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Sigmund est fou et Freud a tout faux René Pommier
- Essai (broché). Paru en 01/2008
- Expédié sous 4 à 8 jours
Infatigable pourfendeur de tout ce qui lui paraît marqué par la prétention ou la sottise, René Pommier s'est fait connaître comme l'adversaire acharné de la «nouvelle critique», en s'en prenant dans sa thèse de doctorat au Sur Racine de Roland Bar thés. Ayant eu souvent l'occasion de voir que les...
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Le Mot de l'éditeur : Sigmund est fou et Freud a tout faux
Infatigable pourfendeur de tout ce qui lui paraît marqué par la prétention ou la sottise, René Pommier s'est fait connaître comme l'adversaire acharné de la «nouvelle critique», en s'en prenant dans sa thèse de doctorat au Sur Racine de Roland Bar thés. Ayant eu souvent l'occasion de voir que les commentaires les plus délirants selon lui étaient inspirés par le freudisme, il s'était promis de rompre un jour des lances avec le père de la psychanalyse.
Il a choisi de commencer par l'étude des rêves qui, selon Freud lui-même, est la partie de son oeuvre la plus apte à emporter la conviction de ses lecteurs. René Pommier pense, au contraire, que nulle part n'apparaît mieux la faiblesse d'une méthode d'interprétation qui ne retrouve jamais, dans les faits qu'elle étudie, que les idées préconçues qu'elle y a mises.
Freud jugeait sa découverte aussi importante pour l'idée que l'homme se fait de lui-même que celles de Copernic et de Darwin. René Pommier s'inscrit en faux contre cette prétention. S'il tient Copernic et Darwin pour de grands esprits et d'authentiques savants, il ne voit en Sigmund Freud qu'un homme mieux pourvu d'imagination que de bon sens et dont l'oeuvre ne peut en aucune manière être qualifiée de scientifique.
René Pommier a reçu en 1979 le Prix de la Critique de l'Académie française pour Assez décodé ! et l'Institut lui a décerné en 2007, sur proposition de l'Académie française, le Prix Alfred Verdaguer pour l'ensemble de son oeuvre.
Extrait du livre :
Pendant bien longtemps, je n'ai eu qu'une connaissance très incomplète de l'oeuvre de Freud, mais le peu que j'avais lu de lui et ce que je savais de ses théories avaient suffi à me convaincre que la psychanalyse ne méritait sans doute pas plus de crédit que la théologie ou l'astrologie et je m'étais promis de me mettre enfin, lorsque, étant à la retraite, j'aurais plus de loisirs, à lire Freud avec attention, et, comme mes amis m'incitaient à le faire, à entreprendre de le réfuter. Après avoir passé une bonne partie de sa vie à renverser les étals des marchands de salades, le vieux pourfendeur de fariboles que je suis n'aurait pas manqué d'éprouver au moment de mourir un grand regret, s'il n'avait au moins une fois essayé de rompre des lances avec celui qui aura été sans doute le plus grand imposteur du XXe siècle, Sigmund Freud.
Je n'entends pas pour autant passer au crible l'ensemble de ses écrits et de ses théories : il ne me resterait de toute façon pas assez d'années à vivre pour mener à bien une telle entreprise. J'ai donc choisi de me restreindre et de n'examiner qu'une seule des théories du fondateur de la psychanalyse, mais une théorie suffisamment importante pour qu'en la ruinant on puisse, sinon ruiner, du moins ébranler jusque dans ses fondements tout le système freudien.
Ayant toujours eu un faible pour les bébés et les tout-petits, ce qui m'avait d'abord le plus frappé dans les thèses de Freud, c'est le caractère complètement irréaliste de la vision qu'il a de la petite enfance. Il n'hésite pas en effet à prêter aux plus jeunes enfants une vie psychologique déjà complexe, alors qu'il suffit, me semble-t-il, de les observer un instant pour se rendre compte que l'âge des problèmes psychologiques n'est pas encore venu pour eux, non plus que celui des interrogations métaphysiques. Et c'est précisément pourquoi il est si rafraîchissant et si rassérénant de les regarder. Nul n'est moins complexé qu'un petit enfant. Seul, me semble-t-il, un esprit tordu peut penser le contraire. J'ai donc d'abord pensé à réfuter les thèses extravagantes de Freud relatives à la sexualité infantile, mais d'autres plus qualifiés que moi l'ont déjà fait, notamment Pierre Debray-Ritzen, qui m'honorait de son amitié. Aussi me suis-je contenté d'écrire un petit article encore inédit sur «Freud et l'amnésie infantile».
