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Textile Orly Castel-Bloom, Rosie Pinhas-Delpuech
- Roman (broché). Paru en 02/2008
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Portrait d’une famille de la bourgeoisie de Tel-Aviv composée d’un couple et de ses deux enfants,
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Le Mot de l'éditeur : Textile
Portrait d’une famille de la bourgeoisie de Tel-Aviv composée d’un couple et de ses deux enfants, Textile narre la tranquille désagrégation, ici et maintenant, d’un microcosme humain qui, sans drame spectaculaire, sombre dans la consommation des pathétiques clichés que lui vend trop efficacement la société contemporaine. Une fable d’une inquiétante familiarité.
Portrait d’une famille de la upper middle class israélienne de Tel-Aviv, composée d’un couple et de ses deux enfants, Textile s’ouvre sur le personnage de la mère, Mandy Gruber, quinquagénaire et heureuse propriétaire d’une usine de pyjamas « pur coton biologique » dont fait le plus grand cas une fidèle clientèle de juifs orthodoxes. Quand elle ne dirige pas son entreprise, Mandy se fait hospitaliser pour subir diverses opérations de chirurgie esthétique – dont la dernière en date a pour but l’implantation d’omoplates juvéniles plus « sexy » –, interventions qui ont le mérite de l’anesthésier, au sens propre comme au sens figuré, la libérant momentanément des inquiétudes qui la ravagent quant au sort de son fils, lequel est en train de faire ses trois ans de service militaire…
Quant à son époux, Irad Gruber, candidat au prix Nobel, il est en train d’inventer pour le compte de l’armée une combinaison textile susceptible d’assurer la sécurité des citoyens d’Israël (et de la planète) contre les attentats kamikazes. Il part, à cet effet, poursuivre ses recherches dans un laboratoire aux Etats-Unis.
Leur fils, Dael, accomplit son service tout en s’adonnant compulsivement à la lecture, cependant que la jeune fille de la maison, Lirit, ayant rompu avec la société en général et avec sa mère en particulier, s’est mise en ménage avec un néo-baba-cool, avec lequel elle vit en plein désert du Néguev où ils se consacrent ensemble à l’agriculture biologique.
Soit quatre personnages, inconsistants, évidés par la société, par les clichés dont ils sont les otages, dans leur vie comme dans leur langage…
De même que dans Les Radicaux libres ou Parcelles humaines mais, cette fois, à un niveau paroxystique, une cellule familiale se désagrège, cède à la déshérence sans raison particulière, sans drame spectaculaire – microcosme humain qui, s’étant effrité, tombe, à son insu, tout simplement et tranquillement en poussière.
Comme à son habitude, la romancière joue sur le registre d’une certaine trivialité contemporaine dont elle s’entend avec un art consommé à convoquer les pires clichés qu’elle détourne au moyen d’une distance qui s’incarne dans la voix d’une narratrice observant le manège à la manière de quelque Dieu ironique — et parfois compatissant — accablé par le spectacle qu’offrent ses pathétiques créatures. Une fable d’une inquiétante familiarité.
L’AUTEUR
Orly Castel-Bloom est née en 1960 à Tel-Aviv, où elle a étudié le cinéma à l’université et où elle vit encore aujourd’hui. Comptée parmi les auteurs qui ont su provoquer ces vingt dernières années un changement considérable dans la littérature hébraïque, elle a reçu en 1990 le prix de Tel-Aviv pour la littérature.
Chez Actes Sud, elle a publié quatre romans, Dolly City (1993), Où je suis (1995), La Mina Lisa (1998), Parcelles Humaines (2004) et un recueil de nouvelles, Les Radicaux libres (2003)
Portrait d’une famille de la upper middle class israélienne de Tel-Aviv, composée d’un couple et de ses deux enfants, Textile s’ouvre sur le personnage de la mère, Mandy Gruber, quinquagénaire et heureuse propriétaire d’une usine de pyjamas « pur coton biologique » dont fait le plus grand cas une fidèle clientèle de juifs orthodoxes. Quand elle ne dirige pas son entreprise, Mandy se fait hospitaliser pour subir diverses opérations de chirurgie esthétique – dont la dernière en date a pour but l’implantation d’omoplates juvéniles plus « sexy » –, interventions qui ont le mérite de l’anesthésier, au sens propre comme au sens figuré, la libérant momentanément des inquiétudes qui la ravagent quant au sort de son fils, lequel est en train de faire ses trois ans de service militaire…
Quant à son époux, Irad Gruber, candidat au prix Nobel, il est en train d’inventer pour le compte de l’armée une combinaison textile susceptible d’assurer la sécurité des citoyens d’Israël (et de la planète) contre les attentats kamikazes. Il part, à cet effet, poursuivre ses recherches dans un laboratoire aux Etats-Unis.
Leur fils, Dael, accomplit son service tout en s’adonnant compulsivement à la lecture, cependant que la jeune fille de la maison, Lirit, ayant rompu avec la société en général et avec sa mère en particulier, s’est mise en ménage avec un néo-baba-cool, avec lequel elle vit en plein désert du Néguev où ils se consacrent ensemble à l’agriculture biologique.
Soit quatre personnages, inconsistants, évidés par la société, par les clichés dont ils sont les otages, dans leur vie comme dans leur langage…
De même que dans Les Radicaux libres ou Parcelles humaines mais, cette fois, à un niveau paroxystique, une cellule familiale se désagrège, cède à la déshérence sans raison particulière, sans drame spectaculaire – microcosme humain qui, s’étant effrité, tombe, à son insu, tout simplement et tranquillement en poussière.
Comme à son habitude, la romancière joue sur le registre d’une certaine trivialité contemporaine dont elle s’entend avec un art consommé à convoquer les pires clichés qu’elle détourne au moyen d’une distance qui s’incarne dans la voix d’une narratrice observant le manège à la manière de quelque Dieu ironique — et parfois compatissant — accablé par le spectacle qu’offrent ses pathétiques créatures. Une fable d’une inquiétante familiarité.
L’AUTEUR
Orly Castel-Bloom est née en 1960 à Tel-Aviv, où elle a étudié le cinéma à l’université et où elle vit encore aujourd’hui. Comptée parmi les auteurs qui ont su provoquer ces vingt dernières années un changement considérable dans la littérature hébraïque, elle a reçu en 1990 le prix de Tel-Aviv pour la littérature.
Chez Actes Sud, elle a publié quatre romans, Dolly City (1993), Où je suis (1995), La Mina Lisa (1998), Parcelles Humaines (2004) et un recueil de nouvelles, Les Radicaux libres (2003)
Fiche détaillée : Textile
| Auteur | Orly Castel-Bloom |
|---|---|
| Traduction | Rosie Pinhas-Delpuech |
| Editeur | Actes Sud |
| Date de parution | février 2008 |
| Format | 12 cm x 22 cm |
| ISBN | 2742773908 |
| Illustration | Illustrations couleur |
| Nombre de pages | 236 |
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