- » Livre
- »Simone de Beauvoir, le goût d'une vie
Simone de Beauvoir, le goût d'une vie Jean Luc Moreau
- Biographie (broché). Paru en 01/2008
-
Expédié sous 4 à 8 jours
Lire la suite
Pour donner votre avis, veuillez vous identifier .
Pour une maman numérique, offrez le Kobo by Fnac, la liseuse numérique tactile et légère.
-
Vendu par
LIBR CHAPITRE
21,23 € Neuf
+ Frais de port : 2,99 € -
En Stock
Ajouter au panier
-
Vendu par
QUARTIERLATIN
21,98 € Neuf
+ Frais de port : 2,99 € -
En Stock
Ajouter au panier
Format ePub, PDF, AVE ou DAE ?
Pour télécharger vos livres numériques (couramment appelés eBook) plusieurs formats peuvent exister :
Le format ePub a été conçu pour optimiser la lecture sur les readers de livres numériques. Les formats ePub sont aussi consultables sur votre ordinateur grâce au logiciel Adobe Digital Editions, à télécharger gratuitement après votre achat.
Les fichiers au format PDF peuvent être lus sur les readers de livres numériques cependant nous vous conseillons une consultation sur votre ordinateur à l’aide du logiciel Adobe Digital Editions, à télécharger gratuitement après votre achat.
Les BD au format DAE et AVE sont lisibles uniquement depuis votre compte fnac.com. La lecture des BD numériques sur fnac.com se fait en streaming.
FermerLes internautes ayant acheté Simone de Beauvoir, le goût d'une vie ont également acheté :
Le Mot de l'éditeur : Simone de Beauvoir, le goût d'une vie
Fut-elle toujours fidèle à cette volonté ? Manifesté dès l'enfance, son appétit de vivre, de lire et d'écrire aura poussé l'auteur du Deuxième Sexe à accueillir l'ambiguïté, la contradiction, parfois même la duplicité comme autant d'expériences de soi. Jusqu'au dégoût lorsque, à l'approche de la vieillesse, Sartre lui-même vint à lui manquer : n'était-il pas son lecteur capital ?
Avec leurs miroirs déformants, leurs trompe-l'oeil, leurs faux espoirs et leurs désespoirs, les textes de Beauvoir sont une matière vivante arrachée à «cette mine d'or [...], toute une vie à vivre». Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Le projet d'une oeuvre-vie, insiste Jean-Luc Moreau dans ce récit d'un combat mené depuis l'adolescence pour opposer le «goût de soi» aux stéréotypes.
Et si Beauvoir tout entière était bien dans ses livres ? À notre époque d'identification aux images et d'uniformisation du goût, se pourrait-il qu'ils redonnent sens et actualité à l'existentialisme ? C'est tout l'enjeu de ce portrait biographique, qui place Simone de Beauvoir à l'épreuve d'elle-même et face aux exigences de sa liberté.
Essayiste, nouvelliste, traducteur né en 1947, Jean-Luc Moreau est Le théoricien de la «Nouvelle Fiction», auquel il a consacré un ouvrage fondateur (Critérion, 1998). On lui doit l'album Le Paris de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir (Chêne, 2001), ainsi qu une étude remarquée, Sartre, voyageur sans billet (Fayard, 2005).
Extrait du livre :
Juste avant de mettre le point final au dernier tome de ses mémoires, Tout compte fait, Simone de Beauvoir entend cerner la nature de son apport particulier à la littérature, ce qui d'après elle la caractérise en tant qu'écrivain. Ce n'est pas la nature de son travail autobiographique qu'elle veut ainsi spécifier, mais celle de toute son oeuvre.
Le livre paraît en 1972. Elle se doute qu'elle n'écrira plus, ou très peu. Elle meurt en effet quatorze ans plus tard, n'ayant ajouté à son oeuvre que le récit de la mort de Sartre, La Cérémonie des adieux. Un recueil de nouvelles paraît bien en 1979, Quand prime le spirituel, mais plutôt à titre de document. Écrit en 1937, il s'était vu refusé par deux éditeurs. Elle lui trouve d'ailleurs bien des défauts. Lorsqu'elle publie Tout compte fait, elle a en réalité déjà publié sa dernière oeuvre de fiction, La Femme rompue, en 1967, et son dernier essai, La Vieillesse, en 1970.
