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Dans la ville des veuves intrépides James Canon, Robert Davreu

  • Roman (broché). Paru en 03/2008
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Après que les guérilleros ont contraint les mâles d’un village colombien à s’enrôler, Mariquita devient un monde sans hommes. Mais pas sans âme. D’abord désorientées, les femmes comprennent bien vite comment profiter de leur liberté nouvelle et comment asseoir leurs pouvoirs, tant social que...
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Avis de la Fnac : Dans la ville des veuves intrépides

Après que les guérilleros ont contraint les mâles d’un village colombien à s’enrôler, Mariquita devient un monde sans hommes. Mais pas sans âme. D’abord désorientées, les femmes comprennent bien vite comment profiter de leur liberté nouvelle et comment asseoir leurs pouvoirs, tant social que politique. Une fable moderne audacieuse et pleine d’humour, peuplée de portraits fantasques et réalistes à travers les veuves et les soldats. Les amazones sont-elles de retour ? La guerre des sexes n’est pas loin.

Le Mot de l'éditeur : Dans la ville des veuves intrépides

Baroque, foisonnante, éblouissante de fantaisie, la chronique tragico-burlesque d'une bourgade perdue au fin fond de la Colombie. Un roman brillant, inventif, hilarant, par le fils spirituel de Garcia Marquez et de Vargas Llosa.

Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes du village, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer.
Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders politiques de choc, instigatrices flamboyantes d'un nouvel ordre social.
Ainsi, les très moustachues soeurs Morales décident de remédier à leur condition de célibataires frustrées en créant un bordel ambulant ; Francisca, la veuve d'un grippe-sou notoire, mène la grande vie après avoir découvert le magot de son mari.
Et surtout, Mariquita peut compter sur la tenace Rosalba, la veuve du brigadier, auto-proclamée maire, et sur le padre Rafaël, seul rescapé de la gent masculine, qui n'hésite pas à se porter volontaire pour assurer la procréation de la nouvelle génération...

James Canon est né et a grandi en Colombie. Après des études de publicité à l'université Jorge Tadeo Lozano de Bogota, à vingt-cinq ans, il part étudier l'anglais à New York. Tout en prenant des cours à la New York University, il commence à écrire. Diplômé de l'université de Columbia, il a reçu le prix d'excellence Henfield dans la catégorie fiction. Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreuses revues littéraires et dans des anthologies comme Bésame Mucho (Painted Leaf Press) et Virgins, Guérillas & Locas (Cleis Press). James Canon vit à New York. Dans la ville des veuves intrépides est son premier roman.

«Un conte enjoué et souvent grinçant, plein de charme et de mordant. Un enchantement.»
The Washington Post

«Le roman brillant de James Canon fait preuve d'un pouvoir d'imagination dans tous les domaines politique, philosophique, sexuel, religieux et magique [...]. Un premier roman hypnotisant.»
Elle Magazine

«L'écriture simple et puissante de James Canon, touchée par la grâce de l'humour et du réalisme magique, ne vacille jamais.»
The New Yorker

«Les débuts magiques de James Canon. Audacieux et plein d'esprit, un premier roman des plus réussis. S'attelant à des genres aussi variés que la politique, le féminisme, l'histoire, la religion et la culture latino-américaine, mélangeant de façon étonnamment convaincante un humour irrésistible et une chronique poignante du chaos et de la dévastation d'une société déchirée par les conflits civils.»
Kirkus Reviews

Traduit de l'américain par Robert Davreu.

Extrait du livre :
Le jour où les hommes disparurent

Mariquita, le 15 novembre 1992

LE JOUR OU LES HOMMES DISPARURENT commença comme un dimanche matin ordinaire à Mariquita : les coqs oublièrent d'annoncer l'aube, le sacristain ne se réveilla pas à temps, la cloche de l'église n'appela point les fidèles à assister à l'office des matines, et (comme chaque dimanche depuis les dix dernières années) une seule personne se montra à la messe de six heures : dona Victoria viuda de Morales, la veuve Morales. Celle-ci était habituée à cette routine, de même que le padre Rafaël. Les toutes premières fois, cela avait été gênant pour eux deux : le petit prêtre presque invisible derrière la chaire, prononçant son homélie ; la veuve assise seule au premier rang, grande et bien en chair, complètement immobile, la tête couverte d'un voile noir qui lui descendait jusque sur les épaules. À la longue, ils décidèrent de se débarrasser de la cérémonie et prirent l'habitude de s'asseoir dans un coin à boire du café et à papoter. Le jour où les hommes disparurent, le padre Rafaël se plaignit auprès de la veuve de la diminution sévère des revenus de la paroisse, et ils discutèrent des dif­férentes façons de relancer la dîme payée par les fidèles. Après leur causette, ils convinrent de laisser tomber la confession, mais la veuve reçut néanmoins la communion. Ensuite, elle récita quelques prières avant de rentrer chez elle.
Par la fenêtre ouverte de son salon, la veuve Morales entendit les marchands ambulants essayer d'intéresser les lève-tôt à leurs amuse-gueule : «¡ Morcillas !» «¡ Empa-nadas !» «¡ Chicharrones !» Elle ferma la fenêtre, plus incommodée par l'odeur désagréable des boudins et de la friture que par les voix stridentes qui en vantaient les mérites. Elle réveilla ses trois filles et son unique fils avant de retourner à la cuisine, où elle sifflota un cantique en préparant le petit déjeuner pour sa famille.

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Fiche détaillée : Dans la ville des veuves intrépides

Auteur James Canon
Traduction Robert Davreu
Editeur Belfond
Date de parution mars 2008
Collection Littérature étrangère
Format 14 cm x 23 cm
ISBN 2714443486
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 430

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