Extrait de l'introduction
Il a choisi de commencer par l'étude des rêves qui, selon Freud lui-même, est la partie de son oeuvre la plus apte à emporter la conviction de ses lecteurs. René Pommier pense, au contraire, que nulle part n'apparaît mieux la faiblesse d'une méthode d'interprétation qui ne retrouve jamais, dans les faits qu'elle étudie, que les idées préconçues qu'elle y a mises.
Freud jugeait sa découverte aussi importante pour l'idée que l'homme se fait de lui-même que celles de Copernic et de Darwin. René Pommier s'inscrit en faux contre cette prétention. S'il tient Copernic et Darwin pour de grands esprits et d'authentiques savants, il ne voit en Sigmund Freud qu'un homme mieux pourvu d'imagination que de bon sens et dont l'oeuvre ne peut en aucune manière être qualifiée de scientifique.
René Pommier a reçu en 1979 le Prix de la Critique de l'Académie française pour Assez décodé ! et l'Institut lui a décerné en 2007, sur proposition de l'Académie française, le Prix Alfred Verdaguer pour l'ensemble de son oeuvre.
Extrait du livre :
Pendant bien longtemps, je n'ai eu qu'une connaissance très incomplète de l'oeuvre de Freud, mais le peu que j'avais lu de lui et ce que je savais de ses théories avaient suffi à me convaincre que la psychanalyse ne méritait sans doute pas plus de crédit que la théologie ou l'astrologie et je m'étais promis de me mettre enfin, lorsque, étant à la retraite, j'aurais plus de loisirs, à lire Freud avec attention, et, comme mes amis m'incitaient à le faire, à entreprendre de le réfuter. Après avoir passé une bonne partie de sa vie à renverser les étals des marchands de salades, le vieux pourfendeur de fariboles que je suis n'aurait pas manqué d'éprouver au moment de mourir un grand regret, s'il n'avait au moins une fois essayé de rompre des lances avec celui qui aura été sans doute le plus grand imposteur du XXe siècle, Sigmund Freud.
Je n'entends pas pour autant passer au crible l'ensemble de ses écrits et de ses théories : il ne me resterait de toute façon pas assez d'années à vivre pour mener à bien une telle entreprise. J'ai donc choisi de me restreindre et de n'examiner qu'une seule des théories du fondateur de la psychanalyse, mais une théorie suffisamment importante pour qu'en la ruinant on puisse, sinon ruiner, du moins ébranler jusque dans ses fondements tout le système freudien.
Ayant toujours eu un faible pour les bébés et les tout-petits, ce qui m'avait d'abord le plus frappé dans les thèses de Freud, c'est le caractère complètement irréaliste de la vision qu'il a de la petite enfance. Il n'hésite pas en effet à prêter aux plus jeunes enfants une vie psychologique déjà complexe, alors qu'il suffit, me semble-t-il, de les observer un instant pour se rendre compte que l'âge des problèmes psychologiques n'est pas encore venu pour eux, non plus que celui des interrogations métaphysiques. Et c'est précisément pourquoi il est si rafraîchissant et si rassérénant de les regarder. Nul n'est moins complexé qu'un petit enfant. Seul, me semble-t-il, un esprit tordu peut penser le contraire. J'ai donc d'abord pensé à réfuter les thèses extravagantes de Freud relatives à la sexualité infantile, mais d'autres plus qualifiés que moi l'ont déjà fait, notamment Pierre Debray-Ritzen, qui m'honorait de son amitié. Aussi me suis-je contenté d'écrire un petit article encore inédit sur «Freud et l'amnésie infantile».
Extrait de l'introduction
Fiche détaillée : Sigmund est fou et Freud a tout faux
| Auteur | René Pommier |
|---|---|
| Editeur | De Fallois Eds |
| Date de parution | janvier 2008 |
| ISBN | 2877066495 |
| Illustration | Pas d'illustrations |














