L'homme qui tombe Don De Lillo

  • Roman (broché). Paru en 04/2008
  • Expédié sous 4 à 8 jours
« Ce n’était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie et de cendres et de presque nuit. Il marchait vers le nord dans les gravats et la boue et des gens le dépassaient en courant, avec des serviettes de toilette contre la figure ou des vestes par-dessus la tête. Ils pressaient des...
Lire la suite
  • Coup de cœur  Coup de cœur

Pour donner votre avis, veuillez vous identifier.

  • Picto de réduction 20,90 €   22 €

Livraison gratuite (voir conditions)

Expédié sous 4 à 8 jours

Plus d'offres en stock
  • Vendu par QUARTIERLATIN
    21,95 € Neuf
    + Frais de port : 3.99 €
  • En Stock

    Ajouter au panier
  • Vendu par Universite
    22 € Neuf
    + Frais de port : 3.99 €
  • En Stock

    Ajouter au panier
 

Les internautes ayant acheté L'homme qui tombe ont également acheté :

En résumé : L'homme qui tombe

Couronné par les distinctions les plus prestigieuses (dont The National Book Award, le PEN/Faulkner Award, et le Jerusalem Prize 1999), Don DeLillo s’est imposé comme un auteur culte sur le plan international.

Avis de la Fnac : L'homme qui tombe

« Ce n’était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie et de cendres et de presque nuit. Il marchait vers le nord dans les gravats et la boue et des gens le dépassaient en courant, avec des serviettes de toilette contre la figure ou des vestes par-dessus la tête. Ils pressaient des mouchoirs sur leur bouche. Ils avaient des chaussures à la main, une femme avec une chaussure dans chaque main, qui le dépassait en courant. Ils couraient et ils tombaient, pour certains, désorientés et maladroits, avec les débris qui tombaient autour d’eux, et il y avait des gens qui se réfugiaient sous des voitures. Le grondement était encore dans l’air, le fracas de la chute. Voilà ce qu’était le monde à présent. » Le 11 septembre 2001, Keith, est pétri de cendres et tient une mallette qui n’est pas la sienne. Il a du verre dans les cheveux et sur le visage. Il vient d’échapper au chaos et se réfugie instinctivement chez Lianne, son ex-femme, et leur fils de sept ans Justin. Lianne dérive entre ses propres angoisses. La catastrophe a sur chacun d’eux des effets différents. Keith abandonne la finance pour le poker, elle se tourne vers la religion. Chacun bricole sa propre survie. Pendant ce temps, la police recherche « l’homme qui tombe », un artiste dont la performance consiste à se suspendre la tête en bas à un immeuble ou un clocher. Peu à peu, tous les repères se brouillent. Don DeLillo laisse ses personnages s’égarer sans intervenir. L’Homme qui tombe prend toute sa place dans une œuvre qui n’a cessé de présager l’importance du terrorisme dans la société d’aujourd’hui.

Le Mot de l'éditeur : L'homme qui tombe

Affrontant, avec les seules armes de son art, un monde en morceaux dont la représentation s’est perdue avec les attentats du 11 septembre, Don DeLillo donne à voir les ressorts brisés de la belle machine humaine – psychisme, langage, et corps impuissant confondus. Voyage au cœur de l’ADN de notre histoire commune, exploration magistrale des effets d’une catastrophe, ce roman fraye le chemin d’une catharsis qui autorise à regarder en face le Mal dans tous ses inévitables et fulgurants avènements.

L’homme qui tombe n’est pas « seulement » un roman : c’est une expérience. Vécue et redonnée à vivre par un écrivain qui a lui-même traversé l’épreuve consistant à affronter, avec les seules armes de son art, un monde en morceaux dont la représentation s’est perdue en même temps que s’écroulaient les tours du World Trade Center, un matin de septembre 2001, emportant, dans leur naufrage de feu et de cendres, non seulement les certitudes sur lesquelles reposaient les fondements d’un certain monde occidental et de sa culture dominante, mais également, plus profondément encore, les outils mêmes de la perception et de l’expression des choses, toutes histoires privées soudain balayées en même temps que les ruines de l’histoire collective.

Parmi les personnages hantés qui hantent ce récit comme pour mieux nous hanter ensuite, il en est qui ont physiquement réchappé de l’enfer des tours et qui reviennent parmi les vivants en spectaculaires porteurs des stigmates de la terrifiante épreuve – masqués de cendres, criblés d’éclats de verre, tenant à la main quelque improbable relique ou talisman, funeste preuve qu’il y a eu un  « avant » et des jours ordinaires.

