- » Livre
- »Femmes de plaisir
Femmes de plaisir François Bott
- Essai (broché). Paru en 10/2007
-
Expédié sous 4 à 8 jours
Lire la suite
Pour donner votre avis, veuillez vous identifier .
-
Vendu par
Web book
6,99 € d'occasion
+ Frais de port : 2,99 € -
En Stock
Ajouter au panier
-
Vendu par
LIBR CHAPITRE
12,54 € Neuf
+ Frais de port : 2,99 € -
En Stock
Ajouter au panier
Format ePub, PDF, AVE ou DAE ?
Pour télécharger vos livres numériques (couramment appelés eBook) plusieurs formats peuvent exister :
Le format ePub a été conçu pour optimiser la lecture sur les readers de livres numériques. Les formats ePub sont aussi consultables sur votre ordinateur grâce au logiciel Adobe Digital Editions, à télécharger gratuitement après votre achat.
Les fichiers au format PDF peuvent être lus sur les readers de livres numériques cependant nous vous conseillons une consultation sur votre ordinateur à l’aide du logiciel Adobe Digital Editions, à télécharger gratuitement après votre achat.
Les BD au format DAE et AVE sont lisibles uniquement depuis votre compte fnac.com. La lecture des BD numériques sur fnac.com se fait en streaming.
FermerLes internautes ayant acheté Femmes de plaisir ont également acheté :
En résumé : Femmes de plaisir
Le Mot de l'éditeur : Femmes de plaisir
François Bott a l'art, en quelques pages délicates et légères, de restituer une allure, une silhouette, une insolence à vivre. Un bonheur de lecture pour les amateurs de femmes.
François Bott a longtemps dirigé Le Monde des livres. Il a publié, entre autres ouvrages, au cherche midi, Dieu prenait-il du calé ?, Faut-il rentrer de Montevideo ?, Femmes extrêmes, Sur la planète des sentiments.
Extrait du livre :
Mme de Sévigné
L'alibi de la marquise
Dès les années 1660 et 1670, Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, semblait nous avertir qu'il y aurait en France deux écoles littéraires : celle des salons et celle des bistrots. Cette dame était réputée pour avoir trois passions dans l'existence : sa fille, sa correspondance... et le chocolat. La dernière de ces passions n'était pas la plus anodine. The last but not the least... Car je soupçonne la marquise de n'avoir pas aimé sa fille. Du moins, pas autant, pas vraiment. Ce qu'elle aimait surtout, c'était écrire. Lui écrire. «J'aime tant à vous écrire, ma fille, que je vous préfère absente», exilée dans une lointaine province... Terrible aveu de la part d'une mère. Voilà ce qu'on appelle un scoop en 2007. La bonne dame ne mâchait pas ses mots. Elle n'était pas si précautionneuse ni si prude. Parfois, elle ne redoutait pas de parler crûment, comme si elle avait fréquenté toute sa vie les bivouacs des mousquetaires et partagé les ripailles ou les chevauchées de M. d'Artagnan. Comme sa fille - cette coincée, cette pimbêche de Mme de Grignan - lui demandait, sur le ton du reproche, si elle n'avait pas employé le mot «foutre» la veille au soir, la marquise répondit : «J'ai dû dire le f et passer outre.» On imagine les lèvres pincées de Françoise, «La plus belle fille de France», selon sa mère. Même si c'était vrai, je vote pour la Sévigné. Je la préfère mille fois à Mme de Grignan.
Des générations de lycéens se sont demandé pourquoi cette marquise aimait tellement sa fille, qui le lui rendait si peu. Les voici renseignés et rassurés. À présent, ils savent que cette passion maternelle, ce penchant immodéré, n'était qu'un prétexte, un alibi pour satisfaire la gourmandise des mots, la boulimie d'écrire, et savourer les bonheurs que cela procure. Évoquant ses lettres, Mme de Sévigné disait que c'était «un torrent» qu'elle ne pouvait arrêter. Sans mettre en doute la sincérité de cet amour maternel, Sainte-Beuve lui-même parle d'une «contenance» que se donnait la marquise, d'un «éventail» qu'elle agitait. Presque un leurre. Que faisait Marie de son existence ? Je l'imagine épistolière du petit jour, tenant sa correspondance alors que Paris dormait encore, et parlant de métaphysique ou de ses rhumatismes. C'est une profession qui soutient l'administration des postes... Le reste du temps, la marquise appréciait les charmes du désoeuvrement. Elle menait une «vie de loisir et de causerie». L'après-midi, elle recevait quelques amies, dont Mme de La Fayette. Et l'on potinait, on papotait devant une tasse de chocolat. Marie était le meilleur exemple de ce qu'on appelle «l'esprit de conversation», car elle «mettait de l'art jusque dans sa vie. Négligemment», comme le dit encore Sainte-Beuve.
Fiche détaillée : Femmes de plaisir
| Auteur | François Bott |
|---|---|
| Editeur | Le Cherche-Midi |
| Date de parution | octobre 2007 |
| Collection | Amor Fati |
| ISBN | 2749106893 |
| EAN | 978-2749106892 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
François Bott : Autres articles
-
-
-
- Une minute d'absence
- François Bott
-
-
-
- Dieu prenait-il du café ?
- François Bott
-
-
-
- Femmes extrêmes
- François Bott
-
-
-
- Radiguet l'enfant avec une canne
- François Bott
-
-
-
- L'éclat de rire de la jeunesse
- François Bott
-
Découvrez la communauté cuisine »
Téléchargements ebooks »
4 CD ou DVD = 20 € »
2 Blu-ray achetés = le 3ème offert »
Découvrez la Sony PS Vita »
Tous les jeux de plein air »
Les 20 jours High-Tech Fnac »
Livres photo à partir de 8,90 € »
Meilleures ventes coffrets cadeaux »
Campings en France »
Plus de partage


Vous avez choisi d'être alerté sur les nouveautés
de