanter les cantiques, motets et messes d'Alain ainsi qu'à Monaco où officiaient l'organiste Emile Bourdon et le chanoine Aurat. Jehan fut bercé par la musique de son père ; il dit plus tard l'estimer au plus haut point.
Trois éléments essentiels de l'exemple paternel agirent sur le jeune garçon : le métier d'organiste d'Eglise, vécu avec passion ; la composition constante de musique religieuse ; le caractère novateur, avant-gardiste dans les choix musicologiques avec le cénacle puis avec l'orgue. Olivier Alain a écrit : «Albert Alain ne ressemblait à personne ; il ne s'étonna qu'un peu de voir son fils aîné ne pas lui ressembler, l'instinct musical mis à part.»
L'orgue de salon
Novateur, Albert Alain le fut aussi dans le domaine de l'orgue. A ses activités d'organiste, de compositeur, de professeur, il ajouta la facture d'orgues. Passionné, audacieux, servi par son apprentissage du travail du bois dans la fabrique familiale, il décida de se construire un orgue de salon, seul. Déjà en 1906-1907, il apportait des tuyaux de bois à la classe d'orgue pour recueillir l'avis de son maître Alexandre Guilmant, lui aussi facteur d'orgues amateur. L'infuence de Guilmant fut très importante dans la composition première de l'orgue Alain : ce dernier comportait un cornet au Positif dès 1910, jeu que Guilmant faisait placer dans les orgues qu'il composait ou faisait restaurer à cette époque-là. Cornet et jeux de solo étaient nécessaires pour jouer la musique ancienne que le professeur faisait travailler à ses élèves du Conservatoire et qu'il avait éditée avec Bordes. D'autre part, Albert Alain avait étudié l'esthétique de Cavaillé-Coll dans de nombreux orgues de région parisienne dont celui de l'église paroissiale Saint-Germain de sa ville natale. Il appréciait vivement les instruments du grand organier et était devenu un excellent connaisseur en la matière.
Le projet d'orgue d'Alain prit corps en même temps que son mariage. Il choisit la maison pour son futur foyer, au 46 rue de Pologne et dessina les plans de l'instrument qui occupa d'emblée la moitié du rez-de-chaussée, condamnant l'emplacement de la salle à manger. La jeune épouse n'eut rien à dire : elle avait aussi épousé l'orgue.
Aurélie Decourt, fille de Marie-Claire Alain, l'organiste de renommée internationale, est la nièce de Jehan Alain. Historienne déformation (agrégée de l'Université), elle travaille depuis plus de dix ans sur les musiciens de sa famille. Docteur de l'Université de Paris Sorbonne-Paris IV avec une thèse sur Albert Alain, organiste et compositeur, elle a, pour le présent ouvrage, sélectionné et annoté scientifiquement près de 300 documents autographes, proposant une biographie de Jehan Alain à la fois historique, illustrée et vivante.
Extrait du livre :
Albert Alain fut un compositeur fécond avec 469 numéros d'opus. Musique religieuse et vocale principalement, elle fut largement chantée et jouée, par lui-même puis par ses enfants à Saint-Germain et Maisons-Laffitte et plus largement chez les amis ecclésiastiques, à Versailles, Chatou, et jusqu'à Dijon où le chanoine Moissenet, qui connaissait bien le cénacle, faisait chanter les cantiques, motets et messes d'Alain ainsi qu'à Monaco où officiaient l'organiste Emile Bourdon et le chanoine Aurat. Jehan fut bercé par la musique de son père ; il dit plus tard l'estimer au plus haut point.
Trois éléments essentiels de l'exemple paternel agirent sur le jeune garçon : le métier d'organiste d'Eglise, vécu avec passion ; la composition constante de musique religieuse ; le caractère novateur, avant-gardiste dans les choix musicologiques avec le cénacle puis avec l'orgue. Olivier Alain a écrit : «Albert Alain ne ressemblait à personne ; il ne s'étonna qu'un peu de voir son fils aîné ne pas lui ressembler, l'instinct musical mis à part.»
L'orgue de salon
Novateur, Albert Alain le fut aussi dans le domaine de l'orgue. A ses activités d'organiste, de compositeur, de professeur, il ajouta la facture d'orgues. Passionné, audacieux, servi par son apprentissage du travail du bois dans la fabrique familiale, il décida de se construire un orgue de salon, seul. Déjà en 1906-1907, il apportait des tuyaux de bois à la classe d'orgue pour recueillir l'avis de son maître Alexandre Guilmant, lui aussi facteur d'orgues amateur. L'infuence de Guilmant fut très importante dans la composition première de l'orgue Alain : ce dernier comportait un cornet au Positif dès 1910, jeu que Guilmant faisait placer dans les orgues qu'il composait ou faisait restaurer à cette époque-là. Cornet et jeux de solo étaient nécessaires pour jouer la musique ancienne que le professeur faisait travailler à ses élèves du Conservatoire et qu'il avait éditée avec Bordes. D'autre part, Albert Alain avait étudié l'esthétique de Cavaillé-Coll dans de nombreux orgues de région parisienne dont celui de l'église paroissiale Saint-Germain de sa ville natale. Il appréciait vivement les instruments du grand organier et était devenu un excellent connaisseur en la matière.
Le projet d'orgue d'Alain prit corps en même temps que son mariage. Il choisit la maison pour son futur foyer, au 46 rue de Pologne et dessina les plans de l'instrument qui occupa d'emblée la moitié du rez-de-chaussée, condamnant l'emplacement de la salle à manger. La jeune épouse n'eut rien à dire : elle avait aussi épousé l'orgue.
Fiche détaillée : Jehan Alain
| Auteur | Aurélie Decourt |
|---|---|
| Editeur | Comp'act Eds |
| Date de parution | octobre 2005 |
| ISBN | 287661362X |
| Illustration | Illustrations couleur |
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