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Vie de La Pérouse John Dunmore
- Biographie (broché). Paru en 10/2006
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Jean-François de La Pérouse est né près d'AIbi en août 1741. Il aurait pu rester, comme tous les siens, un aristocrate rural, mais il a choisi le grand large.
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En résumé : Vie de La Pérouse
Le Mot de l'éditeur : Vie de La Pérouse
Jean-François de La Pérouse est né près d'AIbi en août 1741. Il aurait pu rester, comme tous les siens, un aristocrate rural, mais il a choisi le grand large.
Les débuts sont modestes : une traversée jusqu'à la Nouvelle France (Québec), une bataille perdue contre les Anglais, puis des années de cabotage, sur les côtes atlantiques comme dans l'océan Indien, où l'Albigeois manque de devenir un planteur des tropiques. Le goût de la mer et de l'aventure le fait repartir sans cesse. La guerre de l'Indépendance américaine vient d'éclater, il combat les navires anglais au large du Canada et détruit les établissements de la baie d'Hudson. Louis XVI lui confie ensuite le soin de mener à bien un grand voyage de découverte dans le Pacifique. L'Angleterre avait Cook, la France aurait La Pérouse. Deux navires, la Boussole et l'Astrolabe entament le 1er août 1785 un époustouflant tour du monde. Les dernières nouvelles datent de février 1788. Ensuite, La Pérouse est entré dans l'inconnu, et dans la légende.
John Dunmore, professeur honoraire à Massey University, Nouvelle-Zélande, est un historien bien connu, spécialiste des voyages français dans le Pacifique. Il a publié de nombreux journaux de bords et écrit près d'une trentaine de livres dont des biographies de navigateurs tels que Surville, Bougainville et La Pérouse.
Récemment honoré d'un doctorat es lettres, il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre des Palmes académiques, compagnon de l'ordre de la Nouvelle-Zélande et a reçu la médaille du Sesquicentenaire en 1990.
Extrait du livre :
Le coeur d'Albi a été préservé de ces hauts immeubles de verre et de béton qui défigurent tant de centres anciens. Le visiteur qui se promène parmi les rues étroites du centre-ville et ses maisons pressées les unes contre les autres peut aisément se représenter la vie de ses habitants contraints de se serrer les coudes pour tenir à distance le monde extérieur et faire face aux divers coups du destin. Il peut ainsi imaginer la vie du jeune Jean-François de Galaup, ce petit écolier qui traînait dans les rues avec ses copains ou qui, accoudé au parapet du pont, regardait rêveusement la rivière poursuivre paisiblement son cours jusqu'au lointain océan. Des bateaux de toutes tailles apportaient des marchandises de toute la région et, les jours de marché ou de foire, les rues bruyantes étaient envahies par d'innombrables charrettes et brouettes, ainsi que par le mélange parfois nauséabond des effluves de fruits frais et de légumes en décomposition.
La fortune de la famille Galaup avait grandi avec la ville. Tout d'abord commerçants, ses membres s'étaient ensuite orientés vers la justice et, parfois même, vers la médecine. En bons bourgeois, ils ne laissaient pas passer une occasion de s'enrichir, que ce soit dans l'agriculture, le commerce ou toute autre profession.
Les archives de la ville révèlent que le premier Galaup fut un certain Hue Galaup qui, en 1478 et plus tard en 1487, avait été membre du conseil municipal. Les Romains avaient donné un nom latin à cette fonction : il était «consul». Ses fils Jehan et Pierre devinrent à leur tour consuls entre 1503 et 1527. Une tradition familiale était née.
On y trouve également un contrat signé en 1558 par un Jean de Galaup pour l'achat d'une propriété du cardinal de Clermont, à Orban, preuve s'il en est de l'évidente prospérité de la famille. Jean devenait ainsi seigneur et baron de Brens et Saint-Félix, ce qui l'autorisait à revendiquer son appartenance à la petite noblesse, statut qui lui fut accordé par un document en date du 18 août 15581. C'est à cette même époque que les Galaup acquirent la particule «de» si convoitée, qui permit à leurs descendants, dont Jean-François, de se faire appeler «de Galaup». Ils appartenaient désormais à l'aristocratie, mais tant de personnes achetaient alors un bout de terre pour ajouter à leur nom quelque chose qui ressemblât à un titre que cette pratique tenait du ridicule.
Jean, le fils de Claude, consolida encore la fortune familiale en épousant Catherine de Giron, la fille d'un magistrat, et en achetant la propriété du Gô. De son côté, sa soeur se maria avec Clément de La Jonquière, un membre de l'aristocratie terrienne. Dès lors, les Galaup ne cessèrent de raffermir leur position sociale en épousant ce qu'il est convenu d'appeler de «bons partis». Pierre de Galaup, médecin et avocat, s'unit à la fille d'un capitaine de l'armée et se rapprocha ainsi de la noblesse d'épée, mieux considérée que la noblesse légale ou administrative, dite «de robe». Jean-Antoine de Galaup fit même mieux en se mariant avec Catherine de Metge, la fille d'un capitaine de la cavalerie. À la mort de sa femme, il entra dans les ordres et devint chanoine de Saint-Salvy, une église du XIII siècle dotée de paisibles et élégants cloîtres, à proximité de la très influente cathédrale d'Albi.
