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La saga de la Maison Blanche Jean-Luc Hees
- Essai (broché). Paru en 08/2006
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Qui n'a jamais rêvé de pénétrer dans le saint des saints, le Bureau Ovale de la Maison-Blanche ? C'est ce que nous faisons en lisant ce livre, tant les connaissances qu'en a l'auteur sont profondes, d'une vérité saisissante.
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En résumé : La saga de la Maison Blanche
Le Mot de l'éditeur : La saga de la Maison Blanche
Qui n'a jamais rêvé de pénétrer dans le saint des saints, le Bureau Ovale de la Maison-Blanche ? C'est ce que nous faisons en lisant ce livre, tant les connaissances qu'en a l'auteur sont profondes, d'une vérité saisissante.
De président en président, de Washington à George W. Bush, en passant par Roosevelt, Kennedy et tant d'autres, nous revisitons dans un souffle deux siècles de passion au sommet de la puissance américaine sans quitter les salons de la fameuse mansion de style sudiste où le pouvoir suprême s'incarne comme nulle part ailleurs.
Sous la plume alerte de Jean-Luc Hees, la petite et la grande histoire se croisent, la politique internationale et les futilités de la vie des présidents et de leurs épouses s'interpellent au long des pages. Le sérieux de l'enquête journalistique et historique se trouve mis en valeur par le caractère presque romanesque des personnages saisis aussi dans leur intimité.
Ce livre à l'originalité incontestable réussit l'exploit de rendre palpable la réalité d'un pouvoir fort et lointain, dont nous constatons tous les effets dès que nous allumons la télévision ou ouvrons les journaux.
Avant de diriger France Inter, Jean-Luc Hees fut pendant de nombreuses années correspondant de Radio France aux Etats-Unis. Journaliste vedette de la radio et de la télévision, il a gardé avec ce pays des rapports d'autant plus étroits que sa fille est américaine.
Extrait du livre :
Retour en arrière. Malgré toutes ses qualités posthumes, Washington n'est pas un grand général, un nouveau César volant au secours de la jeune Révolution américaine menacée dans sa chair par les terribles Tuniques rouges de Sa Majesté le roi d'Angleterre. Simplement, il est là au moment où le pays a besoin de lui, et déjà, comme d'autres, il va démontrer cette absolue loyauté des Américains envers la patrie. C'est un dogme. On ne s'agenouillera plus jamais devant un souverain, quel qu'il soit. Washington parvient à surmonter d'incroyables difficultés sur le champ de bataille, face à une armée de professionnels, efficaces et entièrement voués à leur mission. C'est Washington, commandant en chef des armées continentales, qui va réunir les conditions de la victoire et qui obtiendra des Anglais l'indépendance de l'Amérique, en 1783. Là où Washington diffère du commun des mortels, c'est qu'après cette victoire, il refusera obstinément de prendre le pouvoir. Le pays est en plein trouble, il est à prendre. Mais le général en chef croit sans réserve à l'établissement d'une république, dirigée à tous les niveaux par un gouvernement civil. Il soutiendra l'élaboration de la Constitution qui donne le pouvoir, tout le pouvoir, au peuple, en 1789, et la même année, élu premier président des Etats-Unis, il mettra en oeuvre cette même philosophie politique : être au service du peuple pour le bien commun.
Au-delà du mythe révolutionnaire, George Washington était un personnage pour le moins coincé, gai comme un jour sans pain et froid comme un glaçon. Même si dans sa jeunesse il avait su parfois se laisser emporter par un certain romantisme. D'ailleurs, il appréciait la compagnie féminine et l'on a même pu dire, sans attenter à sa mémoire, qu'il aimait flirter lorsque l'occasion se présentait. Resituons tout de même les choses à leur époque, un peu guindée. Son épouse, Martha, n'a pas eu beaucoup de souci à se faire : son digne mari n'était pas homme à s'écarter du droit chemin. Une chose encore à propos du premier président des Etats-Unis : personne ne peut prétendre l'avoir vu sourire un jour. Il avait de sérieux problèmes de dentition. Comme l'écrit drôlement et méchamment Bob Dole, longtemps sénateur du Kansas, et candidat républicain malheureux dans la course à la Maison-Blanche, Washington était toujours le premier à la guerre, le premier pour faire la paix mais bon dernier dès qu'il s'agissait d'humour.
