- » Livre
- »La tyrannie de la pénitence
La tyrannie de la pénitence
, Essai sur le masochisme en Occident
Pascal Bruckner
- Essai (broché). Paru en 09/2006
- Expédié sous 4 à 8 jours
Pourquoi, depuis 1945, notre continent
est-il habité par les tourments
du repentir et ressasse-t-il à l’envi
les abominations passées, les guerres,
les colonies, l’esclavage, l’impérialisme,
le fascisme, le communisme ?
Pourquoi vivons-nous aujourd’hui
cette situation de repentance à sens...
Lire la suite
Lire la suite
-
Coup de cœur
- Note des internautes:
|
- Lire les avis des internautes (19)
Pour donner votre avis, veuillez vous identifier.
Plus d'offres en stock
-
Vendu par
PASSION LIVRES
4,99 € d'occasion
+ Frais de port : 2.99 € -
En Stock
-
Vendu par
QUARTIERLATIN
16,80 € Neuf
+ Frais de port : 2.99 € -
En Stock
Les internautes ayant acheté La tyrannie de la pénitence ont également acheté :
Avis de la Fnac : La tyrannie de la pénitence
Pourquoi, depuis 1945, notre continent
est-il habité par les tourments
du repentir et ressasse-t-il à l’envi
les abominations passées, les guerres,
les colonies, l’esclavage, l’impérialisme,
le fascisme, le communisme ?
Pourquoi vivons-nous aujourd’hui
cette situation de repentance à sens
unique ? L’Europe a certes enfanté
des monstres mais elle a du même
coup enfanté des théories qui permettent
de détruire les monstres.
Un réquisitoire implacable et politiquement
incorrect par l’auteur du
Sanglot de l’homme blanc.
Extrait du livre :
L'IRREMEDIABLE ET L'ACCABLEMENT
Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ruminant ses abominations passées, les guerres, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire un suicide enthousiaste. Des horreurs inégalées, l'industrialisation de la mort à grande échelle dans les camps nazis et soviétiques, la promotion de saltimbanques sanglants au rang d'idoles pour les masses, l'expérience du mal radical transformé en routine bureaucratique, tel est notre bilan. Et les plus grandes vertus, le travail, l'ordre, la discipline, mises au service de fins épouvantables, la science déshonorée, la culture bafouée dans ses prétentions, l'idéalisme défiguré. L'Europe, pareille à un boxeur groggy, sonné par les coups qu'il s'est assené, se sent dépassée par des forfaits trop lourds à porter. Pas une nation, à l'ouest ou à l'est de ce petit cap asiatique, qui n'ait à faire son examen de conscience et dont l'histoire ne soit emplie de cadavres, de miradors, de tortures, d'exactions. Tant d'oeuvres sublimes, de hautes métaphysiques, de philosophies délicates pour aboutir aux guerres civiles, aux charniers, aux chambres à gaz, au Goulag. L'Europe a combiné de façon inédite la pensée calculante et le meurtre, construisant avec méthode, systématisme, une machine à déshumaniser qui a connu son apogée au XXe siècle. Un maléfice se cache dans notre civilisation qui en corrompt le sens, en ridiculise la grandeur. Les sommets de la pensée, de la musique, de l'art, tout ce luxe inutile et tragique a pour corollaire les abîmes de l'abjection. En 1955, Claude Lévi-Strauss évoque avec consternation dans Tristes Tropiques, à propos des Indiens du Brésil, «le monstrueux et incompréhensible cataclysme que fut, pour une si large et innocente fraction de l'humanité, le développement de la civilisation occidentale». De ce sentiment de répulsion témoignent aujourd'hui encore d'innombrables voyageurs, théoriciens.
Extrait du livre :
L'IRREMEDIABLE ET L'ACCABLEMENT
Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ruminant ses abominations passées, les guerres, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire un suicide enthousiaste. Des horreurs inégalées, l'industrialisation de la mort à grande échelle dans les camps nazis et soviétiques, la promotion de saltimbanques sanglants au rang d'idoles pour les masses, l'expérience du mal radical transformé en routine bureaucratique, tel est notre bilan. Et les plus grandes vertus, le travail, l'ordre, la discipline, mises au service de fins épouvantables, la science déshonorée, la culture bafouée dans ses prétentions, l'idéalisme défiguré. L'Europe, pareille à un boxeur groggy, sonné par les coups qu'il s'est assené, se sent dépassée par des forfaits trop lourds à porter. Pas une nation, à l'ouest ou à l'est de ce petit cap asiatique, qui n'ait à faire son examen de conscience et dont l'histoire ne soit emplie de cadavres, de miradors, de tortures, d'exactions. Tant d'oeuvres sublimes, de hautes métaphysiques, de philosophies délicates pour aboutir aux guerres civiles, aux charniers, aux chambres à gaz, au Goulag. L'Europe a combiné de façon inédite la pensée calculante et le meurtre, construisant avec méthode, systématisme, une machine à déshumaniser qui a connu son apogée au XXe siècle. Un maléfice se cache dans notre civilisation qui en corrompt le sens, en ridiculise la grandeur. Les sommets de la pensée, de la musique, de l'art, tout ce luxe inutile et tragique a pour corollaire les abîmes de l'abjection. En 1955, Claude Lévi-Strauss évoque avec consternation dans Tristes Tropiques, à propos des Indiens du Brésil, «le monstrueux et incompréhensible cataclysme que fut, pour une si large et innocente fraction de l'humanité, le développement de la civilisation occidentale». De ce sentiment de répulsion témoignent aujourd'hui encore d'innombrables voyageurs, théoriciens.
