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Le pilon Paul Desalmand
- Roman (broché). Paru en 09/2006
- Expédié sous 4 à 8 jours
Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique. Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s'interroge sur...
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Le Mot de l'éditeur : Le pilon
Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique. Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s'interroge sur la marche chaotique du monde.
Tout cela donne un roman picaresque, une méditation drôle sur notre finitude, doublés d'une variation à la Queneau sur le mot «pilon». L'humour, comme toujours, quand il n'est pas un confort, affleure au tragique.
Premier roman de son auteur, Le Pilon est dû à un homme qui a toujours baigné dans les livres mais qui, cette fois, précise «Je n'ai pas écrit ce roman. C'est le roman qui m'a écrit.»
Préface de Patrick Cauvin
Extrait du livre :
Extrait :
Quelques fautes, comme dans toute édition originale qui se respecte. Mon auteur disait d'ailleurs les avoir ajoutées exprès. Très peu de césures. Pas un ouvrage de luxe, mais beaucoup plus soigné que ce qui se fait habituellement en semi-poche. J'ai sur le dos une longue cicatrice à peine visible dont je raconterai l'histoire. Ma couverture est très réussie. Elle a joué un rôle important dans mon existence et m'a, au moins une fois, sauvé la vie.
La seule chose qui m'ennuie est le code-barres que je trouve trop gros. J'ai l'impression de ressembler à un camembert. Ce code-barres est un signe des temps. On classe. On range. Plus que celui qui possède, le bourgeois est celui qui classe. Je suis parfois triste à cette idée de la chosification du livre, de la perte du sacré, et en même temps, je me dis que je participe d'un grand mouvement dont il ne faut peut-être pas se désoler.
Autrefois, on n'était pas très économe pour ce qui concernait la vie humaine, mais on l'était pour les objets. Il arrivait que les livres soient attachés au mur ou au pupitre avec des chaînes. Un enlumineur pouvait consacrer une année à l'illustration d'un ouvrage. Aujourd'hui, dans nos régions du moins, la vie
humaine est d'un grand prix, mais les objets sont jetables. Même des personnes qui ne jetaient jamais un livre se mettent à le faire depuis l'apparition du livre à deux euros. Les éditeurs, étroitement branchés sur l'actualité, et qui traitent le livre comme un magazine, contribuent aussi au phénomène.
Tout cela donne un roman picaresque, une méditation drôle sur notre finitude, doublés d'une variation à la Queneau sur le mot «pilon». L'humour, comme toujours, quand il n'est pas un confort, affleure au tragique.
Premier roman de son auteur, Le Pilon est dû à un homme qui a toujours baigné dans les livres mais qui, cette fois, précise «Je n'ai pas écrit ce roman. C'est le roman qui m'a écrit.»
Préface de Patrick Cauvin
Extrait du livre :
Extrait :
Quelques fautes, comme dans toute édition originale qui se respecte. Mon auteur disait d'ailleurs les avoir ajoutées exprès. Très peu de césures. Pas un ouvrage de luxe, mais beaucoup plus soigné que ce qui se fait habituellement en semi-poche. J'ai sur le dos une longue cicatrice à peine visible dont je raconterai l'histoire. Ma couverture est très réussie. Elle a joué un rôle important dans mon existence et m'a, au moins une fois, sauvé la vie.
La seule chose qui m'ennuie est le code-barres que je trouve trop gros. J'ai l'impression de ressembler à un camembert. Ce code-barres est un signe des temps. On classe. On range. Plus que celui qui possède, le bourgeois est celui qui classe. Je suis parfois triste à cette idée de la chosification du livre, de la perte du sacré, et en même temps, je me dis que je participe d'un grand mouvement dont il ne faut peut-être pas se désoler.
Autrefois, on n'était pas très économe pour ce qui concernait la vie humaine, mais on l'était pour les objets. Il arrivait que les livres soient attachés au mur ou au pupitre avec des chaînes. Un enlumineur pouvait consacrer une année à l'illustration d'un ouvrage. Aujourd'hui, dans nos régions du moins, la vie
humaine est d'un grand prix, mais les objets sont jetables. Même des personnes qui ne jetaient jamais un livre se mettent à le faire depuis l'apparition du livre à deux euros. Les éditeurs, étroitement branchés sur l'actualité, et qui traitent le livre comme un magazine, contribuent aussi au phénomène.
Fiche détaillée : Le pilon
| Auteur | Paul Desalmand |
|---|---|
| Editeur | Quidam Editeur |
| Date de parution | septembre 2006 |
| ISBN | 2915018170 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 160 |
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