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Les belles choses que porte le ciel Dinaw Mengestu, Anne Wicke
- Roman (broché). Paru en 08/2007
- En Stock
L’intégration est loin de n’être qu’une affaire de papiers. Comme son auteur,
Sepha est un Éthiopien qui a émigré aux États-Unis. Vingt ans après avoir
ouvert son épicerie dans la banlieue de Washington, il n’a jamais pu faire
venir sa mère ni son petit frère, et ressasse sans cesse l’histoire...
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En résumé : Les belles choses que porte le ciel
Grand prix des lectrices de Elle 2008
Né en 1978 à Addis-Abeba en Ethiopie, le jeune écrivain américain Dinaw Mengestu signe ici un profond premier roman sur le thème de l’exil et du dialogue des cultures.
Né en 1978 à Addis-Abeba en Ethiopie, le jeune écrivain américain Dinaw Mengestu signe ici un profond premier roman sur le thème de l’exil et du dialogue des cultures.
Avis de la Fnac : Les belles choses que porte le ciel
L’intégration est loin de n’être qu’une affaire de papiers. Comme son auteur,
Sepha est un Éthiopien qui a émigré aux États-Unis. Vingt ans après avoir
ouvert son épicerie dans la banlieue de Washington, il n’a jamais pu faire
venir sa mère ni son petit frère, et ressasse sans cesse l’histoire de l’Afrique,
gangrenée par les famines et les coups d’État. L’arrivée de Judith, une
femme blanche, et de sa fille métisse, Naomi, bouleverse Sepha dans son
coeur et dans ses fondamentaux intellectuels. Un premier roman brillant
sur les réfugiés politiques déracinés.
Dinaw Mengestu, jeune romancier américain né en Ethiopie en 1978, porte en lui de manière douloureuse la question de l’exil et des mouvements de population. Ayant fui avec sa famille l’Ethiopie en 1980 au moment de la révolution marxiste, l’écrivain devenu adulte creuse ici, sur le mode de la fiction, l’âpre problème du déracinement.
Dans ce livre, nous ferons la rencontre de Sepha, 36 ans, jeune homme originaire d’Ethiopie aujourd’hui à la tête d’une petite épicerie dans la banlieue de Washington. Avec deux amis africains un peu paumés, il vivote et ne peut s’empêcher de ressasser le sentiment d’un échec : celui d’avoir abandonné sa terre natale au profit d’un pays où il ne s’est pas réalisé pleinement, lui qui préfère la lecture des grands classiques de la littérature au commerce des canettes de Pepsi (le titre du livre vient d’ailleurs de Dante…). Et puis un jour, tout bascule dans la vie de Sepha suite à l’installation dans sa banlieue d’une femme blanche et de sa fillette, une petite métisse… Alors de posera de manière décisive et tragique pour lui la double question de la famille et du dialogue des cultures.<br>
Un très bon premier roman, sensible et lumineux dans ses implications humaines et politiques.
Merveilleux roman sur l'immigration. Langue poétique et ciselée, rapports humains vrais et bouleversants. Un premier pas prometteur dans le monde littéraire. Auteur à suivre.
Évelyne, adhérente Fnac
Dinaw Mengestu, jeune romancier américain né en Ethiopie en 1978, porte en lui de manière douloureuse la question de l’exil et des mouvements de population. Ayant fui avec sa famille l’Ethiopie en 1980 au moment de la révolution marxiste, l’écrivain devenu adulte creuse ici, sur le mode de la fiction, l’âpre problème du déracinement.
Dans ce livre, nous ferons la rencontre de Sepha, 36 ans, jeune homme originaire d’Ethiopie aujourd’hui à la tête d’une petite épicerie dans la banlieue de Washington. Avec deux amis africains un peu paumés, il vivote et ne peut s’empêcher de ressasser le sentiment d’un échec : celui d’avoir abandonné sa terre natale au profit d’un pays où il ne s’est pas réalisé pleinement, lui qui préfère la lecture des grands classiques de la littérature au commerce des canettes de Pepsi (le titre du livre vient d’ailleurs de Dante…). Et puis un jour, tout bascule dans la vie de Sepha suite à l’installation dans sa banlieue d’une femme blanche et de sa fillette, une petite métisse… Alors de posera de manière décisive et tragique pour lui la double question de la famille et du dialogue des cultures.<br>
Un très bon premier roman, sensible et lumineux dans ses implications humaines et politiques.
