Marie Stuart Hortense Dufour

  • Biographie (broché). Paru en 03/2007
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«En ma fin est mon commencement»
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«En ma fin est mon commencement»

Marie Stuart est une incontournable et fascinante figure de la Renaissance.
Fille de Jacques V roi d'Ecosse et de Marie de Guise, une grande princesse française, Marie naquit en Ecosse le 8 décembre 1542. Son père mourut aussitôt. Elle fut sacrée reine d'Ecosse à l'âge de neuf mois et reçut trop jeune les plus glorieux hommages. Sa singulière beauté et son orgueil tracèrent les fatales arabesques de cette existence hors du commun.
Mariée à François II, fils du roi de France Henri II et de Catherine de Médicis, Marie connaît la gloire et l'enchantement de vivre à la somptueuse cour des Valois. Veuve à dix-huit ans, elle veut à toute force régner sur son lointain royaume : l'Ecosse.
Seule en une cour de lords calvinistes, avides, hostiles, convoitant sa beauté et surtout sa couronne, Marie va rencontrer la trahison. Elle se mariera deux fois, mal.
Elle épouse, au mécontentement de sa cousine, pire ennemie Elizabeth Ière, le décevant lord Darnley dont elle aura un fils, le futur Jacques Ier roi d'Angleterre.
Subjuguée par le séduisant comte de Bothwell, Marie bascule dans la passion. Bothwell assassine Darnley et épouse Marie Stuart au mécontentement des lords et de la cour. Des péripéties sanglantes suivent ce mariage qui déclenche la révolte des lords. Marie Stuart commet alors la folle imprudence de croire à l'hospitalité de sa cousine Elizabeth Ière, l'implacable reine-vierge. Elle ignore que vingt années de dures prisons anglaises l'attendent. Elles aboutiront à son procès et à son exécution à Fotheringhay, le 10 février 1587. Son héroïsme devant la mort, la décapitation non sans cruauté, a impressionné même ses ennemis.
Elle allait avoir quarante-cinq ans, reine déchue qui avait brodé sa devise en ses années de captivité : En ma fin est mon commencement. Pour ses fervents alliés, elle demeure fidèle à son sacre et fut la martyre de sa foi catholique. Elle est entrée pour toujours dans le mythe.

Hortense Dufour avec le talent qu'on lui sait, a écrit là une de ses plus grandes biographies nimbée rie tragédie shakespearienne et mêlée de fougue d'un Walter Scott. Romancière et biographe, elle a souvent consacré ses recherches à de grandes figures féminines : la comtesse de Ségur, Cléopâtre, Marie Antoinette, Sissi (Flammarion), Colette, George Sand (le Rocher), toutes également parues aux éditions J'ai lu.

Extrait du livre :
Un pétale dans un champ de bataille

L'Ecosse, au nord de l'Angleterre.
La brutalité de vivre sur cette terre pauvre, escarpée, entourée de mers sauvages. La mer de Norvège, couleur de cendre, couleur de plomb, couleur de larmes. À l'ouest, celle des Hébrides contre l'Atlantique de plus en plus véhément quand il se cogne aux rives hostiles. À l'est, la mer du Nord. L'Ecosse, partie septentrionale de la Grande-Bretagne - au sud, chez l'ennemi : l'Angleterre. Des îles, à l'extrême nord, où on se demande comment survivaient ceux qui occupèrent en premier ces Lowlands, ces basses terres où rien ne se passe, rien de bon, de vivifiant, de riche. Les Pictes, tribu de l'âge du fer, échouée là, par ces mers, incapables de les nommer ni cette rude terre. Il en fallut de l'endurance de corps et d'âme, pour piller ce qu'il y avait à piller, capturer l'oiseau à la chair amère, le gibier au ras des terres. Manger pour vivre. Arracher les peaux, les plumes. Couper le bois des arbres rares, s'abriter, se défendre. Le froid, le gel, la pluie. L'Ecosse - qui au temps de ces premières tribus ne portait aucun nom - est envahie peu à peu par d'intrépides errants, de la même race que les Pictes. Us viennent d'une île misérable, à l'ouest : l'Irlande. On ne la nomme pas encore ainsi et ces envahisseurs s'appellent les «Angles». Surgissent, toujours par la mer, de la sombre Germanie, les Scots. Us furent suivis de près par d'autres peuplades, les Bretons, les Celtes. Par la mer, toujours elle, qui en engloutit une large part. Pictes, Angles, Scots, Bretons, Celtes : il ne suffit pas d'avoir vaincu les eaux. Des combats féroces les attendent aussitôt débarqués. Hostilité des éléments, hostilité originelle entre les hommes. Les turbulences entre le Nord et le Sud sont telles, sous l'empire d'Hadrien, que l'empereur de Rome fait construire, en 122, le mur des Pictes ou «mur d'Hadrien».

