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L'impériale de Van Su ou comment je suis entré dans le cinéma en dégustant une soupe chinoise Raoul Coutard
- Essai (broché). Paru en 03/2007
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Avec son travail exceptionnel sur l'image, filmée en lumière naturelle et caméra à l'épaule, Raoul Coutard devient avec À bout de souffle le chef opérateur le plus en vue de la Nouvelle Vague.
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Le Mot de l'éditeur : L'impériale de Van Su ou comment je suis entré dans le cinéma en dégustant une soupe chinoise
Avec son travail exceptionnel sur l'image, filmée en lumière naturelle et caméra à l'épaule, Raoul Coutard devient avec À bout de souffle le chef opérateur le plus en vue de la Nouvelle Vague.
Né en 1924 à Paris, ancien reporter photographe en Indochine où il a rencontré Pierre Schoendoerffer, il consacre toute sa vie à l'image. Il travaille pour Jean-Luc Godard (Le Mépris, Alphaville, Pierrot le fou), François Truffaut (Jules et Jim, la Mariée était en noir), Pierre Schoendoerffer, (La 317e Section, Le Crabe-tambour), mais aussi Jacques Demy (Lola), Costa-Gavras (Z, L'Aveu), Edouard Molinaro, Nagisa Oshima, Philippe Garrel... et réalise lui-même Hoa-Binh et La Légion saute sur Kolwezi.
Figure hors norme, Raoul Coutard est considéré comme l'un des plus importants directeurs de la photographie et a reçu de nombreux prix dont l'ASC Award en 1996. Son image, son sens de l'improvisation et ses inventions techniques ont marqué des cinéastes tels que Martin Scorsese, Wim Wenders. Ken Loach ou Steven Spielberg.
Dans ce livre, Raoul Coutard porte un regard teinté d'humour et de tendresse sur le monde du cinéma, lui qui considère qu'«un film est avant tout une histoire d'amour». Ce magicien de la pellicule raconte ici ses «aventures» comme un explorateur du T Art, des montagnes de l'Afghanistan à la forêt cambodgienne, de la savane africaine aux bureaux des producteurs sur les Champs-Elysées, des tempêtes de l'Atlantique Nord à la jungle guyanaise.
Ce récit impressionnant, cocasse et émouvant, dépasse de loin la seule curiosité cinéphile.
En annexes quelques aspects techniques propres au métier de directeur de la photographie : caméras, éclairages, profondeur de champ, formats...
Extrait du livre :
Lorsque l'on m'a appelé, je me suis assis devant un officier d'immigration, charmant qui parlait très bien français. Après quelques mots de routine, il m'a dit :
- Vous dites que vous faites du cinéma, mais pour nous, vous êtes photographe.
Il a cité certaines références et j'ai compris qu'ils connaissaient des choses sur moi, sans doute à cause de mon séjour au Vietnam. Je lui ai confirmé ses renseignements, mais lui ai expliqué qu'à présent, je faisais du cinéma.
- Vous faites quoi ? Des courts métrages ? Moi, vachement fier :
- Je travaille avec Truffaut et Godard.
- Ah, la Nouvelle Vague ! Je déteste ces films, vous n'aurez pas votre visa.
J'ai tout de même obtenu le document lorsque son service a été terminé, j'ai vu un autre officier qui devait se foutre du cinéma.
Le cerbère m'a fait passer, l'officier m'a demandé l'objet de mon séjour, si j'avais mon billet de retour. Il voulait le voir. Il a tourné les pages de mon passeport et découvert mon visa. Il s'est levé, est allé voir un collègue et lui a emprunté un tampon en caoutchouc. Il l'a appliqué sur la page, a refermé le passeport et m'a fait signe de passer. Je n'ai pas demandé d'explication.
Une fois hors d'atteinte, j'ai regardé mon visa : il avait collé le tampon «annulé».
Deux charmantes dames de l'ASC m'attendent à la sortie. Elles s'étonnent de me voir avec une si petite valise - je ne viens pas pour faire une présentation de mode. Mais elles me préviennent que la cérémonie se déroulera en «Black Tie» et s'inquiètent de mon costume de pingouin.