Merveilleux roman sur l'immigration. Langue poétique et ciselée, rapports humains vrais et bouleversants. Un premier pas prometteur dans le monde littéraire. Auteur à suivre.
Évelyne, adhérente Fnac
Le Mot de l'éditeur : Les belles choses que porte le ciel
«Un homme coincé entre deux mondes vit et meurt seul.
Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension.»
Né en 1978 à Addis-Abeba, Dinaw Mengestu et sa famille ont quitté l'Ethiopie, alors en proie à une terrible révolution, pour les Etats-Unis en 1980. Diplômé de la Columbia University, il a enseigné la littérature anglaise à Georgetown University, il collabore à divers magazines dont Harper's et Rolling Stone (où il a publié des reportages sur le Darfour et le Tchad). Le New York Times vient de solliciter sa collaboration. Les belles choses que porte le ciel, est en cours de traduction dans une dizaine de pays.
Extrait du livre :
J'AI PASSÉ les trois jours qui ont suivi, après qu'elle l'eut sorti de la bibliothèque, à lire Les Frères Karamazov avec Naomi. L'école était fermée pour les vacances, elle venait donc à la boutique tous les jours, très vite après son réveil. Sa mère l'habillait beaucoup trop chaudement pour cette courte marche, si bien que la première chose que Naomi devait faire lorsqu'elle entrait était d'enlever ces couches successives, qui semblaient faites pour l'isoler du quartier tout autant que du froid. Je gardais le tabouret installé pour elle derrière le comptoir, ainsi lorsqu'elle entrait elle savait où s'asseoir sans même demander. Elle empilait son manteau, ses gants, son pull, son chapeau et son écharpe dans un coin près de la caisse enregistreuse, avant de prendre le livre sous le comptoir où elle l'avait laissé la veille.
Lors de notre première matinée passée ensemble, Naomi avait demandé que ce soit moi qui lise d'abord.
«Allez, tu commences, dit-elle en posant le livre.
- Ça ne devrait pas être plutôt toi ? lui demandai-je.
- C'est pas comme ça que ça marche. D'abord c'est toi, et puis c'est moi.»
Je lus quarante ou cinquante pages ce jour-là. Naomi n'en lut aucune. Arrivé au bout de la première page, j'attendis qu'elle reprenne là où je m'étais arrêté, mais elle insista, d'une voix qui frisait la supplication, pour que je continue.
«Encore une», dit-elle tout d'abord.
Mais quand cette page fut lue, elle ajouta un autre «Encore une», jusqu'au moment où il y eut tant de «S'il te plaît», de «Je t'en prie», et de «Allez, s'il te plaît», que je me retrouvai totalement sans défense.
Je levais les yeux toutes les deux pages environ pour voir si Naomi me prêtait toujours attention, ce qui était bien sûr toujours le cas. Son attention, en fait, ne semblait jamais faiblir. Je la sentais parfois qui me regardait lorsque mes yeux étaient rivés sur la page, et je me rendais alors compte qu'elle enregistrait tout, pas seulement les mots, mais moi, aussi, ainsi que la scène que nous avions créée. Nous deux, un homme adulte, et une fillette assez jeune pour être sa fille, assis dans une épicerie, par une matinée d'hiver, pour lire un roman ensemble. Je m'efforçais de ne pas trop y penser, de me contenter de vivre le moment présent, mais c'était impossible. Chaque fois que je levais les yeux sur elle, je prenais conscience de la perfection de l'instant. Je me disais que des années plus tard je me souviendrais de cette période avec une nostalgie écrasante et dévastatrice, parce que, naturellement, je savais déjà à l'époque que je finirais par me retrouver tout seul. Et, chaque fois que cette prise de conscience menaçait de détruire la scène, Naomi faisait un petit quelque chose, comme tourner une page un peu trop tôt, ou bouger sur sa chaise, et, à nouveau, j'étais heureux.
Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension.»
Né en 1978 à Addis-Abeba, Dinaw Mengestu et sa famille ont quitté l'Ethiopie, alors en proie à une terrible révolution, pour les Etats-Unis en 1980. Diplômé de la Columbia University, il a enseigné la littérature anglaise à Georgetown University, il collabore à divers magazines dont Harper's et Rolling Stone (où il a publié des reportages sur le Darfour et le Tchad). Le New York Times vient de solliciter sa collaboration. Les belles choses que porte le ciel, est en cours de traduction dans une dizaine de pays.
Extrait du livre :
J'AI PASSÉ les trois jours qui ont suivi, après qu'elle l'eut sorti de la bibliothèque, à lire Les Frères Karamazov avec Naomi. L'école était fermée pour les vacances, elle venait donc à la boutique tous les jours, très vite après son réveil. Sa mère l'habillait beaucoup trop chaudement pour cette courte marche, si bien que la première chose que Naomi devait faire lorsqu'elle entrait était d'enlever ces couches successives, qui semblaient faites pour l'isoler du quartier tout autant que du froid. Je gardais le tabouret installé pour elle derrière le comptoir, ainsi lorsqu'elle entrait elle savait où s'asseoir sans même demander. Elle empilait son manteau, ses gants, son pull, son chapeau et son écharpe dans un coin près de la caisse enregistreuse, avant de prendre le livre sous le comptoir où elle l'avait laissé la veille.
Lors de notre première matinée passée ensemble, Naomi avait demandé que ce soit moi qui lise d'abord.
«Allez, tu commences, dit-elle en posant le livre.
- Ça ne devrait pas être plutôt toi ? lui demandai-je.
- C'est pas comme ça que ça marche. D'abord c'est toi, et puis c'est moi.»
Je lus quarante ou cinquante pages ce jour-là. Naomi n'en lut aucune. Arrivé au bout de la première page, j'attendis qu'elle reprenne là où je m'étais arrêté, mais elle insista, d'une voix qui frisait la supplication, pour que je continue.
«Encore une», dit-elle tout d'abord.
Mais quand cette page fut lue, elle ajouta un autre «Encore une», jusqu'au moment où il y eut tant de «S'il te plaît», de «Je t'en prie», et de «Allez, s'il te plaît», que je me retrouvai totalement sans défense.
Je levais les yeux toutes les deux pages environ pour voir si Naomi me prêtait toujours attention, ce qui était bien sûr toujours le cas. Son attention, en fait, ne semblait jamais faiblir. Je la sentais parfois qui me regardait lorsque mes yeux étaient rivés sur la page, et je me rendais alors compte qu'elle enregistrait tout, pas seulement les mots, mais moi, aussi, ainsi que la scène que nous avions créée. Nous deux, un homme adulte, et une fillette assez jeune pour être sa fille, assis dans une épicerie, par une matinée d'hiver, pour lire un roman ensemble. Je m'efforçais de ne pas trop y penser, de me contenter de vivre le moment présent, mais c'était impossible. Chaque fois que je levais les yeux sur elle, je prenais conscience de la perfection de l'instant. Je me disais que des années plus tard je me souviendrais de cette période avec une nostalgie écrasante et dévastatrice, parce que, naturellement, je savais déjà à l'époque que je finirais par me retrouver tout seul. Et, chaque fois que cette prise de conscience menaçait de détruire la scène, Naomi faisait un petit quelque chose, comme tourner une page un peu trop tôt, ou bouger sur sa chaise, et, à nouveau, j'étais heureux.
Fiche détaillée : Les belles choses que porte le ciel
| Auteur | Dinaw Mengestu |
|---|---|
| Traduction | Anne Wicke |
| Editeur | Albin Michel |
| Date de parution | 22/08/2007 |
| Collection | Terres d'amérique |
| Format | 15 cm x 23 cm |
| ISBN | 2226179763 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 320 |
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