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Un temps pour danser Alain Vincenot
- Essai (broché). Paru en 09/2007
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Un temps pour danser
Quelques pas qui frappent le sol en rythme et se répercutent dans l'espace. De la tenue, de la grâce, un port altier et des regards complices... C'est ainsi que l'on danse dans la France d'aujourd'hui avec une passion qui ne se dément pas.
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Le Mot de l'éditeur : Un temps pour danser
Un temps pour danser
Quelques pas qui frappent le sol en rythme et se répercutent dans l'espace. De la tenue, de la grâce, un port altier et des regards complices... C'est ainsi que l'on danse dans la France d'aujourd'hui avec une passion qui ne se dément pas.
Du menuet baroque de la cour de Louis XIV au hip-hop des cités en passant par le tango argentin, les danses yiddish, tziganes, asiatiques, africaines... À chacun sa chapelle.
Car danser, ce n'est pas seulement se projeter dans l'espace. C'est aussi revenir en arrière. Rejoindre, en deux, trois sauts, le pays d'où l'on vient.
Faire résonner de nouveau la place du village où l'on dansait jadis au coucher du soleil.
La danse a donc traversé la ronde des siècles. En brisant les barrières entre les individus et les générations. Et les cours de danse, véritables sociétés secrètes, n'ont jamais été aussi florissants.
Que dissimule ce phénomène de société ?
Alain Vincenot nous en fait découvrir mille acteurs singuliers.
Alain Vincenot a déjà publié France résistance : histoires de héros ordinaires, en 2004 et Je veux revoir Maman, en 2005, aux Éditions des Syrtes, ainsi que Fleurs de béton (Éd. Romillat) et Paroles de flics (Éd. Romillat).
Extrait du livre :
Fille de Zeus, «père des dieux et des hommes» selon Homère, et d'Héra, souvent flanquée d'un majestueux paon, la belle Hébé, mariée à Héraclès, dont elle eut deux fils, incarnait la jeunesse dans la mythologie grecque. À la table de Jupiter, elle servait l'ambroisie et le nectar qui protégeaient de la vieillesse les dieux de l'Olympe. En 1739, elle inspira Jean-Philippe Rameau dans un opéra-ballet, Les Fêtes d'Hébé, titre dont Cecilia Grácio Moura baptisa, en 2003, l'association qu'elle venait de créer. Celle-ci, précise son site Internet, «réunit des amateurs autour des danses de bal et de théâtre du XVe au XVIIIe siècle». Deux cours par semaine et quatre stages par an. Cinq degrés : deux s'adressent aux «débutants», deux aux «intermédiaires» et le dernier aux «avancés». Les Fêtes d'Hébé totalisent une soixantaine d'élèves, de 11 à 65 ans. Ils sont collégiens, lycéens, étudiants en musique, chimiste, informaticien, psychiatre, fonctionnaire international, ingénieur, styliste, costumière, veilleur de nuit, universitaire... Français, mais également Russes, Brésiliens, Portugais, Coréens, Japonais... «Tous ou presque, souligne Cecilia Grácio Moura, s'intéressent à un ou plusieurs aspects de cette période foisonnante, qui va de la Renaissance à Louis XVI. Politique, architecture, littérature, peinture, musique... La danse leur permet de mieux s'en pénétrer.» Des monarchistes cafardeux, égarés dans une actualité qui les perturbe, nostalgiques d'un temps où les nobles sires se poudraient tandis que les gentes dames arboraient mouche et éventail ? «Nullement. Us reflètent les différentes opinions politiques et viennent de milieux les plus divers. Ils n'ont rien de décalé.» Durant les cours, ils ne portent ni perruque, ni haut-de-chausses, ni rhingrave, ni bas, ni corps baleiné, ni jupon... Mais des jeans, des survêtements, des caleçons, des tee-shirts...
Cecilia peut disserter des heures sur la «Belle Danse», qu'à la cour de Versailles un gentilhomme se devait de cultiver au même titre que l'escrime et l'équitation. Ne procurait-elle pas «démarche noble et maintien gracieux» à quiconque ambitionnait de «s'annoncer dans le monde avec quelque avantage» ? En 1661, Louis XIV fonda une Académie royale destinée à former des maîtres à danser qui, pendant la première moitié du XVIIIe siècle, allaient répandre les bonnes manières à travers l'Europe. Il chargea aussi le directeur de l'institution, Pierre Beauchamps, de codifier cet art savant. En 1700, son successeur, Raoul-Auger Feuillet, remit au Roi-Soleil un traité intitulé Chorégraphie ou l'Art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs. Les deux hommes y avaient répertorié les moindres déplacements et mouvements du pied, du genou, de la hanche, du poignet, du coude, de l'épaule, indiquant quand il fallait glisser, sauter, se poser sur la demi-pointe, la pointe ou le talon... Une véritable bible pour Cecilia, intarissable sur la courante, «qui ouvrait les bals depuis le XVIe siècle» ; la forlane, «italienne du Frioul, la plus récente, elle date du XVIIIe» ; le menuet, «la plus connue» ; le passe-pied, «très enlevé» ; la bourrée, «venue d'Auvergne» ; le rigodon, «et ses accents de Provence» ; la gavotte, «originaire du haut Dauphiné» ; «les trois Espagnoles» : la sarabande, la chaconne et la passacaille ; la gigue, le tambourin, la canarie, la loure... «Des danses traditionnelles, que la cour du roi de France a affinées. Les pas, par exemple, n'étaient plus à plat, mais sur la demi-pointe. On décollait du sol.»
Fiche détaillée : Un temps pour danser
| Auteur | Alain Vincenot |
|---|---|
| Editeur | Rocher Eds Du |
| Date de parution | septembre 2007 |
| Collection | Documents |
| Format | 13cm x 21cm |
| ISBN | 226806333X |
| EAN | 978-2268063331 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
| Nombre de pages | 180 |
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