- » Livre
- »Balade en Gironde
Balade en Gironde Collectif
- Guide (broché). Paru en 03/2008
- En Stock
On peut se moquer de tout et de tous. De tout, sauf évidemment du bassin d'Arcachon qui est la huitième merveille du monde. Autant dire la seule, puisqu'on ne connaît pas les autres et qu'il est impossible de s'y rendre en pinasse. Et du vin ? Du vin aussi. Surtout du beaujolais, des côtes-du-rhône...
Lire la suite
Lire la suite
Plus d'offres en stock
-
Vendu par
Livres au choix
19,80 € d'occasion
+ Frais de port : 2.99 € -
En Stock
Les internautes ayant acheté Balade en Gironde ont également acheté :
Le Mot de l'éditeur : Balade en Gironde
On peut se moquer de tout et de tous. De tout, sauf évidemment du bassin d'Arcachon qui est la huitième merveille du monde. Autant dire la seule, puisqu'on ne connaît pas les autres et qu'il est impossible de s'y rendre en pinasse. Et du vin ? Du vin aussi. Surtout du beaujolais, des côtes-du-rhône ou des ersatz en provenance de {'étranger. De presque tout alors ? Sauf encore des écrivains, renommés, dans ce département le plus grand de France.
Cette Balade en Gironde est à lire comme on s'attable à un banquet joyeux. Les huîtres d'Arcachon en rafales, l'épaisse entrecôte à la bordelaise et les vieux millésimes en magnum sortis des caves, accompagnent généreusement les conversations de nos illustres biographes (Lacouture, Garât, Cocula, Veilletet, Suffran, des Garets et tant d'autres). Et ils évoquent gaiement, en trinquant en choeur, la gloire de Mauriac et le château de Montesquieu, l'éclat de Roger Boussinot et la renommée de Jean Anouilh, et tous les grands écrivains qui ont porté fièrement, à travers le temps littéraire, les couleurs de Bordeaux, les reflets du Bassin et la douceur de la Gironde.
Extrait du livre :
LE CAP-FERRET, ARCACHON
LE BASSIN D'ARCACHON, REFUGE DES ÉCRIVAINS,
par Mireille PASTOUREAU
Les grands écrivains qui attachèrent leur nom au bassin d'Arcachon n'étaient pas des enfants du pays. Acteurs de la vie mondaine ou soucieux de tranquillité, résidant principalement à Paris, ils vinrent chercher au bord de la lagune marine enclose de dunes et de pins un dépaysement et un refuge, en hiver comme en été. Aucun d'eux ne fit du Bassin son lieu de séjour exclusif et ils visitaient aussi la Côte d'Azur ou l'Italie. Tous furent sensibles à la quiétude de la villégiature, à la douceur du climat, au charme des rivages sauvages et aux promesses d'une santé meilleure. Pour ces hommes ou femmes de lettres, il s'agissait de parenthèses salutaires, de vacances entre gens du même monde, sans incidence sur l'oeuvre littéraire en cours.
Le XXe siècle fut l'époque des séjours familiaux et discrets pour des écrivains ou futurs écrivains comme Jean-Paul Sartre enfant, qui passait ses vacances d'été à Arcachon dans la villa de ses grands-parents et y séjourna, plus durablement, en 1914. Il fut alors inscrit à l'école communale où l'instituteur le faisait asseoir à un pupitre spécial à côté de la chaire et, pendant les récréations, le gardait à ses côtés pour le tenir «à l'écart du vulgaire» (Les Mots). Plus tard, François Mauriac, Roland Dorgelès et Pierre Benoit vinrent aussi passer des vacances estivales rafraîchissantes car, lorsque l'arrière-pays est écrasé de chaleur, une brise légère vient toujours aérer le Bassin. Marcel Aymé (1902-1967), originaire du Jura, découvrit le Cap-Ferret en août 1939 et y resta finalement jusqu'à août 1940. Après avoir loué la villa Takis, il fit construire une villa familiale, la villa Pouquette, dans la presqu'île simple et tranquille où les maisons accueillent l'été plusieurs générations confondues. Jean Anouilh loua aussi la villa Takis au Cap-Ferret et, lorsque ses finances le lui permirent, fit l'acquisition de la villa Les Pêcheurs, près de l'église, qui fut revendue récemment.
Cette Balade en Gironde est à lire comme on s'attable à un banquet joyeux. Les huîtres d'Arcachon en rafales, l'épaisse entrecôte à la bordelaise et les vieux millésimes en magnum sortis des caves, accompagnent généreusement les conversations de nos illustres biographes (Lacouture, Garât, Cocula, Veilletet, Suffran, des Garets et tant d'autres). Et ils évoquent gaiement, en trinquant en choeur, la gloire de Mauriac et le château de Montesquieu, l'éclat de Roger Boussinot et la renommée de Jean Anouilh, et tous les grands écrivains qui ont porté fièrement, à travers le temps littéraire, les couleurs de Bordeaux, les reflets du Bassin et la douceur de la Gironde.
Extrait du livre :
LE CAP-FERRET, ARCACHON
LE BASSIN D'ARCACHON, REFUGE DES ÉCRIVAINS,
par Mireille PASTOUREAU
Les grands écrivains qui attachèrent leur nom au bassin d'Arcachon n'étaient pas des enfants du pays. Acteurs de la vie mondaine ou soucieux de tranquillité, résidant principalement à Paris, ils vinrent chercher au bord de la lagune marine enclose de dunes et de pins un dépaysement et un refuge, en hiver comme en été. Aucun d'eux ne fit du Bassin son lieu de séjour exclusif et ils visitaient aussi la Côte d'Azur ou l'Italie. Tous furent sensibles à la quiétude de la villégiature, à la douceur du climat, au charme des rivages sauvages et aux promesses d'une santé meilleure. Pour ces hommes ou femmes de lettres, il s'agissait de parenthèses salutaires, de vacances entre gens du même monde, sans incidence sur l'oeuvre littéraire en cours.
Le XXe siècle fut l'époque des séjours familiaux et discrets pour des écrivains ou futurs écrivains comme Jean-Paul Sartre enfant, qui passait ses vacances d'été à Arcachon dans la villa de ses grands-parents et y séjourna, plus durablement, en 1914. Il fut alors inscrit à l'école communale où l'instituteur le faisait asseoir à un pupitre spécial à côté de la chaire et, pendant les récréations, le gardait à ses côtés pour le tenir «à l'écart du vulgaire» (Les Mots). Plus tard, François Mauriac, Roland Dorgelès et Pierre Benoit vinrent aussi passer des vacances estivales rafraîchissantes car, lorsque l'arrière-pays est écrasé de chaleur, une brise légère vient toujours aérer le Bassin. Marcel Aymé (1902-1967), originaire du Jura, découvrit le Cap-Ferret en août 1939 et y resta finalement jusqu'à août 1940. Après avoir loué la villa Takis, il fit construire une villa familiale, la villa Pouquette, dans la presqu'île simple et tranquille où les maisons accueillent l'été plusieurs générations confondues. Jean Anouilh loua aussi la villa Takis au Cap-Ferret et, lorsque ses finances le lui permirent, fit l'acquisition de la villa Les Pêcheurs, près de l'église, qui fut revendue récemment.
Fiche détaillée : Balade en Gironde
| Editeur | Alexandrines |
|---|---|
| Date de parution | mars 2008 |
| Collection | Sur Les Pas Des Ecrivains |
| ISBN | 2912319404 |
| Illustration | Pas d'illustrations |










