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Jofo 96/06 au centre de la marge , Livre avec un DVD Didier Arnaudet
- Beau livre ((donnée non spécifiée)). Paru en 03/2007
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JOFO EN QUELQUES DATES
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En résumé : Jofo 96/06 au centre de la marge
La première monographie sur l’oeuvre du peintre-chanteur-vidéaste,
accompagnée d’1 DVD musical qui met en scène le groupe The SNOC ! dont Jofo est le chanteur.
Le Mot de l'éditeur : Jofo 96/06 au centre de la marge
JOFO EN QUELQUES DATES
Jofo a exposé dans de nombreuses galeries et ses peintures ont fait l’objet de plusieurs acquisitions, dans des collections privées, en France et à l’étranger.
– 1961 : Jean Duplantier, Dacquois, nait à Bayonne
– 1986 : Chante dans le groupe énervé Les Cons
– 1990 : Premières expositions à Bordeaux sous la marque « Jofo »
– 1991 : Diplomé DPLG de l’école d’architecture de Bordeaux
– 1992 : Début de la collaboration avec la galerie Ginou Larrouilh à Biarritz
– 1994 : Décor du voilier de course « Ville de Bordeaux » pour le tour de France à la voile (début d’une série de 6 voiliers dont « Leclerc », vainqueur du tour en 96)
– 1995 : Réalisation du « Cylindre à Toto », oeuvre monumentale et permanente de 200 m2 au coeur du Forum des Halles à Paris
– 1996 : Exposition « It’s a wonderful boy », Bordeaux
– 1998 : Affiches de la Coupe du monde de Football à Bordeaux. Exposition « C’est la guerre… very funny ! » Bordeaux
– 1999 : Décor de la façade de l’Hôpital des enfants de Bordeaux
– 2000 : Exposition « Amour, Voyages et autres batailles », Bordeaux . Communication du festival de la BD d’Angoulême
– 2001 : Début d’une série de toiles sur les attentats du 11 septembre de New-York
– 2003 : Installation de 200 panneaux de signalisations dessinés pour le chantier du tramway de Bordeaux
– 2005 : Reformation des Cons en concert au théâtre Barbey, Bordeaux. Réalisation du film « Red Trip » sur l’architecture de Pékin et Shangaï
– 2006 : Les Cons, rebaptisés The SNOC !, enregistrent 15 nouvelles chansons. Réalisation du film « Let’s go Chicago » sur l’architecture de Chicago. Exposition « Jofo au 308 » dans le cadre de Novart, Bordeaux. Le journal Libération met en ligne sur son site un clip réalisé par Jofo, la chanson Libération par The SNOC !, écrite pour soutenir le quotidien
– 2007 : Sortie de l’album « Chasse Spleen » des SNOC ! Publication du livre / DVD Jofo 96/06 aux éditions confluences. Exposition à Bardos (64), Pau (64) et Coutras (33)
LE LIVRE / DVD
Ouvrage d’art sur le travail de l’artiste multi-média bordelais, le livre se présente comme une rétrospective sur les dix dernières années. Réalisé par l’artiste lui-même, il se compose d’une profusion d’images provenant de multiples sources (internet, albums intimes) qui aide à la lecture des oeuvres peintes de Jofo. Loin d’une étude critique, il s’agit d’une véritable promenade ludique dans une oeuvre qui ne l’est pas moins. Un livre d’art en soi. Un beau texte du critique Didier Arnaudet explique et explore la diversité et la singularité du monde de Jofo.
Continuité d’images, JOFO 96/06 se structure autour des divers modes d’intervention : la peinture, les dessins, les affiches et les panneaux de signalisation, les principales réalisations comme celles du Forum des Halles à Paris ou de l'Hôpital des enfants à Bordeaux, les bateaux de courses, un roman photo autour du débarquement en Normandie, vingt pages sur la musique des Snoc! dont Jofo est le chanteur (vidéo musicale dans le DVD qui accompagne l’ouvrage), l’inventaire des réalisations vidéo, et enfin une biographie complète.
