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La grande histoire du pain Jean-Michel Lecat

  • Beau livre (cartonné). Paru en 12/2006
  • Tirage épuisé, indisponible.
Le pain nous raconte notre Histoire !
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Le pain nous raconte notre Histoire !

° «Donnez-nous notre pain quotidien»

Emblème spirituel d'un pays d'origine chrétienne et base de son alimentation jusqu'au début du XXe siècle, le pain est un acteur privilégié et permanent de l'histoire de France. Symbole d'opulence ou de misère - pain blanc des riches, pain noir des pauvres - il fut longtemps l'indicateur de la bonne ou mauvaise santé du pays.

«Gagner sa croûte» !
À partir des années 1850, le pain ne manque plus mais c'est l'argent pour le payer qui fait souvent défaut ! À la fin du XIXe siècle, chaque Français consomme encore 900 grammes de pain par jour. Jusqu'à l'époque du Front populaire, le pain reste le principal mot d'ordre de toute revendication sociale, symbole d'une vie digne dans l'esprit de la majorité d'entre nous.

» Retrouver le goût du pain !
Depuis les Trente glorieuses (1945-1975), nos habitudes alimentaires ont considérablement évolué mais nous avions oublié le goût du bon pain pour nous contenter de produits industriels insipides. Aujourd'hui, chaque Français n'en consomme plus que 150 grammes par jour ! Heureusement, il est de nouveau exigeant quant à sa qualité.

Un livre témoignage :
Découvrez la grande saga du pain qui se confond avec l'Histoire des Français sous toutes ses facettes religieuse, culturelle, politique, économique et sociale ; voire même psychologique tant le pain fut si longtemps l'obsession constante de tout un peuple.

° Une véritable encyclopédie visuelle :
Plus de 300 illustrations : photographies, tableaux, dessins, caricatures, cartes postales anciennes, chromos et images d'Épinal concourent à «montrer» l'histoire du pain. Une somptueuse iconographie pour revivre d'abord par l'image et avec beaucoup d'émotion tous les aspects de notre rapport privilégié avec le pain.

Extrait du livre :
La féodalité, même synonyme d'impôts et de corvées, apporte, malgré tout, une certaine sécurité et un meilleur rendement des terres cultivées. La pénurie de pain n'est dès lors plus perçue comme une fatalité mais comme la pire des injustices. La colère divine est moins invoquée que l'incurie ou la rapacité des seigneurs...
Et le roi, représentant de Dieu sur terre, peut-il encore échapper à toute responsabilité ? Comment peut-il accepter que ses sujets manquent de pain quand le pain est «l'aliment-roi», pour reprendre l'expression de S. Kaplan ? Jacqueries dans les campagnes, émeutes dans les villes vont ainsi se multiplier, à partir du XVIe siècle, dès l'instant où le peuple, mieux informé, comprendra que ce ne sont pas tant les catastrophes naturelles que les appétits des spéculateurs, ou l'incurie des politiques, qui l'affament.

Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, ce sont les physiocrates - les technocrates de l'époque -et leurs réformes qui exacerberont les tensions. À vouloir sincèrement, mais prématurément, libérer le peuple de la hantise du pain en instaurant la liberté des prix et du commerce, ils ont largement indisposé le pays et fait le lit de la Révolution. Personne n'oubliera, pendant plus d'un siècle, le fameux «pacte de famine» des années 1775, quand bien même relevait-il du pur fantasme. On sait ce qu'il en advint pour Louis XVI et sa mie.
La Révolution ne résout pas le problème du blé, loin s'en faut. Au moins le prend-elle en compte, avec plus ou moins de réussite, et surtout libère-t-elle les paysans des insupportables corvées et taxes banales des fours et des moulins.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le pain ne manquera que rarement ; c'est bien plus souvent l'argent pour le payer qui fera défaut.
En effet, la révolution industrielle entraîne la naissance d'un prolétariat urbain mal rémunéré qui ne pourra pas toujours s'acheter le «boulot» quotidien.
Ce «boulot» - nom du pain courant - devient vite le symbole de la lutte des classes... et le restera jusqu'en 1936 ! En langage populaire, être sans «boulot», c'est manquer de travail, donc de pain, et l'argot, lui, convertira le blé... en monnaie ! Images parlantes, n'est-ce pas ?