De président en président, de Washington à George W. Bush, en passant par Roosevelt, Kennedy et tant d'autres, nous revisitons dans un souffle deux siècles de passion au sommet de la puissance américaine sans quitter les salons de la fameuse mansion de style sudiste où le pouvoir suprême s'incarne comme nulle part ailleurs.
Sous la plume alerte de Jean-Luc Hees, la petite et la grande histoire se croisent, la politique internationale et les futilités de la vie des présidents et de leurs épouses s'interpellent au long des pages. Le sérieux de l'enquête journalistique et historique se trouve mis en valeur par le caractère presque romanesque des personnages saisis aussi dans leur intimité.
Ce livre à l'originalité incontestable réussit l'exploit de rendre palpable la réalité d'un pouvoir fort et lointain, dont nous constatons tous les effets dès que nous allumons la télévision ou ouvrons les journaux.
Avant de diriger France Inter, Jean-Luc Hees fut pendant de nombreuses années correspondant de Radio France aux Etats-Unis. Journaliste vedette de la radio et de la télévision, il a gardé avec ce pays des rapports d'autant plus étroits que sa fille est américaine.
Extrait du livre :
Retour en arrière. Malgré toutes ses qualités posthumes, Washington n'est pas un grand général, un nouveau César volant au secours de la jeune Révolution américaine menacée dans sa chair par les terribles Tuniques rouges de Sa Majesté le roi d'Angleterre. Simplement, il est là au moment où le pays a besoin de lui, et déjà, comme d'autres, il va démontrer cette absolue loyauté des Américains envers la patrie. C'est un dogme. On ne s'agenouillera plus jamais devant un souverain, quel qu'il soit. Washington parvient à surmonter d'incroyables difficultés sur le champ de bataille, face à une armée de professionnels, efficaces et entièrement voués à leur mission. C'est Washington, commandant en chef des armées continentales, qui va réunir les conditions de la victoire et qui obtiendra des Anglais l'indépendance de l'Amérique, en 1783. Là où Washington diffère du commun des mortels, c'est qu'après cette victoire, il refusera obstinément de prendre le pouvoir. Le pays est en plein trouble, il est à prendre. Mais le général en chef croit sans réserve à l'établissement d'une république, dirigée à tous les niveaux par un gouvernement civil. Il soutiendra l'élaboration de la Constitution qui donne le pouvoir, tout le pouvoir, au peuple, en 1789, et la même année, élu premier président des Etats-Unis, il mettra en oeuvre cette même philosophie politique : être au service du peuple pour le bien commun.
Au-delà du mythe révolutionnaire, George Washington était un personnage pour le moins coincé, gai comme un jour sans pain et froid comme un glaçon. Même si dans sa jeunesse il avait su parfois se laisser emporter par un certain romantisme. D'ailleurs, il appréciait la compagnie féminine et l'on a même pu dire, sans attenter à sa mémoire, qu'il aimait flirter lorsque l'occasion se présentait. Resituons tout de même les choses à leur époque, un peu guindée. Son épouse, Martha, n'a pas eu beaucoup de souci à se faire : son digne mari n'était pas homme à s'écarter du droit chemin. Une chose encore à propos du premier président des Etats-Unis : personne ne peut prétendre l'avoir vu sourire un jour. Il avait de sérieux problèmes de dentition. Comme l'écrit drôlement et méchamment Bob Dole, longtemps sénateur du Kansas, et candidat républicain malheureux dans la course à la Maison-Blanche, Washington était toujours le premier à la guerre, le premier pour faire la paix mais bon dernier dès qu'il s'agissait d'humour.
Fiche détaillée : La saga de la Maison Blanche
| Auteur | Jean-Luc Hees |
|---|---|
| Editeur | Presses De La Renaissance |
| Date de parution | août 2006 |
| ISBN | 2750902274 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
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