100 photos de Reza pour la liberté de la presse
Collectif, broché
Iranien en exil basé à Paris, Reza parcourt le monde depuis plus de trente ans. Reconnu par ses pairs et maintenant connu du grand public, Reza est un photographe engagé, dont le parcours est aussi remarquable qu'atypique.
A seize ans, Reza est interpellé pour la publication de son premier magazine de lycéen, Parvaz (l'Envol).
A vingt-deux ans, il est une deuxième fois arrêté par la police secrète du Shah, puis torturé pour ses images ; il reprend ses appareils et son métier d'architecte après trois ans d'emprisonnement. Deux ans après la révolution islamique, Reza est contraint à l'exil, une nouvelle fois, en raison de ses images dénonçant les exactions du régime.
Collaborateur du prestigieux National Geographic depuis 1991, il est aussi le fondateur d'AINA, une association d'entraide et de formation aux professionnels des médias afghans. L'ONG contribue ainsi à l'émergence de la société civile par le biais d'actions dans le domaine de l'éducation, de l'information et de la communication.
Du Maghreb à l'Asie, de l'Afrique aux Balkans, les images de Reza savent capter les regards, la lumière et la mémoire des pays traversés. Adepte de la sobriété dans les cadrages, Reza appartient à la grande tradition des photographes humanistes. Ses images, largement diffusées dans la presse internationale (Time Magazine, Stern, Newsweek.), témoignent de sa foi en l'homme, en son courage et sa capacité de résilience.
Reza est l'auteur de onze livres et le fondateur de la Webistan Photo Agency. En 2003, il a exposé « Destins croisés » sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris. Depuis 2006, il expose dans le monde « Une terre. Une famille. ».
A quoi sert l'argent des ventes des albums de Reporters sans frontières ?
En développant l'édition d'albums de photos -trois numéros par an dont chaque exemplaire ne coûte que 9,90_- Reporters sans frontières assure le financement de ses actions pour la sécurité des journalistes et la liberté de la presse dans le monde.
Grâce à ses partenaires les NMPP, la SNDP, l'UNDP, les Maisons de la presse et Mag Presse, Relay, Interforum, la Fnac et les enseignes qui diffusent gracieusement l'album, les bénéfices de leurs ventes sont intégralement reversés à l'organisation. Reporters sans frontières a ainsi pu attribuer une allocation de 4000 euros aux journalistes affectés par le cyclone Nargis, qui a ravagé la Birmanie les 2 et 3 mai dernier. Plus récemment, l'association a aidé au rapatriement des corps de deux journalistes tués lors des conflits en Ossétie du Sud.
En sus de la centaine de bourses d'assistance accordées à des journalistes et des médias en difficulté chaque année, Reporters sans frontières met en place des projets de développement visant à soutenir la presse locale, et réalise des campagnes d'information en France et à l'étranger afin de sensibiliser le public à de nombreux conflits oubliés.
Les recettes des ventes des albums constituent 60% du budget de Reporters sans frontières. En soutenant l'association, vous l'aidez directement à poursuivre son engagement, vous garantissez l'indépendance de ses actions et lui permettez de mettre en oeuvre de nouveaux projets.
Deux exemples de soutien apporté par Reporters sans frontières
- Le Kabul Weekly en Afghanistan
En 2006, l'hebdomadaire indépendant Kabul Weekly avait cessé de paraître par manque de revenus publicitaires. Grâce à l'aide fournie par l'Open Society Institute, l'UNESCO et Reporters sans frontières, la direction du journal a pu acquérir de nouveaux équipements et a renforcé sa rédaction. En mai 2007, le premier numéro de la novelle version du Kabul Weekly a été diffusé à 5000 exemplaires, et a déjà attiré l'attention de nombreux lecteurs et annonceurs publicitaires. L'organisation pour la liberté de la presse avait déjà aidé le journal à reparaître en janvier 2002, quelques mois après la chute des taliban.
- Une jeune journaliste afghane accueillie au Centre de Doha (Qatar) pour la liberté d'information
Niloufar Habibi, jeune présentatrice de la télévision afghane Herat TV, a été poignardée le 15 mai dernier après de nombreuses menaces adressées par des inconnus à tous les employés de la radiotélévision publique. Craignant pour leur vie, trois femmes avaient démissionné au bout de quelques jours, suivies d'une dizaine de journalistes, hommes et femmes confondus. Niloufar Habibi avait décidé de continuer à travailler malgré de nombreux avertissements. En juin 2008, la jeune journaliste a été accueillie au Centre de Doha pour la liberté d'information, crée en partenariat avec l'Etat du Qatar et Reporters sans frontières.