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Vie de Sainte Odile, Xème siècle et les récits postérieurs Marie-Thérèse Fischer
- Biographie (broché). Paru en 09/2006
- En Stock
Marie-Thérèse Fischer, Maître es Lettres Classiques et Docteur en Théologie Catholique, pratique la recherche historique depuis plus de trente ans. Avec son mari, elle a signé plusieurs ouvrages et de nombreux articles centrés particulièrement sur le Comté et la Principauté de Salm. Au cours de la...
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Le Mot de l'éditeur : Vie de Sainte Odile, Xème siècle et les récits postérieurs
Marie-Thérèse Fischer, Maître es Lettres Classiques et Docteur en Théologie Catholique, pratique la recherche historique depuis plus de trente ans. Avec son mari, elle a signé plusieurs ouvrages et de nombreux articles centrés particulièrement sur le Comté et la Principauté de Salm. Au cours de la dernière décennie, elle s'est spécialisée dans l'histoire du Mont Sainte-Odile. Sa thèse de doctorat intitulée «Le Mont Sainte-Odile et les Prémontrés.- 1546-1797» a obtenu le Prix Jacques Hatt, et l'Académie d'Alsace lui a décerné le Grand Prix de la Décapole pour la première édition de son livre «Treize siècles d'histoire au Mont Sainte-Odile», paru aux Editions du Signe en 2000, qui bat en brèche une bonne quantité d'idées reçues et apporte beaucoup d'éléments nouveaux. Après avoir produit en 2003 le résultat de longues investigations sur 600 pèlerinages alsaciens dans le volume «Pèlerinages et piété populaire en Alsace», également publié aux Editions du Signe, elle revient maintenant au Mont Sainte-Odile ou, plus précisément, à sainte Odile elle-même.
Devant la multiplicité des ouvrages qui prétendent raconter, en des récits qui se contredisent les uns les autres, la vie de la sainte la plus célèbre d'Alsace, Marie-Thérèse Fischer a voulu «remonter aux sources» et faire découvrir au public la plus ancienne «Vie de sainte Odile», rédigée en latin au Xe siècle par un auteur anonyme. Au fil du temps, de multiples légendes se sont surajoutées aux données de celle-ci, qui n'est pas elle-même à prendre comme totalement «historique». On trouvera donc dans ces pages non seulement une traduction libre de la vieille «Vita sanctae Odiliae», mais encore, pour chaque chapitre, les traditions postérieures qui se sont greffées sur elle. Une riche iconographie, puisée dans le répertoire «odilien» de huit pays d'Europe différents, accompagne un texte qui réservera des surprises à plus d'un lecteur. Jamais jusqu'ici la «Vie de sainte Odile» n'avait fait l'objet d'une telle présentation.
Extrait du livre :
UNE VILLE SUR LA MONTAGNE ?
Hohenburc, Hohenburg, Hohenbourg : «la forteresse d'en-haut...». Le texte latin parle de villes (urbium), au pluriel, ce qui suggère de nombreux vestiges anciens sur le sommet, dont l'importance devait dépasser largement, au Xe siècle encore, ce que nous connaissons aujourd'hui.
Jérôme Gebwiler, en 1521, dit que les chasseurs ont trouvé «une vieille muraille, qui avait été celle d'un château ou d'une forteresse, bien que certains pensent que, avant Jésus-Christ, c'était une ville».
On peut noter que, assez récemment, on a analysé des tenons de bois provenant du Mur Païen et qu'on est parvenu à les dater de la période entre 640 et 730. Or Adalric aurait décidé de bâtir sur le site de Hohenbourg vers 660. De là à penser que le tronçon du Mur Païen où ont été pris ces tenons a été construit ou, au moins restauré, sur l'ordre du père de sainte Odile...
De toute façon, il ne faut pas s'abuser sur le nom de Mur Païen : en soi, il ne renvoie à aucune réalité religieuse antique ni préhistorique. Jadis, on qualifiait volontiers de «païen» ce qui existait de temps immémoriaux.
C'est le cas de la maison romane de Rosheim, dite «Maison des Païens» (Heidehüs). En Allemagne et en Suisse, on trouve un certains nombre de vestiges appelés «Heidenmauer», qui sont ordinairement des tronçons de remparts romains. C'est sur un document de Léon IX en faveur de Hohenbourg, établi en 1050, qu'on rencontre pour la première fois l'expression «septa gentilis muri» («l'enceinte du mur païen») au sujet du mont Sainte-Odile.
Devant la multiplicité des ouvrages qui prétendent raconter, en des récits qui se contredisent les uns les autres, la vie de la sainte la plus célèbre d'Alsace, Marie-Thérèse Fischer a voulu «remonter aux sources» et faire découvrir au public la plus ancienne «Vie de sainte Odile», rédigée en latin au Xe siècle par un auteur anonyme. Au fil du temps, de multiples légendes se sont surajoutées aux données de celle-ci, qui n'est pas elle-même à prendre comme totalement «historique». On trouvera donc dans ces pages non seulement une traduction libre de la vieille «Vita sanctae Odiliae», mais encore, pour chaque chapitre, les traditions postérieures qui se sont greffées sur elle. Une riche iconographie, puisée dans le répertoire «odilien» de huit pays d'Europe différents, accompagne un texte qui réservera des surprises à plus d'un lecteur. Jamais jusqu'ici la «Vie de sainte Odile» n'avait fait l'objet d'une telle présentation.
Extrait du livre :
UNE VILLE SUR LA MONTAGNE ?
Hohenburc, Hohenburg, Hohenbourg : «la forteresse d'en-haut...». Le texte latin parle de villes (urbium), au pluriel, ce qui suggère de nombreux vestiges anciens sur le sommet, dont l'importance devait dépasser largement, au Xe siècle encore, ce que nous connaissons aujourd'hui.
Jérôme Gebwiler, en 1521, dit que les chasseurs ont trouvé «une vieille muraille, qui avait été celle d'un château ou d'une forteresse, bien que certains pensent que, avant Jésus-Christ, c'était une ville».
On peut noter que, assez récemment, on a analysé des tenons de bois provenant du Mur Païen et qu'on est parvenu à les dater de la période entre 640 et 730. Or Adalric aurait décidé de bâtir sur le site de Hohenbourg vers 660. De là à penser que le tronçon du Mur Païen où ont été pris ces tenons a été construit ou, au moins restauré, sur l'ordre du père de sainte Odile...
De toute façon, il ne faut pas s'abuser sur le nom de Mur Païen : en soi, il ne renvoie à aucune réalité religieuse antique ni préhistorique. Jadis, on qualifiait volontiers de «païen» ce qui existait de temps immémoriaux.
C'est le cas de la maison romane de Rosheim, dite «Maison des Païens» (Heidehüs). En Allemagne et en Suisse, on trouve un certains nombre de vestiges appelés «Heidenmauer», qui sont ordinairement des tronçons de remparts romains. C'est sur un document de Léon IX en faveur de Hohenbourg, établi en 1050, qu'on rencontre pour la première fois l'expression «septa gentilis muri» («l'enceinte du mur païen») au sujet du mont Sainte-Odile.
Fiche détaillée : Vie de Sainte Odile, Xème siècle et les récits postérieurs
| Auteur | Marie-Thérèse Fischer |
|---|---|
| Editeur | Du Signe Eds |
| Date de parution | septembre 2006 |
| ISBN | 274681725X |
| Illustration | Pas d'illustrations |
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