- » Livre
- »Azima la rouge
Azima la rouge Aymeric Patricot
- Roman (broché). Paru en 08/2006
- Expédié sous 4 à 8 jours
«Quand mon frère m'a donné la gifle, ma tête a fait pop. Sur le coup je n'ai pas su si j'avais touché le mur. En tout cas je n'ai rien perçu. Juste un écho, quelque chose qui bourdonnait, comme une mouche occupant mon crâne. Puis la mouche a cessé de battre des ailes. Elle s'est posée quelque part...
Lire la suite
Lire la suite
- Note des internautes:
|
- Lire les avis des internautes (2)
Pour donner votre avis, veuillez vous identifier.
Plus d'offres
-
Vendu par
Terrelib
6 € d'occasion
+ Frais de port : 2.99 € -
En Stock
-
Vendu par
Le livre nomade
7,50 € d'occasion
+ Frais de port : 2.99 € -
En Stock
Les internautes ayant acheté Azima la rouge ont également acheté :
En résumé : Azima la rouge
1er roman sur les "tournantes" dans la périphérie des grandes villes, vues à la fois du côté de la victime et de ses violeurs.Un récit serré et une tension permanente. Catherine, fnac La défense.
Le Mot de l'éditeur : Azima la rouge
«Quand mon frère m'a donné la gifle, ma tête a fait pop. Sur le coup je n'ai pas su si j'avais touché le mur. En tout cas je n'ai rien perçu. Juste un écho, quelque chose qui bourdonnait, comme une mouche occupant mon crâne. Puis la mouche a cessé de battre des ailes. Elle s'est posée quelque part en moi. J'ai regardé mon frère. Et je ne le détestais pas.
Il n'a plus jamais eu besoin de me frapper. J'avais compris. Je ne peux pas dire que je sois d'accord. Mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'être d'accord ou pas.»
Dans une cité du Nord de Paris, la jeune Azima sent qu'un étau se resserre sur elle. Impuissante à lutter contre son destin, résignée par devoir, Azima tente de se protéger, de s'isoler dans ses rêves pour supporter la violence qui la guette.
Cinq personnages expriment tour à tour leurs espoirs, leurs fantasmes et leurs peurs face à une réalité intolérable. Un premier roman coup de poing.
Âgé de 31ans, diplômé d'HEC, ancien attaché culturel à l'ambassade de France au Japon, Aymeric Patricot a abandonné sa carrière pour passer l'agrégation de lettres. Il enseigne le français dans un lycée de banlieue parisienne. Il contribue aussi à la revue littéraire L'Arsenal.
Extrait du livre :
Ce matin rien n'annonçait la gifle. Je me suis levée de bonne heure, le soleil qui se faufilait entre les tours avait chauffé la fenêtre. J'ai laissé la main sur la vitre, un instant, sans réfléchir. J'entendais les cris d'enfants dans la cour, des rires de femmes, et je me suis souvenue qu'il y avait aussi le ronronnement de l'autoroute, là-bas, qui n'arrêtait jamais vraiment.
A ce propos, le prof de français nous a lu de beaux textes sur l'affairement des villes. Les autoroutes c'est aussi de l'affairement. Des gens qui partent au travail, d'autres qui reviennent. Certains vont en vacances. Je suppose qu'il y en a même qui ne savent pas ce qu'ils font. Alors les autoroutes il n'y a vraiment pas à s'en plaindre.
Je suis allée dans la cuisine. Mes pieds sur le carrelage. Ma mère lavait des pommes de terre. Elle a toujours des gestes lents quand elle lave des pommes de terre. Elle rêve. Peut-être qu'elle les trouve belles, et que la texture évoque quelque chose pour elle. Elle laisse venir en elle la même lenteur que moi le matin sur la vitre chaude.
Il n'a plus jamais eu besoin de me frapper. J'avais compris. Je ne peux pas dire que je sois d'accord. Mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'être d'accord ou pas.»
Dans une cité du Nord de Paris, la jeune Azima sent qu'un étau se resserre sur elle. Impuissante à lutter contre son destin, résignée par devoir, Azima tente de se protéger, de s'isoler dans ses rêves pour supporter la violence qui la guette.
Cinq personnages expriment tour à tour leurs espoirs, leurs fantasmes et leurs peurs face à une réalité intolérable. Un premier roman coup de poing.
Âgé de 31ans, diplômé d'HEC, ancien attaché culturel à l'ambassade de France au Japon, Aymeric Patricot a abandonné sa carrière pour passer l'agrégation de lettres. Il enseigne le français dans un lycée de banlieue parisienne. Il contribue aussi à la revue littéraire L'Arsenal.
Extrait du livre :
Ce matin rien n'annonçait la gifle. Je me suis levée de bonne heure, le soleil qui se faufilait entre les tours avait chauffé la fenêtre. J'ai laissé la main sur la vitre, un instant, sans réfléchir. J'entendais les cris d'enfants dans la cour, des rires de femmes, et je me suis souvenue qu'il y avait aussi le ronronnement de l'autoroute, là-bas, qui n'arrêtait jamais vraiment.
A ce propos, le prof de français nous a lu de beaux textes sur l'affairement des villes. Les autoroutes c'est aussi de l'affairement. Des gens qui partent au travail, d'autres qui reviennent. Certains vont en vacances. Je suppose qu'il y en a même qui ne savent pas ce qu'ils font. Alors les autoroutes il n'y a vraiment pas à s'en plaindre.
Je suis allée dans la cuisine. Mes pieds sur le carrelage. Ma mère lavait des pommes de terre. Elle a toujours des gestes lents quand elle lave des pommes de terre. Elle rêve. Peut-être qu'elle les trouve belles, et que la texture évoque quelque chose pour elle. Elle laisse venir en elle la même lenteur que moi le matin sur la vitre chaude.
Fiche détaillée : Azima la rouge
| Auteur | Aymeric Patricot |
|---|---|
| Editeur | Flammarion |
| Date de parution | 07/08/2006 |
| Collection | Littérature Francaise |
| Format | 14 cm x 21 cm |
| ISBN | 2080690493 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 140 |
Aymeric Patricot : Autres articles
-
-
-
- Gingember blues
- Aymeric Patrico...
-
-
-
- Passage à Etmo
- Aymeric Patrico...
-











