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Les derniers cowboys français A. Verol

  • Roman (broché). Paru en 04/2008
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C'est une non-road story bousillée par mon incapacité à planter le décor.» Ainsi l'auteur présente-t-il son livre, à classer dans les bibliothèques au rayon brûlant.
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Le Mot de l'éditeur : Les derniers cowboys français

C'est une non-road story bousillée par mon incapacité à planter le décor.» Ainsi l'auteur présente-t-il son livre, à classer dans les bibliothèques au rayon brûlant.
Car attention, voilà du hardcore. Du méchant, du mauvais, du sale. Du pas correct, du nihiliste. Le genre de livre à ne pas donner à votre belle-mère. Ni à votre supérieur hiérarchique, à moins de chercher un motif de licenciement pour faute grave.
Le sujet ?
Un flic se fait virer par sa femme et cogne sur de sales petits vendeurs de shit. Dégoûté, il démissionne pour se jeter dans les bras d'un gourou, un énorme Black dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, dans une virée sans issue, ils vont rentrer dans un infernal cycle de décadence, physique et morale. Un livre déjanté et qui présente mal.
Rien à voir avec la nouvelle chanson française.
Mais à l'image, lui, du monde moderne.

Andy Vérol est le pseudo d'un des membres fondateurs du collectif Hirsute, nébuleuse littéraire oeuvrant sur Internet. Ancien sympathisant très actif du SCALP (Section Carrément Anti Le Pen), Les Derniers Cow-boys français sont son premier roman.

Extrait du livre :
Elle s'est barrée depuis une semaine

Mes pensées/gangrènes se juxtaposent aux envies de sexe en toute liberté. La désolation. Les trahisons. Mettre des mots les uns derrière les autres. Ma tête est caphamaum. Naturellement la flasque est vide et empeste. Ces «dosettes» de cognac sont infectes.
Dans sa Touraine natale si sereine, elle s'est planquée, comme une chienne qu'elle est, avec mon gosse. Ma vie. Mes meubles. Tout. Tout ce fatras et ces vides vertigineux, c'est mon chez-moi de trentenaire célibataire. Fraîchement célibataire... Les scenarii actuels des pires navets télévisés ne proposent plus ces histoires grotesques : la pétasse se casse avec tout le bordel du ménage parce que son connard de Jules la gonflait avec ses «chui qu'une merde».
Balbutiements de la mémoire. Avant que mes nerfs ne se déchi­rent, j'ai pris une journée de récupération pour zoner sur mon matelas, mes draps froissés et mon oreiller jauni par mon cuir chevelu. Qui ne l'aurait pas fait ? Je sors d'un jour et j'entre dans une longue nuit. Je crois. Le fait que chacune de mes réflexions soit emplie de «je», de «moi» et de «moi-même» indique que, cette fois, je suis en phase de sortie de l'en-monde.
Tout me préoccupe. L'angoisse monte rapidement dès qu'il me faut prendre la moindre décision...
Justine s'était approchée de moi, le regard en velours, l'amour, les mains manucurées, les vêtements de dame sexy et une voix un peu rauque. À 21 ans, elle avait la voix d'une vieille fumeuse. Et c'est aussi sans doute ça qui me fit craquer, alors. Ses cheveux noirs très longs tombaient en cascade jusqu'à la cambrure ultime, le dessin/toboggan de ses fesses rondes. Les souvenirs sont intacts. Très clairement, et très honnêtement, j'ai certainement les souvenirs de photos d'elle. Pas des images en mouvement de son corps, ses mimiques. Simplement le souvenir de sa gueule figée sur les photos : «Avec maman», «À la plage avec Franck», «Ça c'était dans les Landes, qu'est-ce qu'on s'est marrés», «Là c'était un délire à la piscine municipale avec Martine et Lucie, tu sais les copines de celui qu'on appelle d'Artagnan parce qu'il...», «Là on venait de s'engueuler et on s'était réconciliés au supermarché dans le rayon charcuterie», «Ah tiens, le mec là, c'est celui qui a essayé de se taper Justine», «Ouais Berlin c'est une super ville, sauf qu'il faisait -12 ° et que j'avais un manteau de merde»... Des souvenirs en tonnes. L'encombrement inutile de ma boîte crânienne.

Avis des internautes : Les derniers cowboys français

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Fiche détaillée : Les derniers cowboys français

Auteur A. Verol
Editeur Pimientos Eds
Date de parution avril 2008
Collection Pylone
ISBN 2917577010
Illustration Pas d'illustrations

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