Contrairement à Sartre, qui n'a pas le sentiment d'avoir écrit les livres dont, à douze ans, il se voyait déjà l'auteur, elle ne relève pas de rupture entre ce qu'elle avait projeté et ce qu 'elle a réalisé, du moins quant aux «intentions». Elle n'a «pas été une virtuose de l'écriture», ne s'est pas davantage faite l'émule de Virginia Woolf, Proust ou Joyce. Mais tel n'était pas son «dessein». Alors, quel était-il ? Elle le précise, tout en établissant dans quelle mesure elle l'a mené à bien : «Je voulais me faire exister pour les autres en leur communiquant le goût de ma propre vie : j'y ai à peu près réussi.»
Restituer le goût de sa vie par le biais de l'écriture, quel étonnant projet ! Quelle difficulté, sans aucun doute ! Ou quelles difficultés, bien plutôt. Dans Les Mandarins, où elle a voulu montrer à ses lecteurs en quoi consiste vraiment le travail d'un écrivain, elle en expose deux, par personnage interposé. Il faut croire qu'elle a tenté de les surmonter. L'un des deux auteurs qu'elle met en scène, et dans lequel elle a avoué avoir mis beaucoup d'elle-même, se désole de l'impasse où il se trouve, s'interroge sur ce qu'il doit écrire, pour autant que publier des livres soit encore justifié.
C'est l'après-guerre. L'esprit de la Résistance, dans lequel il a tant cru, s'est délité. Le sacrifice des morts a été oublié, trahi. Tous ses espoirs, liés à la dynamique de la Libération, lui ont été en quelque sorte volés. Écrire lui paraît désormais impossible, compte tenu de son projet : «"Dire le goût de ma vie. "Elle n'avait plus de goût parce que les choses n'avaient plus de sens.» De quoi le désarçonner. Ce n'est pas du tout ce à quoi il pouvait s'attendre lorsqu'il définissait ses intentions, sans peut-être se rendre compte qu'il en indiquait aussi les limites : «"Essayer de rendre le goût de ma vie" comme s'il s'était agi d'un parfum étiqueté, marque déposée, le même à travers toutes les années.»
À Simone de Beauvoir également, il est arrivé que sa vie perde de son goût, le perde tout à fait ou prenne celui de l'amertume. Elle a dû faire face à la vacharde satisfaction de la critique et à la déception d'une bonne partie de ses lecteurs, ayant cru que son optimisme naturel, son insatiable appétit de bonheur étaient les composantes d'un «parfum étiqueté, marque déposée».
Communiquer le goût de sa propre vie. Quel étonnant- et dangereux - projet, en effet, que celui en fonction duquel Simone de Beauvoir juge elle-même son oeuvre et la prétend «à peu près» réussie ! Mais quelle incitation à la relire, pour mesurer de notre côté le degré de sa réussite !
Fiche détaillée : Simone de Beauvoir, le goût d'une vie
| Auteur | Jean Luc Moreau |
|---|---|
| Editeur | Ecriture |
| Date de parution | janvier 2008 |
| ISBN | 2909240770 |
| EAN | 978-2909240770 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
Jean Luc Moreau : Autres articles
-
-
-
- Talents de verre
- Marie-José Bert...
-
-
-
- Dans ma famille
- Jean Luc Moreau...
-
-
-
- Parlons oudmourte
- Jean Luc Moreau
-
-
-
- Camus, l'intouchable
- Jean Luc Moreau
-
-
-
- Les maléfices de Barbeverte
- Jean Luc Moreau
-
Découvrez la communauté cuisine »
Téléchargements ebooks »
4 CD ou DVD = 20 € »
2 Blu-ray achetés = le 3ème offert »
Découvrez la Sony PS Vita »
Tous les jeux de plein air »
Les 20 jours High-Tech Fnac »
Livres photo à partir de 8,90 € »
Meilleures ventes coffrets cadeaux »
Campings en France »
Plus de partage


Vous avez choisi d'être alerté sur les nouveautés
de