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La dernière passion de son éminence Guillaume de Sardes
- Roman (broché). Paru en 08/2008
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À Rome, dans les années quarante, on ne peut nommer personne de plus distingué que ce vieux cardinal. Élégant, il fait tailler ses robes dans les plus belles étoffes. Esthète, il collectionne les livres anciens et les tableaux de maîtres. Son esprit est vif, et sa conversation brillante. Son...
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Le Mot de l'éditeur : La dernière passion de son éminence
À Rome, dans les années quarante, on ne peut nommer personne de plus distingué que ce vieux cardinal. Élégant, il fait tailler ses robes dans les plus belles étoffes. Esthète, il collectionne les livres anciens et les tableaux de maîtres. Son esprit est vif, et sa conversation brillante. Son Eminence ajoute à cela beaucoup de dignité, de politesse, un air du monde, une galanterie et des grâces qui surprennent quiconque la rencontre pour la première fois. Mais tout cela n'est rien au regard de son goût immodéré pour le sexe : celui-ci stupéfie !
Drôle et irrévérencieux, La Dernière Passion de Son Eminence fait penser à un roman de Peyrefitte, qui serait écrit par Montherlant.
Guillaume de Sardes est né en 1979. Il étudie l'histoire et la philosophie à Dijon puis l'histoire de l'art à Florence (doctorat). À Dijon, il suit des cours de danse classique au Conservatoire. Parallèlement à ses études, il voyage aux États-Unis, en Australie, en Afrique du Sud, en Russie, en Jordanie, etc., où il pratique l'escalade et l'alpinisme à haut niveau. En 2003, en Afrique du Sud, il participe à un film regroupant les meilleurs grimpeurs du monde (Fred Nicole, Bernd Zangerl, Scott Milton...). Depuis 2005, il dirige la collection Danse des Éditions Hermann, dans laquelle a paru, en 2006, son premier livre : un essai sur le danseur russe Vaslav Nijinsky (Nijinsky. Sa vie, son geste, sa pensée,) et tout récemment une édition critique des Mémoires de Diaghilev. Auteur d'un premier roman en 2007, Giovanni Pico (Hermann), Guillaume de Sarde publie aujourd'hui, avec La Dernière Passion de Son Eminence, son deuxième roman.
Extrait du livre :
«S'ouvrir à l'ampleur du ciel tout en s'enracinant dans les ténèbres de la terre.»
(Heidegger, Denkerfahrungen)
Le ciel était couvert; il bruinait sur Rome. Une ombre silencieuse, serrée dans son manteau, se faufilait le long des murs. Malgré son âge, Son Eminence était souple comme un fouet. Après une longue marche, Elle arriva au fond d'une impasse. L'impasse ne portait pas de nom. Elle semblait avoir été abandonnée aux orties et aux mauvaises herbes qui en soulevaient les pavés. Sur les murs, des mousses poussaient et la peinture partait en écailles blanches. Le lieu était humide. Son Eminence avança jusqu'à une porte basse, fermée par une grosse serrure. Autrefois, la porte avait dû être couverte de cuivre; il n'en restait plus que quelques plaques oxydées. La serrure et les gonds étaient rouillés ; de l'eau dégouttait du linteau envahi de salpêtre.
Son Eminence toqua trois fois, selon un rythme convenu. Un loquet fut tiré et la porte s'ouvrit. Son Eminence entra. Sans réfléchir, Elle abandonna ses souliers plats (qu'EUe avait chaussés pour être plus agile) et passa des socques de bois. Elle se débarrassa ensuite de ses vêtements au profit d'un peignoir brodé de fils d'or. La pièce était sombre, seulement éclairée par quelques chandelles qui, en brûlant, mêlaient leur odeur aux parfums de musc et de laurier. Son Eminence se détendit. C'était là le pouvoir de ce languissant milieu : le hammam de Madame de V***, sis dans l'impasse qui n'avait pas de nom. Les clients venaient ici pour que leurs membres fussent tirés, tordus et allongés.
Drôle et irrévérencieux, La Dernière Passion de Son Eminence fait penser à un roman de Peyrefitte, qui serait écrit par Montherlant.
Guillaume de Sardes est né en 1979. Il étudie l'histoire et la philosophie à Dijon puis l'histoire de l'art à Florence (doctorat). À Dijon, il suit des cours de danse classique au Conservatoire. Parallèlement à ses études, il voyage aux États-Unis, en Australie, en Afrique du Sud, en Russie, en Jordanie, etc., où il pratique l'escalade et l'alpinisme à haut niveau. En 2003, en Afrique du Sud, il participe à un film regroupant les meilleurs grimpeurs du monde (Fred Nicole, Bernd Zangerl, Scott Milton...). Depuis 2005, il dirige la collection Danse des Éditions Hermann, dans laquelle a paru, en 2006, son premier livre : un essai sur le danseur russe Vaslav Nijinsky (Nijinsky. Sa vie, son geste, sa pensée,) et tout récemment une édition critique des Mémoires de Diaghilev. Auteur d'un premier roman en 2007, Giovanni Pico (Hermann), Guillaume de Sarde publie aujourd'hui, avec La Dernière Passion de Son Eminence, son deuxième roman.
Extrait du livre :
«S'ouvrir à l'ampleur du ciel tout en s'enracinant dans les ténèbres de la terre.»
(Heidegger, Denkerfahrungen)
Le ciel était couvert; il bruinait sur Rome. Une ombre silencieuse, serrée dans son manteau, se faufilait le long des murs. Malgré son âge, Son Eminence était souple comme un fouet. Après une longue marche, Elle arriva au fond d'une impasse. L'impasse ne portait pas de nom. Elle semblait avoir été abandonnée aux orties et aux mauvaises herbes qui en soulevaient les pavés. Sur les murs, des mousses poussaient et la peinture partait en écailles blanches. Le lieu était humide. Son Eminence avança jusqu'à une porte basse, fermée par une grosse serrure. Autrefois, la porte avait dû être couverte de cuivre; il n'en restait plus que quelques plaques oxydées. La serrure et les gonds étaient rouillés ; de l'eau dégouttait du linteau envahi de salpêtre.
Son Eminence toqua trois fois, selon un rythme convenu. Un loquet fut tiré et la porte s'ouvrit. Son Eminence entra. Sans réfléchir, Elle abandonna ses souliers plats (qu'EUe avait chaussés pour être plus agile) et passa des socques de bois. Elle se débarrassa ensuite de ses vêtements au profit d'un peignoir brodé de fils d'or. La pièce était sombre, seulement éclairée par quelques chandelles qui, en brûlant, mêlaient leur odeur aux parfums de musc et de laurier. Son Eminence se détendit. C'était là le pouvoir de ce languissant milieu : le hammam de Madame de V***, sis dans l'impasse qui n'avait pas de nom. Les clients venaient ici pour que leurs membres fussent tirés, tordus et allongés.
Avis des internautes : La dernière passion de son éminence
Fiche détaillée : La dernière passion de son éminence
| Auteur | Guillaume de Sardes |
|---|---|
| Editeur | Hermann |
| Date de parution | août 2008 |
| Collection | Hermann Lettres |
| ISBN | 2705667636 |
| Illustration | Pas d'illustrations |
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