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C'est si triste de mourir à 20 ans , Correspondances du soldat Henri Despeyrières 1914-1915 Andrée Lafon

  • Lettres (broché). Paru en 02/2007
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Le 6 août 1914, Henri Despeyrières, âgé de 21 ans, quitte Toulouse avec sa compagnie en direction des frontières de l'est. Durant les treize mois que dure sa guerre, il envoie régulièrement des lettres à ses parents, une famille de cultivateurs aisés de Montflanquin (Lot-et-Garonne). A peine sorti...
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Le Mot de l'éditeur : C'est si triste de mourir à 20 ans

Le 6 août 1914, Henri Despeyrières, âgé de 21 ans, quitte Toulouse avec sa compagnie en direction des frontières de l'est. Durant les treize mois que dure sa guerre, il envoie régulièrement des lettres à ses parents, une famille de cultivateurs aisés de Montflanquin (Lot-et-Garonne). A peine sorti de l'adolescence, élevé dans un milieu catholique conservateur, il imagine partir pour une «grande aventure» et donner «une bonne rossée aux Prussiens».
La découverte de la réalité des premiers affrontements est une épreuve traumatisante. Bientôt, il faut se résigner à une guerre qui semble de plus en plus absurde : «Que c'est malheureux de se tuer entre jeunes hommes», de «mourir à vingt ans», écrit Henri Despeyrières. Ce faisant, il annonce son propre sort puisqu'il figure parmi les disparus de son régiment, en Argonne, le 8 septembre 1915. Il est l'un des 250 000 soldats français dont on n'a jamais retrouvé le corps...
Alexandre Lafon, en présentant les lettres d'Henri Despeyrières, revient sur les traces laissées par les combattants et sur l'écriture de leur expérience. Cette correspondance, témoignage brut non remanié, nous plonge dans la vie quotidienne d'un «homme dans la guerre», avec l'authentique sincérité et le courage poignant de ceux qui l'ont vécue.

ALEXANDRE LAFON est professeur d'histoire et de géographie. Il prépare un doctorat, à l'université de Toulouse-Le Mirail, portant sur les notions de camarade et de camaraderie au front pendant la Grande Guerre. Membre du Collectif de recherche international et de débats sur la guerre de 1914-1918, il l'est l'auteur de plusieurs articles parus dans des revues scientifiques (notamment les Annales du Midi), et a écrit, avec la collaboration de Bertrand Soles, Agen et les Agenais dans la Grande Guerre (Alan Sutton, 2003).

Extrait du livre :
Extrait de l'avant-propos :

Un témoin ordinaire dans la guerre...

Le soldat Henri Despeyrières quitte Toulouse avec la 1 Ie compagnie du 14e régiment d'infanterie le 6 août 1914 afin de rejoindre la concentration des armées françaises sur les frontières de l'Est. La «campagne» contre l'Allemagne est engagée. Il a 21 ans.
Jean Henri Despeyrières est né le 1er février 1893 dans la petite commune du Laussou, canton de Monflanquin, au nord du département du Lot-et-Garonne. Classe 1913, il a été incorporé en novembre de cette même année pour trois ans, à la suite de la nouvelle loi sur l'organisation du service militaire. La caserne n'est pas un univers qui lui convient vraiment, on s'y ennuie : «J'ai couché dans ma chambre et ce soir je puis ne rentrer qu'à minuit. Cela me distrait un peu de la vie de caserne. Elle est toujours à peu près la même cette vie. Quelquefois rude, parfois douce, souvent ennuyeuse, toujours bête», écrit-il dans une lettre du 5 juillet 1914. Avoir sa chambre en ville, c'est pouvoir fuir le cadre militaire, qu'il évite de subir lorsqu'il le peut. La création d'un orphéon par le colonel commandant le régiment en est un moyen comme un autre : «Il faut te dire que les répétitions ont lieu l'après-midi ce qui permet de couper à l'exercice assez souvent.»
Henri écrivait beaucoup, essentiellement aux membres de sa famille, au cercle des proches : à ses parents surtout, à sa soeur Marie, à son oncle Marcellin, aux parents de son beau-frère plus âgé, Emile, également mobilisé, au 220e régiment d'infanterie de réserve de Marmande. Sa correspondance dormait depuis la guerre et semblait vouée à l'oubli : des lettres éparses du jeune homme et deux cahiers à la couverture rouge, de 100 pages chacun. Ils contenaient l'ensemble de la correspondance qu'Henri Despeyrières avait adressée à sa famille entre la fin du mois de juillet 1914 et le 7 septembre 1915, date de la dernière carte envoyée avant sa disparition, le lendemain, en première ligne près d'Arras. Elle fut dès 1916 scrupuleusement recopiée par son père, soucieux de «conserver pieusement» les lettres de son fils «disparu» au front, pour léguer à ses petits-enfants le souvenir de l'oncle défunt, alors même que la famille avait payé à la guerre un lourd tribut (Emile avait été porté disparu le 9 avril 1915).

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Besancon, 16/09/2008
prenant !
superbe récit de guerre de ce jeune homme. La lecture est très fluide, impossible de quitter des yeux le livre, une fois entamé. Henri manie aussi bien l'humour, la colère, le désarroi et l'amour envers ses proches. Bien sur nous apprenons rien sur les enjeux des batailles, sur les stratégies ... mais on se retrouve à cté d'un homme qui à donné 2 année de sa vie dans les tranchées. De plus son langage est soutenu, l'homme est franc, humble, est profondément attaché à son pays. Sincèrement ce livre est absolument à mettre entre toute les mains, notamment à un jeune, qui grâce à se livre comprendra ce que nous devons à ces milliers d'hommes mort pour la France (cf un passage très émouvant du livre). Un livre qui donnerai presque envie de devenir soldat si demain la France entrait en guerre ... Ps: remerciement à la famille de ce jeune soldat pour avoir rendu public les correspondances, d'un interet national, pour comprendre une partie de l'histoire des poilus, la bétise de la guerre, ect.
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Fiche détaillée : C'est si triste de mourir à 20 ans

Auteur Andrée Lafon
Editeur Privat
Date de parution février 2007
Collection Regard
Format 15cm x 24cm
ISBN 2708968718
EAN 978-2708968714
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 304

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