Seul dans le noir Paul Auster Voir tout son univers

  • Roman (broché). Paru en 01/2009
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En France, toute l’œuvre de Paul Auster est publiée aux éditions Actes Sud. Derniers titres parus : Brooklyn Follies et Dans le scriptorium.
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Avec cette histoire d'un vieil homme aux prises avec l'insomnie, Paul Auster, tout en restant fidèle à sa veine de romans frôlant le thriller ou le fantastique (ici, une uchronie), nous offre un nouveau visage: celui d'une homme vieillissant, qui aborde la vie et l'humanité avec une fragilité naissante.

Avis de la Fnac : Seul dans le noir

En France, toute l’œuvre de Paul Auster est publiée aux éditions Actes Sud. Derniers titres parus : Brooklyn Follies et Dans le scriptorium.

« Je l’ai mis dans un trou. Ça me semblait un bon début, une façon prometteuse de mettre les choses en train. Mettre un homme endormi dans un trou et voir ce qui se passe quand il se réveille et tente d’en sortir. Je parle d’un grand trou dans le sol, profond de près de trois mètres, creusé de manière à former un cercle parfait, avec des parois lisses en argile dense et solidement tassée, si dures que leur surface a la consistance de la terre cuite, voire du verre. C’est dire que, lorsqu’il aura ouvert les yeux, l’homme dans le trou sera incapable de s’en extirper. A moins qu’il ne dispose d’un équipement d’alpiniste – un marteau et des pitons d’acier, par exemple, ou une corde qui lui permettrait de s’arrimer à un arbre proche – mais cet homme n’est pas équipé et, une fois qu’il aura repris conscience, il comprendra bientôt la gravité de sa situation. » Critique littéraire à la retraite, Agust Brill, soixante-douze ans, invalide suite à un accident de voiture, vit chez sa fille dans le Vermont. Pour tromper l’attente du sommeil, il continue l’histoire qu’il a commencé à se raconter la nuit précédente, qu’il place dans une Amérique en pleine guerre civile. Si ces fictions sont destinées à l’empêcher de penser à ce qu’il préfèrerait oublier, la concentration s’avère parfois un problème et très souvent, son esprit finit par dériver vers les sujets auxquels il ne veut pas penser. Poignante réflexion sur la fin de la vie en couple, la solitude, la vieillesse et la mort, mais aussi sur l’Amérique de l’après-11 Septembre, Seul dans le noir interroge avec brio la responsabilité de l’individu, face à lui-même et face à l’Histoire.

Le Mot de l'éditeur : Seul dans le noir

Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, August Brill, critique littéraire à la retraite, trouve refuge contre les inquiétudes des temps présent et le poids des souvenirs qui l’assaillent lors de ses innombrables insomnies en se racontant une nuit l’histoire d’un monde parallèle où le 11 septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie, « ici et maintenant », à une impitoyable guerre civile. Mais imaginaire et réalité en viennent peu à peu à s’interpénétrer comme pour se lire et se dire l’une l’autre, interrogeant la responsabilité de l’individu face à lui-même et l’Histoire. En plaçant ici la guerre à l’origine d’une perturbation capable d’inventer la « catastrophe » d’une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l’infatigable et fécond questionnement qu’il poursuit quant à l’étrangeté des chemins qu’emprunte, pour advenir, l’invention romanesque.
« Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie de plus, d’une nuit blanche de plus dans le grand désert américain. » Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite, qui se remet d’un accident de voiture dans le Vermont, chez sa fille Miriam. A bientôt cinquante ans, celle-ci s’efforce de panser les blessures laissées en elle par un divorce douloureux, en se consacrant à la rédaction de la biographie de la fille du célèbre écrivain américain Nathanael Hawthorne, tout en prodiguant sa sollicitude maternelle à sa fille, Katya, qui vient d’abandonner ses études de cinéma à New York après la mort, en Irak, dans des conditions atroces, du jeune Titus Small avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le funeste départ du jeune homme pour Bagdad.
Hanté par la disparition, des suites d’un cancer, de sa femme, Sonia, à laquelle il s’est plus d’une fois montré infidèle, préoccupé par l’avenir problématique de deux femmes dévastées, August Brill, tente, à longueur d’insomnies, de chasser le malaise qui l’étreint et les fantômes du passé qui l’assaillent en se réfugiant dans l’invention de fictions nocturnes.
Cette nuit-là, il crée le personnage d’Owen Brick, projetant ce dernier dans un espace-temps exactement parallèle à l’Amérique de 2007, son univers habituel, pour le laisser découvrir, sidéré, qu’une guerre civile fait rage sur le territoire américain lui-même (et non plus en Irak) et que ce conflit fratricide en forme de nouvelle Guerre de Sécession a pour théâtre un pays dans lequel les Twin Towers font toujours l’orgueil de la skyline de Manhattan… Né en 1977 dans le Queens, marié à une jeune femme originaire d’Argentine du nom de Flora et magicien de son état, Brick découvre que
« dans ce monde-ci », il est caporal dans le Septième du Massachusetts, fait partie des forces armées des Etats Indépendants d’Amérique et qu’il a, de surcroît, été désigné pour accomplir la mission devant permettre de mettre un terme à un conflit sanglant qui a déjà fait treize millions de morts, à savoir : assassiner le deus ex machina du désastre, un homme dont l’esprit malade produit les scénarios mortifères responsables de tout… Et qui n’a d’autre nom qu’…August Brill.

Avis des internautes : Seul dans le noir

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Fiche détaillée : Seul dans le noir

Auteur Paul Auster
Editeur Actes Sud
Date de parution 05/01/2009
Format 12 cm x 21 cm
ISBN 2742780467
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 230

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