Je pensais que je pourrais y échapper, mais ça semble raté. Avant toute chose, nous irons demain matin chez un loueur pour ma livrée !
Né en 1924 à Paris, ancien reporter photographe en Indochine où il a rencontré Pierre Schoendoerffer, il consacre toute sa vie à l'image. Il travaille pour Jean-Luc Godard (Le Mépris, Alphaville, Pierrot le fou), François Truffaut (Jules et Jim, la Mariée était en noir), Pierre Schoendoerffer, (La 317e Section, Le Crabe-tambour), mais aussi Jacques Demy (Lola), Costa-Gavras (Z, L'Aveu), Edouard Molinaro, Nagisa Oshima, Philippe Garrel... et réalise lui-même Hoa-Binh et La Légion saute sur Kolwezi.
Figure hors norme, Raoul Coutard est considéré comme l'un des plus importants directeurs de la photographie et a reçu de nombreux prix dont l'ASC Award en 1996. Son image, son sens de l'improvisation et ses inventions techniques ont marqué des cinéastes tels que Martin Scorsese, Wim Wenders. Ken Loach ou Steven Spielberg.
Dans ce livre, Raoul Coutard porte un regard teinté d'humour et de tendresse sur le monde du cinéma, lui qui considère qu'«un film est avant tout une histoire d'amour». Ce magicien de la pellicule raconte ici ses «aventures» comme un explorateur du T Art, des montagnes de l'Afghanistan à la forêt cambodgienne, de la savane africaine aux bureaux des producteurs sur les Champs-Elysées, des tempêtes de l'Atlantique Nord à la jungle guyanaise.
Ce récit impressionnant, cocasse et émouvant, dépasse de loin la seule curiosité cinéphile.
En annexes quelques aspects techniques propres au métier de directeur de la photographie : caméras, éclairages, profondeur de champ, formats...
Extrait du livre :
Lorsque l'on m'a appelé, je me suis assis devant un officier d'immigration, charmant qui parlait très bien français. Après quelques mots de routine, il m'a dit :
- Vous dites que vous faites du cinéma, mais pour nous, vous êtes photographe.
Il a cité certaines références et j'ai compris qu'ils connaissaient des choses sur moi, sans doute à cause de mon séjour au Vietnam. Je lui ai confirmé ses renseignements, mais lui ai expliqué qu'à présent, je faisais du cinéma.
- Vous faites quoi ? Des courts métrages ? Moi, vachement fier :
- Je travaille avec Truffaut et Godard.
- Ah, la Nouvelle Vague ! Je déteste ces films, vous n'aurez pas votre visa.
J'ai tout de même obtenu le document lorsque son service a été terminé, j'ai vu un autre officier qui devait se foutre du cinéma.
Le cerbère m'a fait passer, l'officier m'a demandé l'objet de mon séjour, si j'avais mon billet de retour. Il voulait le voir. Il a tourné les pages de mon passeport et découvert mon visa. Il s'est levé, est allé voir un collègue et lui a emprunté un tampon en caoutchouc. Il l'a appliqué sur la page, a refermé le passeport et m'a fait signe de passer. Je n'ai pas demandé d'explication.
Une fois hors d'atteinte, j'ai regardé mon visa : il avait collé le tampon «annulé».
Deux charmantes dames de l'ASC m'attendent à la sortie. Elles s'étonnent de me voir avec une si petite valise - je ne viens pas pour faire une présentation de mode. Mais elles me préviennent que la cérémonie se déroulera en «Black Tie» et s'inquiètent de mon costume de pingouin.
Je pensais que je pourrais y échapper, mais ça semble raté. Avant toute chose, nous irons demain matin chez un loueur pour ma livrée !
Fiche détaillée : L'impériale de Van Su ou comment je suis entré dans le cinéma en dégustant une soupe chinoise
| Auteur | Raoul Coutard |
|---|---|
| Editeur | Ramsay |
| Date de parution | mars 2007 |
| Collection | Ramsay Cinema |
| Format | 14 cm x 21 cm |
| ISBN | 2841148661 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 320 |
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