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Le journal de Yaël Koppman Marianne Rubinstein
- Roman (broché). Paru en 08/2007
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En résumé : Le journal de Yaël Koppman
Avis de la Fnac : Le journal de Yaël Koppman
C’est quoi, la <i>chick lit</i> ? « Une littérature de nanas, <i>chick, chicken</i>, poulette, le genre Bridget Jones. Le personnage principal est une célibataire autour de la trentaine, plutôt jolie et talentueuse mais déprimée, qui n’a pas d’homme dans sa vie, etc. etc. Tu devrais essayer Yaël. Tu as le profil. De celle qui écrit l’histoire ou du personnage ? » Après avoir lu quelques spécimens du genre, Yaël Koppman en déduit quelques règles élémentaires : « ne pas avoir peur de parler de transpiration et de poils sous les bras », « situer le roman dans un milieu glamour », « égrener quelques références littéraires au fil du texte », « adopter un ton d’autodérision sympathique ». Après une réunion de rentrée à la fac, U.F.R. d’économie, où l’un de ses collègues évoque Keynes, Yaël trouve enfin sur quoi elle veut écrire. Ou plutôt sur qui : Angelica Garnett, fille des peintres Duncan Grant et Vanessa Bell, mariée à l’écrivain David Barnett (qui fut l’amant de son père, ce dernier ayant été celui de Keynes, de Lytton Strachey et du frère de Vanessa, Adrian Stephen), filleule de Maynard Keynes et nièce de Virginia Woolf. Yaël a lu ses deux livres autobiographiques et depuis, sa figure l’obsède. La <i>chick lit</i> n’est décidément pas pour elle, elle a toujours été à contre temps dans sa vie. À travers la vie de son sujet, c’est bientôt la sienne propre que contemple la jeune écrivaine. Roman au vitriol de la génération des années 70, dopé au dérisoire, <i>Le Journal de Yaël Koppman</i> séduit par sa pétillante intelligence.
Le Mot de l'éditeur : Le journal de Yaël Koppman
Quand cette dernière lui suggère de se désennuyer en écrivant de la Chick Lit, de la littérature de poulette – genre qui lui conviendrait parfaitement, glisse la perfide –, Yaël est piquée au vif : elle écrira, oui, mais sur la filleule de Keynes, son économiste préféré, qui était aussi la nièce de Virginia Woolf, son écrivain préféré. Bien consciente que la figure d’Angelica Garnett, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, lui tend un étrange miroir, elle se lance à corps perdu dans des recherches sur cette petite fille qui a grandi solitaire parmi les grandes figures de Bloomsbury, qui a vécu bien malgré elle la vie quasi communautaire de ces fantasques intellectuels des années vingt et assisté à leurs expériences sexuelles.
À travers la vie d’Angelica, c’est bientôt la sienne propre que contemple Yaël, celle de ces enfants des années soixante-dix curieusement frustrés que leurs parents n’aient pas renoncé à leurs utopies. Le constat est acide et sans illusion, et sous couvert d’un aimable récit autobiographique, Le Journal de Yaël Koppman devient le roman au vitriol d’une génération qui, si l’on en croit l’exemple de Yaël, finira par trouver son équilibre.
Fiche détaillée : Le journal de Yaël Koppman
| Auteur | Marianne Rubinstein |
|---|---|
| Editeur | Sabine Wespieser Eds |
| Date de parution | 23/08/2007 |
| Format | 14cm x 19cm |
| ISBN | 2848050551 |
| EAN | 978-2848050553 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 224 |
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