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Le Mot de l'éditeur : Marie Stuart

«En ma fin est mon commencement»

Marie Stuart est une incontournable et fascinante figure de la Renaissance.
Fille de Jacques V roi d'Ecosse et de Marie de Guise, une grande princesse française, Marie naquit en Ecosse le 8 décembre 1542. Son père mourut aussitôt. Elle fut sacrée reine d'Ecosse à l'âge de neuf mois et reçut trop jeune les plus glorieux hommages. Sa singulière beauté et son orgueil tracèrent les fatales arabesques de cette existence hors du commun.
Mariée à François II, fils du roi de France Henri II et de Catherine de Médicis, Marie connaît la gloire et l'enchantement de vivre à la somptueuse cour des Valois. Veuve à dix-huit ans, elle veut à toute force régner sur son lointain royaume : l'Ecosse.
Seule en une cour de lords calvinistes, avides, hostiles, convoitant sa beauté et surtout sa couronne, Marie va rencontrer la trahison. Elle se mariera deux fois, mal.
Elle épouse, au mécontentement de sa cousine, pire ennemie Elizabeth Ière, le décevant lord Darnley dont elle aura un fils, le futur Jacques Ier roi d'Angleterre.
Subjuguée par le séduisant comte de Bothwell, Marie bascule dans la passion. Bothwell assassine Darnley et épouse Marie Stuart au mécontentement des lords et de la cour. Des péripéties sanglantes suivent ce mariage qui déclenche la révolte des lords. Marie Stuart commet alors la folle imprudence de croire à l'hospitalité de sa cousine Elizabeth Ière, l'implacable reine-vierge. Elle ignore que vingt années de dures prisons anglaises l'attendent. Elles aboutiront à son procès et à son exécution à Fotheringhay, le 10 février 1587. Son héroïsme devant la mort, la décapitation non sans cruauté, a impressionné même ses ennemis.
Elle allait avoir quarante-cinq ans, reine déchue qui avait brodé sa devise en ses années de captivité : En ma fin est mon commencement. Pour ses fervents alliés, elle demeure fidèle à son sacre et fut la martyre de sa foi catholique. Elle est entrée pour toujours dans le mythe.

Hortense Dufour avec le talent qu'on lui sait, a écrit là une de ses plus grandes biographies nimbée rie tragédie shakespearienne et mêlée de fougue d'un Walter Scott. Romancière et biographe, elle a souvent consacré ses recherches à de grandes figures féminines : la comtesse de Ségur, Cléopâtre, Marie Antoinette, Sissi (Flammarion), Colette, George Sand (le Rocher), toutes également parues aux éditions J'ai lu.

Extrait du livre :
Un pétale dans un champ de bataille

L'Ecosse, au nord de l'Angleterre.
La brutalité de vivre sur cette terre pauvre, escarpée, entourée de mers sauvages. La mer de Norvège, couleur de cendre, couleur de plomb, couleur de larmes. À l'ouest, celle des Hébrides contre l'Atlantique de plus en plus véhément quand il se cogne aux rives hostiles. À l'est, la mer du Nord. L'Ecosse, partie septentrionale de la Grande-Bretagne - au sud, chez l'ennemi : l'Angleterre. Des îles, à l'extrême nord, où on se demande comment survivaient ceux qui occupèrent en premier ces Lowlands, ces basses terres où rien ne se passe, rien de bon, de vivifiant, de riche. Les Pictes, tribu de l'âge du fer, échouée là, par ces mers, incapables de les nommer ni cette rude terre. Il en fallut de l'endurance de corps et d'âme, pour piller ce qu'il y avait à piller, capturer l'oiseau à la chair amère, le gibier au ras des terres. Manger pour vivre. Arracher les peaux, les plumes. Couper le bois des arbres rares, s'abriter, se défendre. Le froid, le gel, la pluie. L'Ecosse - qui au temps de ces premières tribus ne portait aucun nom - est envahie peu à peu par d'intrépides errants, de la même race que les Pictes. Us viennent d'une île misérable, à l'ouest : l'Irlande. On ne la nomme pas encore ainsi et ces envahisseurs s'appellent les «Angles». Surgissent, toujours par la mer, de la sombre Germanie, les Scots. Us furent suivis de près par d'autres peuplades, les Bretons, les Celtes. Par la mer, toujours elle, qui en engloutit une large part. Pictes, Angles, Scots, Bretons, Celtes : il ne suffit pas d'avoir vaincu les eaux. Des combats féroces les attendent aussitôt débarqués. Hostilité des éléments, hostilité originelle entre les hommes. Les turbulences entre le Nord et le Sud sont telles, sous l'empire d'Hadrien, que l'empereur de Rome fait construire, en 122, le mur des Pictes ou «mur d'Hadrien».

Fiche détaillée : Marie Stuart

Auteur Hortense Dufour
Editeur Rocher Eds Du
Date de parution 08/03/2007
Collection Biographie
Format 16 cm x 24 cm
ISBN 226806042X
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 656

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