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Décomposition J. Eric Miller
- Roman (broché). Paru en 08/2008
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A la fois road-movie, roman noir très noir, conte de fées qui commence mal et finit mal, Décomposition est aussi un bel exercice de littérature très moderne en 200 et quelques pages. La narratrice vient de tuer Jack, son amant, à la Nouvelle-Orléans. Elle décide de rejoindre à Seattle l'amant qu...
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Le Mot de l'éditeur : Décomposition
A la fois road-movie, roman noir très noir, conte de fées qui commence mal et finit mal, Décomposition est aussi un bel exercice de littérature très moderne en 200 et quelques pages. La narratrice vient de tuer Jack, son amant, à la Nouvelle-Orléans. Elle décide de rejoindre à Seattle l'amant qu'elle a plaqué pour Jack. George ne l'attend pas, il a le coeur brisé, et elle n'a même pas son adresse... N'empêche, elle rêve. Enfin, elle essaie. Jack est donc dans le coffre de la voiture quand elle prend la route vers le nord. En chemin, elle va envisager de se débarrasser du corps, rencontrer Petite Poule, alimenter sa libido, et elle va rendre une dernière visite à ses parents dont elle ne veut plus entendre parler. Surtout, au fur et à mesure que Jack se décompose, c'est son cerveau à elle qui se décompose, au fil de ses fantasmes et de ses phobies. Vous ne saurez qu'à la toute fin comment elle a tué Jack. Accrochez-vous.
J. Eric Miller vit dans le Colorado. Il anime des ateliers d'écriture et est l'auteur d'un recueil de nouvelles. Animal Rights and pornography. Il lui arrive aussi de collaborer à des scénarios de films. Il ne mange pas, entre autres choses, de poulet.
Extrait du livre :
George était un type bien et je ne l'ai pas tué ; mais je lui ai brisé le coeur. Il m'a offert cette Mustang et quand j'arriverai enfin à Seattle je me garerai devant chez lui, il descendra les marches de sa véranda en courant, il se penchera par la vitre baissée et il m'embrassera. Tout sera alors parfait.
Mais avant d'arriver là-bas, il faut que je me débarrasse de Jack. Lui, ce n'était pas un type bien, et je l'ai tué.
C'est la première fois que je prends la route, et il est hors de question qu'il soit encore dans le coffre quand j'arriverai à bon port.
Ce qu'il y a d'insupportable à La Nouvelle-Orléans : la chaleur humide, les insectes, la pourriture.
Pourquoi j'ai cru pouvoir vivre dans un endroit qui pue la sueur, la moisissure et la mort, ça je l'ignore.
Pourquoi j'ai quitté George et Atlanta pour aller vivre avec Jack dans un endroit pareil, c'est un mystère. Mais bon, il n'y a rien à comprendre, rien à expliquer non plus.
On dit toujours qu'il faut penser à ce qui est devant vous, pas à ce qui est derrière.
Je ne suis jamais allée à Seattle, mais je sais que c'est le genre d'endroit où je pourrais me poser.
Je n'ai qu'à rouler vers le nord et l'ouest. Franchement, ça ne peut pas être plus simple.
On dit que l'ouragan va déclencher un raz de marée qui engloutira cette ville. Bien fait. Moi, je serai partie depuis longtemps.
Je n'ai pas envie de préparer mon voyage. J'en ai soupe des préparatifs. Jack était écrivain et enseignant, et il planifiait tout : le déroulement d'une journée, le déroulement d'un cours, le déroulement d'une intrigue.
Quand les choses ne se passaient pas comme il l'avait prévu, Jack pouvait devenir vraiment gonflant.
Honte à toi, Jack.
J. Eric Miller vit dans le Colorado. Il anime des ateliers d'écriture et est l'auteur d'un recueil de nouvelles. Animal Rights and pornography. Il lui arrive aussi de collaborer à des scénarios de films. Il ne mange pas, entre autres choses, de poulet.
Extrait du livre :
George était un type bien et je ne l'ai pas tué ; mais je lui ai brisé le coeur. Il m'a offert cette Mustang et quand j'arriverai enfin à Seattle je me garerai devant chez lui, il descendra les marches de sa véranda en courant, il se penchera par la vitre baissée et il m'embrassera. Tout sera alors parfait.
Mais avant d'arriver là-bas, il faut que je me débarrasse de Jack. Lui, ce n'était pas un type bien, et je l'ai tué.
C'est la première fois que je prends la route, et il est hors de question qu'il soit encore dans le coffre quand j'arriverai à bon port.
Ce qu'il y a d'insupportable à La Nouvelle-Orléans : la chaleur humide, les insectes, la pourriture.
Pourquoi j'ai cru pouvoir vivre dans un endroit qui pue la sueur, la moisissure et la mort, ça je l'ignore.
Pourquoi j'ai quitté George et Atlanta pour aller vivre avec Jack dans un endroit pareil, c'est un mystère. Mais bon, il n'y a rien à comprendre, rien à expliquer non plus.
On dit toujours qu'il faut penser à ce qui est devant vous, pas à ce qui est derrière.
Je ne suis jamais allée à Seattle, mais je sais que c'est le genre d'endroit où je pourrais me poser.
Je n'ai qu'à rouler vers le nord et l'ouest. Franchement, ça ne peut pas être plus simple.
On dit que l'ouragan va déclencher un raz de marée qui engloutira cette ville. Bien fait. Moi, je serai partie depuis longtemps.
Je n'ai pas envie de préparer mon voyage. J'en ai soupe des préparatifs. Jack était écrivain et enseignant, et il planifiait tout : le déroulement d'une journée, le déroulement d'un cours, le déroulement d'une intrigue.
Quand les choses ne se passaient pas comme il l'avait prévu, Jack pouvait devenir vraiment gonflant.
Honte à toi, Jack.
Fiche détaillée : Décomposition
| Auteur | J. Eric Miller |
|---|---|
| Editeur | Le Masque |
| Date de parution | août 2008 |
| Collection | Masque Grd Format |
| ISBN | 2702433863 |
| Illustration | Pas d'illustrations |