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Le Mot de l'éditeur : La grande histoire du pain

Le pain nous raconte notre Histoire !

° «Donnez-nous notre pain quotidien»

Emblème spirituel d'un pays d'origine chrétienne et base de son alimentation jusqu'au début du XXe siècle, le pain est un acteur privilégié et permanent de l'histoire de France. Symbole d'opulence ou de misère - pain blanc des riches, pain noir des pauvres - il fut longtemps l'indicateur de la bonne ou mauvaise santé du pays.

«Gagner sa croûte» !
À partir des années 1850, le pain ne manque plus mais c'est l'argent pour le payer qui fait souvent défaut ! À la fin du XIXe siècle, chaque Français consomme encore 900 grammes de pain par jour. Jusqu'à l'époque du Front populaire, le pain reste le principal mot d'ordre de toute revendication sociale, symbole d'une vie digne dans l'esprit de la majorité d'entre nous.

» Retrouver le goût du pain !
Depuis les Trente glorieuses (1945-1975), nos habitudes alimentaires ont considérablement évolué mais nous avions oublié le goût du bon pain pour nous contenter de produits industriels insipides. Aujourd'hui, chaque Français n'en consomme plus que 150 grammes par jour ! Heureusement, il est de nouveau exigeant quant à sa qualité.

Un livre témoignage :
Découvrez la grande saga du pain qui se confond avec l'Histoire des Français sous toutes ses facettes religieuse, culturelle, politique, économique et sociale ; voire même psychologique tant le pain fut si longtemps l'obsession constante de tout un peuple.

° Une véritable encyclopédie visuelle :
Plus de 300 illustrations : photographies, tableaux, dessins, caricatures, cartes postales anciennes, chromos et images d'Épinal concourent à «montrer» l'histoire du pain. Une somptueuse iconographie pour revivre d'abord par l'image et avec beaucoup d'émotion tous les aspects de notre rapport privilégié avec le pain.

Extrait du livre :
La féodalité, même synonyme d'impôts et de corvées, apporte, malgré tout, une certaine sécurité et un meilleur rendement des terres cultivées. La pénurie de pain n'est dès lors plus perçue comme une fatalité mais comme la pire des injustices. La colère divine est moins invoquée que l'incurie ou la rapacité des seigneurs...
Et le roi, représentant de Dieu sur terre, peut-il encore échapper à toute responsabilité ? Comment peut-il accepter que ses sujets manquent de pain quand le pain est «l'aliment-roi», pour reprendre l'expression de S. Kaplan ? Jacqueries dans les campagnes, émeutes dans les villes vont ainsi se multiplier, à partir du XVIe siècle, dès l'instant où le peuple, mieux informé, comprendra que ce ne sont pas tant les catastrophes naturelles que les appétits des spéculateurs, ou l'incurie des politiques, qui l'affament.

Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, ce sont les physiocrates - les technocrates de l'époque -et leurs réformes qui exacerberont les tensions. À vouloir sincèrement, mais prématurément, libérer le peuple de la hantise du pain en instaurant la liberté des prix et du commerce, ils ont largement indisposé le pays et fait le lit de la Révolution. Personne n'oubliera, pendant plus d'un siècle, le fameux «pacte de famine» des années 1775, quand bien même relevait-il du pur fantasme. On sait ce qu'il en advint pour Louis XVI et sa mie.
La Révolution ne résout pas le problème du blé, loin s'en faut. Au moins le prend-elle en compte, avec plus ou moins de réussite, et surtout libère-t-elle les paysans des insupportables corvées et taxes banales des fours et des moulins.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le pain ne manquera que rarement ; c'est bien plus souvent l'argent pour le payer qui fera défaut.
En effet, la révolution industrielle entraîne la naissance d'un prolétariat urbain mal rémunéré qui ne pourra pas toujours s'acheter le «boulot» quotidien.
Ce «boulot» - nom du pain courant - devient vite le symbole de la lutte des classes... et le restera jusqu'en 1936 ! En langage populaire, être sans «boulot», c'est manquer de travail, donc de pain, et l'argot, lui, convertira le blé... en monnaie ! Images parlantes, n'est-ce pas ?

Fiche détaillée : La grande histoire du pain

Auteur Jean-Michel Lecat
Editeur Lodi
Date de parution décembre 2006
ISBN 284690264X
Illustration Illustrations couleur

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