C’est, dans la main de Keith, une mallette réchappée du désastre et qui ne lui appartient pas et que sa main de rescapé serre, mécaniquement, de toutes ses forces sans qu’il ne s’aperçoive encore que son poignet est désormais inutilisable… Tel apparaît Keith, dans les premières pages du roman, revenant, hébété, d’entre les morts, dans l’appartement déserté qu’il occupait naguère avec Lianne, dont il est séparé depuis peu. S’il a toujours les clefs, c’est parce qu’entre eux il reste cet enfant qu’ils « partagent ». Justin est un drôle de petit gamin. « Après les tours », il met au point avec ses petits camarades d’étrange jeux : l’un consiste à ne s’exprimer que par mots monosyllabiques, un autre met en scène un personnage encore inconnu, un certain Bill Lawton, martyr dont la mémoire sera célébrée plus tard, à Ground Zero…

Pendant que Keith se réadapte au monde atone et incolore qu’est devenu New York, qu’il se réinstalle momentanément, toujours prêt à repartir (mais où ?), dans l’appartement et dans un coin du cœur et du lit de son ex-femme. Chaque jour, celle-ci se précipite dans un lieu où se sont rassemblés quelques new-yorkais de tous âges, de toutes couleurs et de toutes conditions, dont elle s’efforce d’exorciser les angoisses en leur arrachant, pour les leur faire coucher sur le papier, les récits, les paroles, les impressions qui métastasent en eux depuis le matin maudit.

Au cours de ses pérégrinations dans la ville, Lianne aperçoit parfois celui qu’on appelle bientôt
« l’homme qui tombe », un type en costume trois pièces, attaché-case à la main, suspendu à un harnais, qui se lance ici ou là, de telle ou telle éminence, mimant l’effrayante et comme éternelle chute de l’homme de l’arrogante civilisation des bureaux du défunt WTC…

Tandis que par un détour de sa dérive, Keith se rapproche et s’éloigne d’une autre femme rencontrée dans l’enfer des tours, Lianne est perturbée : par cet homme qui tombe, cet « acteur » que la police traque, par l’attitude farouche et réticente de son propre fils… et par ses inquiétudes quant à la santé de sa mère, Nina, laquelle, dans son grand âge, vit une incompréhensible histoire d’amour avec Harry, un mystérieux Européen toujours entre deux avions, entre deux monde.

Et contre toute attente, le temps passe. Trois années se consument. La vie (et la mort) continue. Keith part s’installer à Las Vegas. Lianne perd sa mère. Le mystère autour d’Harry s’épaissit. La presse annonce la mort de « l’homme qui tombe »…

En nous donnant à voir, comme au microscope, les ressorts brisés de la belle machine humaine, dans son psychisme, son langage, son corps impuissant, Don DeLillo, par delà les interprétations politiques, historiques auquel les événements du 11 septembre ont légitimement donné lieu, s’attache à l’exploration magistrale des effets de la catastrophe, à la manière dont la tragédie grecque, en appelant à la terreur et à la pitié, s’employait à frayer, au moyen de la représentation artistique, le chemin d’une catharsis autorisant à regarder en face le Mal dans tous ses inévitables et fulgurants avènements. Vecteur de cette expérience radicale et périlleuse qui fait rendre gorge à la langue dans laquelle une recherche si exigeante peut et doit s’exprimer, l’écriture de DeLillo aborde ici aux rivages d’une déstructuration parfaitement maîtrisée au prix d’une épreuve dont la création artistique de cet immense écrivain ressort, s’il en était besoin, encore amplifiée et grandie.

L’auteur

Auteur de quinze romans et de deux pièces de théâtre, Don DeLillo s’est aujourd’hui imposé comme un véritable culte sur le plan international. Il a obtenu les distinctions littéraires les plus prestigieuses dont The National Book Award, The pen / Faulkner Award, pour l’ensemble de son œuvre, The Jerusalem Prize 1999.

En France, toute son œuvre est disponible chez Actes Sud : Les Noms (1990 et Babel n°874), Chien galeux (1991 et Babel n° 84), Americana (1992 et Babel n° 420), Mao II (1992 et Babel n° 512), Joueurs (1993 et Babel n° 563), L’Etoile de Ratner (1996), Bruit de fond (Babel n° 371), Outremonde (1999 et Babel n° 580), Libra (Babel n° 461), Body Art (2001 et Babel n° 603), Cosmopolis (2003 et Babel n°674), ainsi que les pièces de théâtre Valparaiso (Actes Sud-Papiers, 2001) et Cœur-saignant-d’amour (Actes Sud-Papiers, 2006).

Avis des internautes : L'homme qui tombe

Voir tous les avis Imprimer tous les avis

Fiche détaillée : L'homme qui tombe

Auteur Don De Lillo
Editeur Actes Sud
Date de parution avril 2008
ISBN 2742774297
Illustration Pas d'illustrations

Guides & Dossiers

Rentrée littéraire 2009

Rentrée littéraire 2009
Les talents de la rentrée

Voir tous les guides

Imprimer Envoyer cette page à un ami

 
Veuillez patienter...

Veuillez patienter...