L'âme du vin Maurice Constantin-Weyer

  • Guide (poche). Paru en 03/2009
  • En Stock
L'Ame du vin appartient à un temps béni où le plaisir de boire était naïf. Le vin n'était pas saturé de sens comme aujourd'hui. Les oenologues n'existaient pas. Il n'y avait ni expert, ni consultant, ni journaliste du vin. Il n'y avait que des amateurs. Maurice Constantin-Weyer appartient à cette...
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En résumé : L'âme du vin

L'Âme du vin appartient à un temps béni où le plaisir de boire était naïf. Le vin n'était pas saturé de sens comme aujourd'hui. Les ?nologues n'existaient pas. Il n'y avait ni expert, ni consultant, ni journaliste du vin. Il n'y avait que des amateurs. Maurice Constantin-Weyer appartient à cette espèce en voie de disparition. L'amateur est celui qui aime tout simplement, sans se laisser influencer par la doxa, comme on dit aujourd'hui, c'est-à-dire l'opinion admise, le politiquement correct. L'expert voudra toujours confisquer la parole de l'amateur évidemment incompétent. Paru en 1932, L'Âme du vin est, dans l'?uvre de Maurice Constantin-Weyer, un livre à part. C'est à la fois un hymne au mystère de la vigne et à l'ivresse, un parfait guide des vins qu'il décrit région par région et un ouvrage polémique. Un livre à consommer sans modération.

Le Mot de l'éditeur : L'âme du vin

L'Ame du vin appartient à un temps béni où le plaisir de boire était naïf. Le vin n'était pas saturé de sens comme aujourd'hui. Les oenologues n'existaient pas. Il n'y avait ni expert, ni consultant, ni journaliste du vin. Il n'y avait que des amateurs. Maurice Constantin-Weyer appartient à cette espèce en voie de disparition. L'amateur est celui qui aime tout simplement, sans se laisser influencer par la doxa, comme on dit aujourd'hui, c'est-à-dire l'opinion admise, le politiquement correct. L'expert voudra toujours confisquer la parole de l'amateur évidemment incompétent.
Paru en 1932, L'Ame du vin est, dans l'oeuvre de M. Constantin-Weyer, un livre à part. C'est à la fois un hymne au mystère de la vigne et à l'ivresse, un parfait guide des vins qu'il décrit région par région et un ouvrage polémique. Un livre à consommer sans modération.

Maurice Constantin-Weyer, qui a laissé une oeuvre immense (romans, essais, biographies), est né en 1881. En 1901, il émigré au Canada. Il y passe onze années pendant lesquelles il sera fermier, cow-boy, bûcheron, marchand de chevaux et de fourrures, reporter... Revenu en France pour la Grande Guerre, il se consacre à la littérature. Remarqué dès Manitoba (1924), il reçoit le prix Goncourt en 1928 pour Un homme se penche sur son passé. Il meurt en 1964.

Avant-propos de Jean-Paul Kauffmann.
Bois gravés de Paul Delvaux.

Extrait du livre :
Le vin a-t-il encore une âme ?

Qui lit aujourd'hui Maurice Constantin-Weyer ? Il fut pourtant sous la période de l'entre-deux-guerres un romancier reconnu et prolifique, lauréat du prix Goncourt en 1928 pour son livre Un homme se penche sur son passé. Mort en 1964, il est totalement tombé dans l'oubli. Comment meurt-on littérairement ? Pourquoi devient-on soudainement un écrivain hors jeu ? Constantin-Weyer fait partie de ces innombrables auteurs à succès qui aussitôt après leur mort n'ont même pas connu le purgatoire, ce passage expiatoire qui permet d'accéder au céleste empire de la certification éternelle. Pas suffisamment majeur pour avoir des épigones. Pas d'amis prestigieux ou fidèles dans le milieu littéraire pour entretenir la flamme. L'enfer existe pour un écrivain. C'est l'indifférence à perpétuité, l'inattention sans appel.

Dans le cas de Constantin-Weyer, on peut éprou­ver un certain sentiment d'injustice à le voir à ce point délaissé. Sa vie aventureuse - du moins au début - est si peu française. Elle n'est pas sans ressembler à l'existence d'écrivains anglo-saxons comme R. L. Stevenson, Jack London ou Joseph Conrad qui ont fait l'expérience de ce qu'ils ont écrit, engageant leur vie par jeu et non par goût de la réussite.

Né en 1881 à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), Maurice Constantin décide, une fois terminées ses études en Sorbonne, d'émigrer au Canada. Il s'établit au Manitoba comme fermier. Au début du siècle dernier, cette province de création toute récente, où vit une minorité canadienne française, symbolise encore la Prairie, l'image de l'immensité, de l'innocence et du paradis perdu. Le nouvel émigrant se porte acquéreur en 1906 d'une terre près de Saint-Claude et devient sujet britannique. Il se marie avec une autochtone. Cet idéal de Terre promise va vite se transformer en fiasco. Il n'est pas taillé pour cette vie ingrate et trop exigeante. Il fait faillite et survit en devenant tour à tour cow-boy, bûcheron, trappeur, marchand de chevaux et de fourrures, arpenteur. La déclaration de guerre met brusquement fin à cette expérience aventureuse. Constantin regagne la France en 1914. Verdun, Chemin des Dames, Salonique, Bulgarie, il racontera son expérience d'officier dans un livre, P. C. de compagnie, qu'on néglige trop souvent de citer à côté des témoignages de Barbusse ou de Dorgelès. En 1920, il épouse en seconde noce Germaine Weyer, patronyme qu'il apposera désormais au sien.

Fiche détaillée : L'âme du vin

Auteur Maurice Constantin-Weyer
Editeur Table ronde
Date de parution mars 2009
Collection Petite Vermillon
ISBN 271033075X
EAN 978-2710330752
Illustration Pas d'illustrations

Droits numériques : L'âme du vin

FormatePub
EditeurEditions de la table ronde
Date de parution11/09/2008
Type de DRMAdobe DRM
Droit d'impressionNon autorisé
Droit de Copier/CollerNon autorisé

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