Les déferlantes Claudie Gallay Voir tout son univers

  • Roman (broché). Paru en 02/2008
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La Fnac avait déjà salué Claudie Gallay en 2004 en lui accordant la distinction Attention Talent pour
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Un jour de grande tempête sur la pointe de la Hague,Lambert revient 40 ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et petit frère.La narratrice ornithologue,intriguée par cet homme,va découvrir le mystère et les secrets de cette noyade et mettre à jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg.
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Claudie Gallay
Claudie Gallay a situé son histoire en Normandie, à côté d'Omonville, le village où Prévert avait sa maison. On s'y croirait. On est happé dès les premières pages par la haine, la jalousie, les secrets de tout ce petit monde. Un grand livre.

En résumé : Les déferlantes


Grand Prix des lectrices de Elle 2009
Lire le premier chapitre :
Sur le Cotentin, entre ciel et mer, un homme revient… Un roman envoûtant.

Avis de la Fnac : Les déferlantes

La Fnac avait déjà salué Claudie Gallay en 2004 en lui accordant la distinction Attention Talent pour Seule Venise. Avec la publication des Déferlantes, il est difficile de ne pas de nouveau reconnaître la force littéraire et poétique de Claudie Gallay. Nous sommes ici sur les rivages du Cotentin, non loin des lieux où s’est retiré Prévert. La narratrice est une employée du Centre Ornithologique qui observe les oiseaux sur la lande. Un jour de grande tempête, elle rencontre Lambert. Un homme mystérieux qui, semble-t-il, revient de loin avec un drôle de secret vissé au corps et au coeur…
Un très beau roman, âpre et iodée, à fleur d’eau, de silence et de sentiments.



Intensément, nous découvrons la vie d’un petit village du Cotentin où vivent, en marge, quelques originaux : la vieille Nan, Max l’idiot du village, ou Lili, patronne de bar. Ornithologue, la narratrice s’intéresse à ces drôles d’oiseaux que sont les hommes, bientôt captivée par l’histoire de Lambert, tandis que lentement le bruit de lamer nous grise.

Le Mot de l'éditeur : Les déferlantes

La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

Dans ce livre dense en personnages et en rebondissements, Claudie Gallay nous convainc une nouvelle fois de la singularité de son univers romanesque. Les déferlantes est son cinquième roman publié dans la collection La brune, après l'excellent accueil de ses deux derniers, Seule Venise et Dans l'or du temps.

Née en 1961, Claudie Gailay vit dans le Vaucluse. C'est l'un des auteurs majeurs de La brune. Les déferlantes est son cinquième livre dans la collection, dont les deux derniers, Seule Venise (2004, prix Folies d'encre, Babel 2006) et Dans l'or du temps (2006, à paraître en Babel en mars 2008), ont conquis les lecteurs.

Extrait du livre :
La première fois que j'ai vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large.
Il était arrivé un peu après moi et il s'était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu'il pleurait.
Je l'ai regardé, pas parce qu'il avait choisi la plus mauvaise table, ni pour cette grimace sur le visage. Je l'ai regardé parce qu'il fumait comme toi, les yeux dans le vague, en frottant son pouce sur ses lèvres. Des lèvres sèches, peut-être plus sèches que les tiennes.
J'ai pensé qu'il était journaliste, une tempête d'équinoxe, ça pouvait faire quelques bonnes photos. Derrière la digue, le vent creusait les vagues, boutait les courants, ceux du Raz Blanchard, des fleuves noirs venus de très loin, des mers plus au nord ou des tréfonds de l'Atlantique.
Morgane est sortie de l'auberge. Elle a vu Lambert.
- Vous n'êtes pas d'ici, elle a dit en lui demandant ce qu'il voulait.
Elle avait le ton maussade des jours où elle devait servir des clients quand le temps était mauvais.
- Vous êtes là pour la tempête ? Il a fait non avec la tête.
- Alors c'est pour Prévert ? Tout le monde vient là pour Prévert...
- Je cherche un lit pour la nuit, il a fini par dire. Elle a haussé les épaules.
- On fait pas hôtel.
- Je peux trouver ça où ?
- Il y en a un au village, en face de l'église... ou alors à la Rogue. À l'intérieur des terres. Mon patron a une amie, une Irlandaise, elle tient une pension... Vous voulez son numéro ?
Il a hoché la tête.
- Et manger, c'est possible ?
- C'est trois heures...
- Et alors !
- À trois heures, c'est jambon-beurre.
Elle a montré le ciel, la barre de nuages qui avançait. Le soleil filtrait un peu par en dessous. Dix minutes encore et il ferait nuit.
- Ça va être le déluge ! elle a dit.
- Le déluge n'empêche rien. Six huîtres avec un verre de vin ?
Morgane a souri. Lambert était plutôt beau gosse. Elle a eu envie de lui tenir tête.
- En terrasse, on sert seulement les boissons.
Je buvais un café noir à deux tables derrière lui. Il n'y avait pas d'autres clients. Même à l'intérieur, c'était vide.
Des petites plantes au feuillage gris prenaient racine dans les fissures des pierres. Avec le vent, elles semblaient ramper.
Morgane a soupiré.
- Faut que je demande au patron.
Elle s'est arrêtée à ma table, ses ongles rouges pianotant sur le rebord de bois.

Avis des internautes : Les déferlantes

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Fiche détaillée : Les déferlantes

Auteur Claudie Gallay
Editeur Rouergue Eds Du
Date de parution février 2008
Collection La Brune
Format 14 cm x 21 cm
ISBN 2841569349
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 524

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