JOFO (au centre et à la marge)
[...] La plus juste appréciation de la peinture de Jofo serait de dire qu’elle a le sel particulier de la frivolité. Mais la frivolité reste fortement suspecte dans un monde qui se veut, malgré tout, indiscutablement sérieux. Et pourtant, la frivolité demande entraînement et méthode. Elle s’acquiert, s’affine, se cultive. Il faut savoir lâcher la bride avec lucidité et vigilance et le jeu ne doit être ni inutile ni vide. La frivolité dérange, décloisonne et met en mouvement. C’est avant tout une question d’agilité et de curiosité de l’esprit.
Jofo a l’impertinence de celui qui ne respecte pas toutes les règles mais il n’en fait pas un fonds de commerce. Sa peinture se caractérise par un art du raccourci, une concision de l’expression, un collage incongru de registres, et procède à la fois par bonds et accumulations. Elle développe, techniquement et thématiquement, une simplification qui éloigne des convenances et bascule les images dans la fantaisie, signe d’une observation incisive qui prime sur la valeur émotionnelle et d’un sourire grinçant porté sur le réel et sur le monde. La légèreté n’est ici nullement superficielle mais opère comme un creusement qui évide et libère des passages donnant libre cours à l’imaginaire. Cette attitude de détachement et de frémissement passe par le débordement de la réalité et fait entrer dans les images l’audace et l’incongruité.
Le point de départ de cette peinture est le « toto », personnage sommaire, aimanté par l’enfance. Le « toto » est le résultat d’une étrange combinaison de gaucherie et de rouerie qui n’est pas sans efficacité, et qui offre à l’image l’aspect d’un phénomène inattendu et pourtant familier. Il est livré aux récurrences, correspondances, superpositions et collisions les plus diverses. La mobilité semble lui tenir lieu de logique. Rien de plus libre donc, de plus allègre que ce personnage qui prolonge continûment sa lancée et convoque une présence tumultueuse et composite d’éléments décoratifs, informatifs et fictifs. Mais le « toto » ne se réduit pas un épanchement convulsif. Bien sûr, il amuse et s’amuse, construit et déconstruit à sa guise. Mais c’est aussi ce centre à la fois évident et absent qui se veut résolument actif et, sans nier l’existence d’un réel parfois cocasse, parfois inquiétant, s’en sert comme préalable à son entrée dans l’imaginaire [...]
Didier Arnaudet (extrait de Jofo (au centre et à la marge))
Jofo a exposé dans de nombreuses galeries et ses peintures ont fait l’objet de plusieurs acquisitions, dans des collections privées, en France et à l’étranger.
– 1961 : Jean Duplantier, Dacquois, nait à Bayonne
– 1986 : Chante dans le groupe énervé Les Cons
– 1990 : Premières expositions à Bordeaux sous la marque « Jofo »
– 1991 : Diplomé DPLG de l’école d’architecture de Bordeaux
– 1992 : Début de la collaboration avec la galerie Ginou Larrouilh à Biarritz
– 1994 : Décor du voilier de course « Ville de Bordeaux » pour le tour de France à la voile (début d’une série de 6 voiliers dont « Leclerc », vainqueur du tour en 96)
– 1995 : Réalisation du « Cylindre à Toto », oeuvre monumentale et permanente de 200 m2 au coeur du Forum des Halles à Paris
– 1996 : Exposition « It’s a wonderful boy », Bordeaux
– 1998 : Affiches de la Coupe du monde de Football à Bordeaux. Exposition « C’est la guerre… very funny ! » Bordeaux
– 1999 : Décor de la façade de l’Hôpital des enfants de Bordeaux
– 2000 : Exposition « Amour, Voyages et autres batailles », Bordeaux . Communication du festival de la BD d’Angoulême
– 2001 : Début d’une série de toiles sur les attentats du 11 septembre de New-York
– 2003 : Installation de 200 panneaux de signalisations dessinés pour le chantier du tramway de Bordeaux
– 2005 : Reformation des Cons en concert au théâtre Barbey, Bordeaux. Réalisation du film « Red Trip » sur l’architecture de Pékin et Shangaï
– 2006 : Les Cons, rebaptisés The SNOC !, enregistrent 15 nouvelles chansons. Réalisation du film « Let’s go Chicago » sur l’architecture de Chicago. Exposition « Jofo au 308 » dans le cadre de Novart, Bordeaux. Le journal Libération met en ligne sur son site un clip réalisé par Jofo, la chanson Libération par The SNOC !, écrite pour soutenir le quotidien
– 2007 : Sortie de l’album « Chasse Spleen » des SNOC ! Publication du livre / DVD Jofo 96/06 aux éditions confluences. Exposition à Bardos (64), Pau (64) et Coutras (33)
LE LIVRE / DVD
Ouvrage d’art sur le travail de l’artiste multi-média bordelais, le livre se présente comme une rétrospective sur les dix dernières années. Réalisé par l’artiste lui-même, il se compose d’une profusion d’images provenant de multiples sources (internet, albums intimes) qui aide à la lecture des oeuvres peintes de Jofo. Loin d’une étude critique, il s’agit d’une véritable promenade ludique dans une oeuvre qui ne l’est pas moins. Un livre d’art en soi. Un beau texte du critique Didier Arnaudet explique et explore la diversité et la singularité du monde de Jofo.
