- » Livre
- »Le réenchantement du monde
Le réenchantement du monde
, Morales, éthiques, déontologies
Michel Maffesoli
- Essai (broché). Paru en 01/2007
- Expédié sous 4 à 8 jours
Quand on observe tous les phénomènes de violence dont l'actualité n'est pas avare, quand on voit les valeurs sociales traditionnelles perdre de leur force, ou les diverses autorités politiques, intellectuelles, journalistiques être tournées en dérision, on peut se poser la question : existe-t-il...
Lire la suite
Lire la suite
Les internautes ayant acheté Le réenchantement du monde ont également acheté :
Le Mot de l'éditeur : Le réenchantement du monde
Quand on observe tous les phénomènes de violence dont l'actualité n'est pas avare, quand on voit les valeurs sociales traditionnelles perdre de leur force, ou les diverses autorités politiques, intellectuelles, journalistiques être tournées en dérision, on peut se poser la question : existe-t-il encore une morale, universelle, applicable à tous, ou de multiples éthiques propres à des groupes donnés ? Il est bien connu que c'est lorsque quelque chose n'a plus de réalité qu'on en parle beaucoup. C'est ainsi que la Morale représente peut-être un monde qui n'est plus. Et c'est pour cela que de divers côtés, journalistes, hommes politiques entonnent, jusqu'à plus soif, des incantations en son nom. Mais comme il faut bien vivre ensemble, on voit se développer des éthiques particulières. Celles-ci traduisant ce «sentiment d'appartenance» propre aux tribus postmodernes. À partir d'exemples concrets, ce livre s'emploie à analyser le glissement d'une Morale sclérosée vers des éthiques en gestation. Celles d'un «réenchantement du monde» que l'auteur a été le premier à annoncer, il y a quelques années, et qu'il systématise ici.
Professeur à la Sorbonne, directeur du Centre d'études sur l'actuel et le quotidien (Paris-V), directeur du Centre de recherche sur l'imaginaire (MSH), Michel Maffesoli est l'auteur, entre autres ouvrages, du Temps des tribus, Du nomadisme et du Rythme de la vie.
Extrait du livre :
Il faut toujours, dans les problèmes essentiels, savoir prendre du recul afin de mieux comprendre la réalité empirique. Rechercher les ascendances les plus secrètes, et ce afin que les mots employés puissent devenir des paroles opérantes. À n'en pas douter, l'invisible est le noyau central à partir duquel s'organisent les choses humaines. Centralité souterraine, ai-je dit, qu'il faut savoir décrypter dans l'effervescence des phénomènes explosifs, ou dans la banalité de la vie quotidienne.
En accord avec le sens commun les pensées les plus aiguës savent bien que ce sont les idées qui mènent le monde. Encore faut-il prendre ses distances d'avec le conformisme intellectuel. Voire le mépriser tant ses évidences aplatissent la richesse du réel en réduisant à l'unité la multiplicité des différences.
D'où la nécessité de mettre en place une hétérologie, c'est-à-dire un savoir du multiple, seul capable de reconnaître la richesse du vivant. «Le bien connu, disait Hegel, par ceci tout juste qu'il est bien connu, n'est pas vraiment connu.» Et, en effet, ces idées qui gouvernent le monde, l'imaginaire en sa puissance fécondante, restent énigmatiques. Par bien des aspects nébuleuses et incertaines d'elles-mêmes. Elles n'en constituent pas moins le ciment structurant le sentiment d'appartenance dont on ne peut plus nier l'importance. Stricto sensu, des valeurs esthétiques autour desquelles s'agrègent, d'une manière têtue, les diverses tribus postmodernes.
Ainsi, l'évidence de la morale universelle, tout comme le moralisme bien-pensant qui en est l'expression, ne résiste plus aux coups de butoir forcenés des éthiques particulières. Cette distinction (morale-éthiques) s'impose dès lors que l'on constate ce qu'a de désuet, d'incantatoire, la profusion des bons sentiments. Dès lors, aussi, que l'on ne peut plus nier ou dénier la force agrégative de pratiques et de pensées hétérodoxes ; étranges et inquiétantes, mais non moins présentes dans la vie courante. C'est cette (re) émergence du paradoxe qui en appelle à une audacieuse hétérologie.
Professeur à la Sorbonne, directeur du Centre d'études sur l'actuel et le quotidien (Paris-V), directeur du Centre de recherche sur l'imaginaire (MSH), Michel Maffesoli est l'auteur, entre autres ouvrages, du Temps des tribus, Du nomadisme et du Rythme de la vie.
Extrait du livre :
Il faut toujours, dans les problèmes essentiels, savoir prendre du recul afin de mieux comprendre la réalité empirique. Rechercher les ascendances les plus secrètes, et ce afin que les mots employés puissent devenir des paroles opérantes. À n'en pas douter, l'invisible est le noyau central à partir duquel s'organisent les choses humaines. Centralité souterraine, ai-je dit, qu'il faut savoir décrypter dans l'effervescence des phénomènes explosifs, ou dans la banalité de la vie quotidienne.
En accord avec le sens commun les pensées les plus aiguës savent bien que ce sont les idées qui mènent le monde. Encore faut-il prendre ses distances d'avec le conformisme intellectuel. Voire le mépriser tant ses évidences aplatissent la richesse du réel en réduisant à l'unité la multiplicité des différences.
D'où la nécessité de mettre en place une hétérologie, c'est-à-dire un savoir du multiple, seul capable de reconnaître la richesse du vivant. «Le bien connu, disait Hegel, par ceci tout juste qu'il est bien connu, n'est pas vraiment connu.» Et, en effet, ces idées qui gouvernent le monde, l'imaginaire en sa puissance fécondante, restent énigmatiques. Par bien des aspects nébuleuses et incertaines d'elles-mêmes. Elles n'en constituent pas moins le ciment structurant le sentiment d'appartenance dont on ne peut plus nier l'importance. Stricto sensu, des valeurs esthétiques autour desquelles s'agrègent, d'une manière têtue, les diverses tribus postmodernes.
Ainsi, l'évidence de la morale universelle, tout comme le moralisme bien-pensant qui en est l'expression, ne résiste plus aux coups de butoir forcenés des éthiques particulières. Cette distinction (morale-éthiques) s'impose dès lors que l'on constate ce qu'a de désuet, d'incantatoire, la profusion des bons sentiments. Dès lors, aussi, que l'on ne peut plus nier ou dénier la force agrégative de pratiques et de pensées hétérodoxes ; étranges et inquiétantes, mais non moins présentes dans la vie courante. C'est cette (re) émergence du paradoxe qui en appelle à une audacieuse hétérologie.
Fiche détaillée : Le réenchantement du monde
| Auteur | Michel Maffesoli |
|---|---|
| Editeur | Table Ronde |
| Date de parution | janvier 2007 |
| ISBN | 2710329212 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
Michel Maffesoli : Autres articles
-
-
-
- Michel Maffesol...
- Michel Maffesol...
-
-
-
- Le réenchanteme...
- Michel Maffesol...
-
-
-
- Cahiers de l'im...
- Michel Maffesol...
-
-
-
- Apocalypse
- Michel Maffesol...
-
-
-
- Essai sur la vi...
- Michel Maffesol...
-