Les débuts sont modestes : une traversée jusqu'à la Nouvelle France (Québec), une bataille perdue contre les Anglais, puis des années de cabotage, sur les côtes atlantiques comme dans l'océan Indien, où l'Albigeois manque de devenir un planteur des tropiques. Le goût de la mer et de l'aventure le fait repartir sans cesse. La guerre de l'Indépendance américaine vient d'éclater, il combat les navires anglais au large du Canada et détruit les établissements de la baie d'Hudson. Louis XVI lui confie ensuite le soin de mener à bien un grand voyage de découverte dans le Pacifique. L'Angleterre avait Cook, la France aurait La Pérouse. Deux navires, la Boussole et l'Astrolabe entament le 1er août 1785 un époustouflant tour du monde. Les dernières nouvelles datent de février 1788. Ensuite, La Pérouse est entré dans l'inconnu, et dans la légende.
John Dunmore, professeur honoraire à Massey University, Nouvelle-Zélande, est un historien bien connu, spécialiste des voyages français dans le Pacifique. Il a publié de nombreux journaux de bords et écrit près d'une trentaine de livres dont des biographies de navigateurs tels que Surville, Bougainville et La Pérouse.
Récemment honoré d'un doctorat es lettres, il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre des Palmes académiques, compagnon de l'ordre de la Nouvelle-Zélande et a reçu la médaille du Sesquicentenaire en 1990.
Extrait du livre :
Le coeur d'Albi a été préservé de ces hauts immeubles de verre et de béton qui défigurent tant de centres anciens. Le visiteur qui se promène parmi les rues étroites du centre-ville et ses maisons pressées les unes contre les autres peut aisément se représenter la vie de ses habitants contraints de se serrer les coudes pour tenir à distance le monde extérieur et faire face aux divers coups du destin. Il peut ainsi imaginer la vie du jeune Jean-François de Galaup, ce petit écolier qui traînait dans les rues avec ses copains ou qui, accoudé au parapet du pont, regardait rêveusement la rivière poursuivre paisiblement son cours jusqu'au lointain océan. Des bateaux de toutes tailles apportaient des marchandises de toute la région et, les jours de marché ou de foire, les rues bruyantes étaient envahies par d'innombrables charrettes et brouettes, ainsi que par le mélange parfois nauséabond des effluves de fruits frais et de légumes en décomposition.
La fortune de la famille Galaup avait grandi avec la ville. Tout d'abord commerçants, ses membres s'étaient ensuite orientés vers la justice et, parfois même, vers la médecine. En bons bourgeois, ils ne laissaient pas passer une occasion de s'enrichir, que ce soit dans l'agriculture, le commerce ou toute autre profession.
Les archives de la ville révèlent que le premier Galaup fut un certain Hue Galaup qui, en 1478 et plus tard en 1487, avait été membre du conseil municipal. Les Romains avaient donné un nom latin à cette fonction : il était «consul». Ses fils Jehan et Pierre devinrent à leur tour consuls entre 1503 et 1527. Une tradition familiale était née.
On y trouve également un contrat signé en 1558 par un Jean de Galaup pour l'achat d'une propriété du cardinal de Clermont, à Orban, preuve s'il en est de l'évidente prospérité de la famille. Jean devenait ainsi seigneur et baron de Brens et Saint-Félix, ce qui l'autorisait à revendiquer son appartenance à la petite noblesse, statut qui lui fut accordé par un document en date du 18 août 15581. C'est à cette même époque que les Galaup acquirent la particule «de» si convoitée, qui permit à leurs descendants, dont Jean-François, de se faire appeler «de Galaup». Ils appartenaient désormais à l'aristocratie, mais tant de personnes achetaient alors un bout de terre pour ajouter à leur nom quelque chose qui ressemblât à un titre que cette pratique tenait du ridicule.
Jean, le fils de Claude, consolida encore la fortune familiale en épousant Catherine de Giron, la fille d'un magistrat, et en achetant la propriété du Gô. De son côté, sa soeur se maria avec Clément de La Jonquière, un membre de l'aristocratie terrienne. Dès lors, les Galaup ne cessèrent de raffermir leur position sociale en épousant ce qu'il est convenu d'appeler de «bons partis». Pierre de Galaup, médecin et avocat, s'unit à la fille d'un capitaine de l'armée et se rapprocha ainsi de la noblesse d'épée, mieux considérée que la noblesse légale ou administrative, dite «de robe». Jean-Antoine de Galaup fit même mieux en se mariant avec Catherine de Metge, la fille d'un capitaine de la cavalerie. À la mort de sa femme, il entra dans les ordres et devint chanoine de Saint-Salvy, une église du XIII siècle dotée de paisibles et élégants cloîtres, à proximité de la très influente cathédrale d'Albi.
Fiche détaillée : Vie de La Pérouse
| Auteur | John Dunmore |
|---|---|
| Editeur | Privat |
| Date de parution | octobre 2006 |
| ISBN | 2708968637 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
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