Continuité d’images, JOFO 96/06 se structure autour des divers modes d’intervention : la peinture, les dessins, les affiches et les panneaux de signalisation, les principales réalisations comme celles du Forum des Halles à Paris ou de l'Hôpital des enfants à Bordeaux, les bateaux de courses, un roman photo autour du débarquement en Normandie, vingt pages sur la musique des Snoc! dont Jofo est le chanteur (vidéo musicale dans le DVD qui accompagne l’ouvrage), l’inventaire des réalisations vidéo, et enfin une biographie complète.
JOFO (au centre et à la marge)
[...] La plus juste appréciation de la peinture de Jofo serait de dire qu’elle a le sel particulier de la frivolité. Mais la frivolité reste fortement suspecte dans un monde qui se veut, malgré tout, indiscutablement sérieux. Et pourtant, la frivolité demande entraînement et méthode. Elle s’acquiert, s’affine, se cultive. Il faut savoir lâcher la bride avec lucidité et vigilance et le jeu ne doit être ni inutile ni vide. La frivolité dérange, décloisonne et met en mouvement. C’est avant tout une question d’agilité et de curiosité de l’esprit.
Jofo a l’impertinence de celui qui ne respecte pas toutes les règles mais il n’en fait pas un fonds de commerce. Sa peinture se caractérise par un art du raccourci, une concision de l’expression, un collage incongru de registres, et procède à la fois par bonds et accumulations. Elle développe, techniquement et thématiquement, une simplification qui éloigne des convenances et bascule les images dans la fantaisie, signe d’une observation incisive qui prime sur la valeur émotionnelle et d’un sourire grinçant porté sur le réel et sur le monde. La légèreté n’est ici nullement superficielle mais opère comme un creusement qui évide et libère des passages donnant libre cours à l’imaginaire. Cette attitude de détachement et de frémissement passe par le débordement de la réalité et fait entrer dans les images l’audace et l’incongruité.
Le point de départ de cette peinture est le « toto », personnage sommaire, aimanté par l’enfance. Le « toto » est le résultat d’une étrange combinaison de gaucherie et de rouerie qui n’est pas sans efficacité, et qui offre à l’image l’aspect d’un phénomène inattendu et pourtant familier. Il est livré aux récurrences, correspondances, superpositions et collisions les plus diverses. La mobilité semble lui tenir lieu de logique. Rien de plus libre donc, de plus allègre que ce personnage qui prolonge continûment sa lancée et convoque une présence tumultueuse et composite d’éléments décoratifs, informatifs et fictifs. Mais le « toto » ne se réduit pas un épanchement convulsif. Bien sûr, il amuse et s’amuse, construit et déconstruit à sa guise. Mais c’est aussi ce centre à la fois évident et absent qui se veut résolument actif et, sans nier l’existence d’un réel parfois cocasse, parfois inquiétant, s’en sert comme préalable à son entrée dans l’imaginaire [...]
Didier Arnaudet (extrait de Jofo (au centre et à la marge))
Fiche détaillée : Jofo 96/06 au centre de la marge
| Auteur | Didier Arnaudet |
|---|---|
| Editeur | Confluences Eds |
| Date de parution | mars 2007 |
| ISBN | 2914240945 |
| Illustration | Illustrations couleur |
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