Le Mot de l'éditeur : La tyrannie de la pénitence
«Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens et a fortiori de Français. Depuis 1945, notre continent est habité par les tourments de la repentance. Ressassant ses abominations passées, les guerres incessantes, les persécutions religieuses, l'esclavage, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries qui ont abouti à deux conflits mondiaux, autant dire à un suicide enthousiaste. A ce sentiment de culpabilité, une élite intellectuelle et politique donne ses lettres de noblesse, appointée à l'entretien du remords comme jadis les gardiens du feu : " l'Occident " serait ainsi le débiteur de tout ce qui n'est pas lui, justiciable de tous les procès, condamné à toutes les réparations. Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu'elles, et elles seules, ont fait l'effort de surmonter leur barbarie pour la penser et s'en affranchir. Et si la contrition était l'autre visage de l'abdication ?»
P. B.
Extrait du livre :
L'IRREMEDIABLE ET L'ACCABLEMENT
Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ruminant ses abominations passées, les guerres, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire un suicide enthousiaste. Des horreurs inégalées, l'industrialisation de la mort à grande échelle dans les camps nazis et soviétiques, la promotion de saltimbanques sanglants au rang d'idoles pour les masses, l'expérience du mal radical transformé en routine bureaucratique, tel est notre bilan. Et les plus grandes vertus, le travail, l'ordre, la discipline, mises au service de fins épouvantables, la science déshonorée, la culture bafouée dans ses prétentions, l'idéalisme défiguré. L'Europe, pareille à un boxeur groggy, sonné par les coups qu'il s'est assené, se sent dépassée par des forfaits trop lourds à porter. Pas une nation, à l'ouest ou à l'est de ce petit cap asiatique, qui n'ait à faire son examen de conscience et dont l'histoire ne soit emplie de cadavres, de miradors, de tortures, d'exactions. Tant d'oeuvres sublimes, de hautes métaphysiques, de philosophies délicates pour aboutir aux guerres civiles, aux charniers, aux chambres à gaz, au Goulag. L'Europe a combiné de façon inédite la pensée calculante et le meurtre, construisant avec méthode, systématisme, une machine à déshumaniser qui a connu son apogée au XXe siècle. Un maléfice se cache dans notre civilisation qui en corrompt le sens, en ridiculise la grandeur. Les sommets de la pensée, de la musique, de l'art, tout ce luxe inutile et tragique a pour corollaire les abîmes de l'abjection.
En 1955, Claude Lévi-Strauss évoque avec consternation dans Tristes Tropiques, à propos des Indiens du Brésil, «le monstrueux et incompréhensible cataclysme que fut, pour une si large et innocente fraction de l'humanité, le développement de la civilisation occidentale». De ce sentiment de répulsion témoignent aujourd'hui encore d'innombrables voyageurs, théoriciens.
P. B.
Extrait du livre :
L'IRREMEDIABLE ET L'ACCABLEMENT
Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ruminant ses abominations passées, les guerres, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire un suicide enthousiaste. Des horreurs inégalées, l'industrialisation de la mort à grande échelle dans les camps nazis et soviétiques, la promotion de saltimbanques sanglants au rang d'idoles pour les masses, l'expérience du mal radical transformé en routine bureaucratique, tel est notre bilan. Et les plus grandes vertus, le travail, l'ordre, la discipline, mises au service de fins épouvantables, la science déshonorée, la culture bafouée dans ses prétentions, l'idéalisme défiguré. L'Europe, pareille à un boxeur groggy, sonné par les coups qu'il s'est assené, se sent dépassée par des forfaits trop lourds à porter. Pas une nation, à l'ouest ou à l'est de ce petit cap asiatique, qui n'ait à faire son examen de conscience et dont l'histoire ne soit emplie de cadavres, de miradors, de tortures, d'exactions. Tant d'oeuvres sublimes, de hautes métaphysiques, de philosophies délicates pour aboutir aux guerres civiles, aux charniers, aux chambres à gaz, au Goulag. L'Europe a combiné de façon inédite la pensée calculante et le meurtre, construisant avec méthode, systématisme, une machine à déshumaniser qui a connu son apogée au XXe siècle. Un maléfice se cache dans notre civilisation qui en corrompt le sens, en ridiculise la grandeur. Les sommets de la pensée, de la musique, de l'art, tout ce luxe inutile et tragique a pour corollaire les abîmes de l'abjection.
En 1955, Claude Lévi-Strauss évoque avec consternation dans Tristes Tropiques, à propos des Indiens du Brésil, «le monstrueux et incompréhensible cataclysme que fut, pour une si large et innocente fraction de l'humanité, le développement de la civilisation occidentale». De ce sentiment de répulsion témoignent aujourd'hui encore d'innombrables voyageurs, théoriciens.
Fiche détaillée : La tyrannie de la pénitence
| Auteur | Pascal Bruckner |
|---|---|
| Editeur | Grasset |
| Date de parution | septembre 2006 |
| Format | 13 cm x 21 cm |
| ISBN | 2246641616 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 252 |
Pascal Bruckner : Autres articles
-
-
-
- Le paradoxe amo...
- Pascal Bruckner
-
-
-
- Mon petit mari
- Pascal Bruckner
-
-
-
- La tyrannie de...
- Pascal Bruckner
-
-
-
- Mon petit mari
- Pascal Bruckner
-
-
-
-
- Robert Combas,...
- Pascal Bruckner
-


















