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Attention talent
Cochon d'allemand
- Knud Romer
- Roman (relié). Paru en 08/2007
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En résumé : "Cochon d'allemand" de Knud Romer
Kund Romer est né en 1960. Lauréat en 2006 de nombreux prix, Cochon d’Allemand est tout à la fois un roman autobiographique poignant et une fascinante fresque historique.
L'avis de la Fnac sur "Cochon d'allemand" de Knud Romer
« Lorsque la sonnerie annonçait la libération et la fin des ennuis pour tout le monde, les miens ne faisaient que commencer : le calvaire de la récréation. Tous savaient qui j’étais, on venait de le leur apprendre : j’étais un cochon d’Allemand, fils de « Mme le directeur », une nazie qui puait l’arrogance. Je passais la quasi-totalité du temps au centre d’un cercle formé par des garçons et des filles qui me bousculaient, me crachaient dessus et scandaient des injures. » Knud Romer a passé une enfance cauchemardesque à Nykobing, une petite ville du Danemark. Pour être né d’un père danois et d’une mère allemande, il est le souffre-douleur de l’école et vit dans un état de peur permanente. Les rues sont pour lui pleines d’un réel danger, il n’a pas d’amis et passe le plus clair de son temps à éviter les traquenards, les humiliations et les coups. « (…) nous voyions tout de dos, avions toujours affaire à des gens qui s’écartaient, puis s’éloignaient, chaque fois que mère les abordait. » Témoin toute sa jeunesse de l’ostracisme à l’égard de sa mère, il cherche à comprendre : comment une petite ville ordinaire peut-elle à ce point se liguer contre une seule et même famille ? Comment sa mère a-t-elle fait pour tenir, elle qui avait fuit le nazisme après avoir tout perdu ? Roman autobiographique, mais également vaste fresque où s’entremêlent l’histoire du Danemark et celle de l’Allemagne, Cochon d’Allemand est une réflexion bouleversante sur la sauvagerie de l’existence.
Mot de l'éditeur sur "Cochon d'allemand" de Knud Romer
Que signifie être une Allemande dans une petite ville danoise quelques années après la fin de la
Seconde guerre mondiale ? Que signifie être le fils d’une telle mère et d’un père danois ? Que ressent-on quand
on se fait traiter de “ cochon d’Allemand ” à chaque récréation ? Quand on est témoin de l’ostracisme permanent
à l’égard de sa mère ? Knud Romer le sait – pour avoir été ce “ cochon d’Allemand ” à Nykøbing Falster où il est
né en 1960 et où il a grandi. Il en a gardé des souvenirs épouvantables, qu’il a portés des années durant avant
de décrire l’enfer vécu – déguisé en une enfance ordinaire – dans son roman Cochon d’Allemand, paru en 2006
au Danemark.
Une oeuvre autobiographique donc, un roman à clé certes, un règlement de comptes sans doute. Mais avant
tout une oeuvre littéraire de premier ordre, l’évocation d’un monde qui ne se réduit nullement à la petite ville
de province : pour l’auteur, sa propre histoire est avant tout l’histoire de sa famille, de ses parents, de ses
grands-parents. En parlant d’eux, il nous fait remonter dans le temps, et l’horizon s’élargit : une suite de brèves
séquences fait défiler les personnages dans une Allemagne des années 30 et pendant la guerre ; puis au Danemark à la même époque. Le roman
est détaillé et coloré, écrit avec un style vigoureux et scintillant. Tout en décrivant l’isolement croissant d’une famille, il dépeint ses prédispositions
psychiques de plus en plus tordues : de la névrose autodestructrice à la cruauté malveillante, à la persécution, à la mort. Cochon d’Allemand,
bourré d’hyperbole et d’ambiguïté, ressemble presque à une histoire à dormir debout. L’humour, que l’on retrouve de par le roman, unit ses fils
divers et aide à rendre ses brutalités plus supportables. C’est un récit personnel, brut et sincère qui touche profondément le lecteur. En somme,
un petit livre d’une grande beauté, sans une fausse note, dense et compact.
Knud Romer, né en 1960, a étudié l’histoire littéraire comparée, se spécialisant en histoire de la
mentalité et en théorie de la fiction. Concepteur-rédacteur pour des agences publicitaires, il a également été
interprète dans les films Les Idiots de Lars von Trier et Allegro de Christoffer Boe. De plus, il a fait publier de
nombreux traités culturo-historiques sur des sujets aussi diversifiés que les pastilles de menthe et le suicide
autoérotique.
Fiche détaillée : "Cochon d'allemand" de Knud Romer
| Auteur | Knud Romer |
|---|---|
| Traduction | Elena Balzamo |
| Editeur | Allusifs Eds Les |
| Date de parution | 22/08/2007 |
| Format | 12 cm x 19 cm |
| ISBN | 2922868621 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 180 |
4
Avis en ligne. Note moyenne des internautes :
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excellent
Un internaute, france,le 15 décembre 2007
ce livre est à la fois émouvant, dur, révoltant et tellement réél. On ne s'en détache pas avant de l'avoir fini. Et même la lecture terminée, on y repense. C'est un livre qui marque.
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Très bien
Un internaute, Paris,le 15 décembre 2007
J'ai été séduit par ce livre. C'est un roman court mais puissant, qui va directement à l'essentiel. Né d'un père danois et d'une mère allemande,l'auteur nous raconte son histoire lorsqu'il était enfant.
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l'enfance victime de la discrimation
BERTRAND DIDIER, Rives (38),le 1 décembre 2007
Terrible destin que celui de cet enfant né d'une mère allemande au Danemark en 1950! Sa famille est montrée du doigt, les moqueries pleuvent, le père, la mère et le fils se replient sur eux-mêmes coomme pour mieux faire corps contre la bêtise et la méchanceté. Très bien écrit, enchevêtrant les histoires des branches paternelles et maternelles, ce livre touchant est une réussite (seul bémol: le 1er tirage comporte des coquilles grammaticales, sans doutes corrigées à l'avenir par l'Editeur)
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Grosse surprise!!!
Frédéric MEDA, Paris,le 21 octobre 2007
Cochon d'allemand est un roman puissant. Né d'un père danois et d'une mère allemande, l'auteur nous raconte les difficultés rencontrées lors de sa vie au Danemark pendant les années 60.

